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Montres érotiques : un mythe s’effondre
SIHH

Montres érotiques : un mythe s’effondre

lundi, 05 février 2018
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Fabrice Eschmann
Journaliste indépendant

“Il faut se méfier des citations sur Internet !”

« Une grande histoire aux multiples auteurs : ainsi en est-il de la vie. Ainsi en va-t-il aussi de l’horlogerie. Sans rencontres, point d’histoire. »

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2 min de lecture

Au SIHH, Ulysse Nardin a brisé un tabou en présentant une montre érotique.

Les montres érotiques ont une longue histoire. Dès le XVIIe siècle, des scènes coquines apparaissent discrètement, à l’intérieur des couvercles de fond des montres de poche, sous forme de gravures ou de peintures miniatures. Toujours à la recherche de perfection, certains horlogers détournent bientôt le mouvement à répétition minutes et ses jaquemarts, de manière à animer ces saynètes impudiques avec des personnages automates, toujours au dos de la montre. À une époque où la bienséance interdisait les avances intéressées, ces pièces servaient très opportunément de prétextes à des conversations ordinairement proscrites.

Voyeur en platine © Ulysse Nardin
Voyeur en platine © Ulysse Nardin

Blancpain fut la première marque à ressusciter cette tradition dans les années 1980, cette fois sur des montres-bracelets. D’autres ont suivi, parmi lesquelles Chopard, Audemars Piguet ou Ulysse Nardin. Point commun entre toutes ces Maisons : leur extrême discrétion, aussi bien sur les montres produites que sur les acheteurs. Il se murmure que l’acteur Michel Simon, le roi Farouk ou le chanteur Elton John comptent ou ont compté parmi les amateurs.

Rares, mais aussi volontairement dissimulées, ces pièces ressurgissent périodiquement, à l’occasion d’expositions ou de ventes aux enchères. Mais, unanimes, les marques ont toujours rechigné à communiquer ouvertement. Jusqu’à aujourd’hui du moins : au SIHH, Ulysse Nardin a créé la surprise en présentant l’une de ces pièces en conférence de presse. La maison avait même aménagé sur son stand un cabinet très glamour, réservé à cette montre particulière. Cerise sur le gâteau : deux soirées sur le thème de l’érotisme ont été organisées dans un grand hôtel de Genève. La discrétion n’est plus ce qu’elle était…

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