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Nomos, l’horlogerie au carré
Regards de connaisseurs

Nomos, l’horlogerie au carré

mercredi, 13 avril 2016
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Alex Ballmer
Spécialiste des réseaux sociaux et amateur de Haute Horlogerie

“Le temps qui passe est à jamais perdu.”

« La Haute Horlogerie, c’est pire qu’une addiction. »

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6 min de lecture

Ils sont sobres, épurés, rigoureusement précis et inspirés du Bauhaus. Vous les avez reconnus ? Les garde-temps de Nomos, évidemment. La Maison allemande présentait à Baselworld un nouvel opus qui sort des sentiers battus : une montre carrée dotée d’un mouvement manufacture. Glashütte n’a décidément pas encore livré tous ses secrets.

La marque allemande surprend chaque année à Baselworld avec des modèles à l’esthétique particulière équipés de mouvements manufacture à des prix imbattables. Avec une progression des ventes de 30 % sur l’année 2015 et des effectifs en croissance avec plus de 250 collaborateurs, Nomos, maison sise à Glashütte, reste parfaitement insensible aux frimas économiques qui sévissent sur les marchés horlogers. Un secret propre aux Maisons allemandes ?

Avant de devenir le haut lieu de l’horlogerie saxonne, Glashütte était une région regorgeant de cuivre et d’argent. Au début du XIXe siècle, les mines s’épuisant, la bourgade dut faire face à un chômage endémique. Ému par cette funeste conjoncture, Ferdinand Adolph Lange décida en 1845 d’y installer une manufacture horlogère, celle-là même dont se revendique aujourd’hui A. Lange & Söhne, et commença la formation de ces ouvriers sans emploi. Très rapidement, il est rejoint par Moritz Grossmann, Julius Assmann et Adolph Schneider, soit un quatuor de personnalités à jamais perçues comme les pères fondateurs de l’horlogerie allemande.

En s’inspirant des codes du Bauhaus, Nomos a commencé à imaginer des garde-temps au design aussi sobre qu’épuré.
Une effervescence communicative

Contrairement à l’horlogerie helvétique, épargnée par les bouleversements historiques du XXe siècle, la région de Glashütte, après avoir subi la crise économique de l’entre-deux-guerres, puis les ravages du second conflit mondial, s’est retrouvée rattachée à la République démocratique allemande. Conséquence immédiate : une nationalisation de l’ensemble des manufactures horlogères de la ville réunies sous l’appellation « Glashütter Uhrenbetriebe » (GUB), un conglomérat dévolu pendant une quarantaine d’années à une production de masse à bas prix. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin pour voir l’horlogerie allemande reconquérir ses lettres de noblesse. Une résurgence qui doit beaucoup à Walter Lange, l’arrière-petit-fils de Ferdinand Adolph Lange. En 1990, il revient en effet sur les terres de ses ancêtres, bien décidé à redonner à A. Lange & Söhne la place qui lui revient dans le cercle restreint des grandes manufactures horlogères. Glashütte reprend alors place sur la carte horlogère pour abriter aujourd’hui la plupart des fleurons de cette industrie allemande fondée sur les valeurs immuables de rigueur et de précision.

Roland Schwertner © Nomos
Roland Schwertner © Nomos

Nomos fait assurément partie de ceux-là, fondé par le consultant informatique Roland Schwertner au début des années 1990, à l’aube de cette nouvelle période d’effervescence pour Glashütte. Confiant dans le potentiel de la ville, il souhaite créer de belles montres mécaniques avec un design minimaliste et à un prix attractif. Pour ce faire, Roland Schwertner va s’inspirer du Bauhaus, un courant de pensée artistique né avec Walter Gropius en 1919 à Weimar. Pour les premiers adeptes du Bauhaus, les méthodes industrielles devaient être mises à profit pour créer en série des objets avant tout fonctionnels. C’est en s’inspirant de ces codes que Nomos a commencé à imaginer des garde-temps au design aussi sobre qu’épuré. D’abord tributaire de mouvements ETA, la marque lance en 2005 ses propres calibres. Aujourd’hui, Nomos propose plus d’une dizaine de collections différentes avec autant de mouvements de manufacture.

Nomos Tetra neomatik
Nomos Tetra neomatik
Tetra neomatik, le carré qui n’est pas en soie

Durant Baselworld, de nombreuses marques ont présenté des nouveautés puisant leur inspiration dans une esthétique classique, avec fonctions utiles et boîtiers de préférence ronds. Rien de tel chez Nomos, qui sort des sentiers battus pour présenter une montre… carrée. Jusqu’ici, peu de Maisons ont tenté l’exercice. Hormis la très vintage Monaco de TAG Heuer, la montre Carrée H d’Hermès de 2010 trop vite disparue ou les plus récents modèles de Bell & Ross, qui jouent plutôt sur le contraste entre cadrans ronds dans un boîtier carré, les exemples de ce type de montre de forme sont restés très rares.

Nomos calibre DUW 3001
Nomos calibre DUW 3001

Chez Nomos, un clin d’œil suffit pour identifier ce modèle à la marque. Avec ce design qui vise à l’essentiel, la Maison propose deux types de cadran : bleu avec touches de vert et blanc avec touches argentées. À l’intérieur du boîtier carré de 33 x 33 mm bat le mouvement automatique DUW 3001 dévoilé en 2015. Plusieurs modèles sont déjà équipés de ce calibre de seulement 3,2 mm de haut à l’instar de la Tangente neomatik, de l’Orion neomatik, de la Minimatik neomatik, de la Metro neomatik et de la Ludwig neomatik (également toutes disponibles en version champagne). Le mouvement est visible par le fond saphir de la boîte en acier. Pour compléter la donne, un bracelet en cordovan réalisé à base de peau de cheval, spécialité de la marque.

Nomos Tangente Neomatik
Nomos Tangente Neomatik

Autre modèle équipé du DUW 3001, la Tangente, quintessence de l’approche horlogère de Nomos avec son boîtier rond et néanmoins anguleux. Apparue en fin d’année dernière dans cette nouvelle version, la Tangente a remporté de nombreux prix de design depuis sa création en 1992. À noter encore, la Lambda, une exception au sein de la marque, dont sa palette de prix des modèles en acier se situe entre 1 000 et 4 000 euros. Avec ce modèle uniquement disponible en or rose ou blanc 18k de 2013 d’une valeur plus de trois fois supérieure, Nomos signe un garde-temps au classicisme inspiré avec petite seconde et grand indicateur de la réserve de marche de 84 heures obtenue grâce à deux barillets. Petite particularité qui a toute sa signification : sur le pont du balancier, on peut y lire « Mit Liebe in Glashütte gefertigt » (« Fait avec amour à Glashütte »).

Plus d’information sur www.nomos-glashuette.com

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