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Nouveau plébiscite pour la famille Hayek lors de...
Economie

Nouveau plébiscite pour la famille Hayek lors de l’assemblée générale du Swatch Group

lundi, 19 mai 2014
Par Thierry Brandt
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Thierry Brandt

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3 min de lecture

La grand-messe annuelle du Swatch Group s’est tenue le 14 mai dernier devant près de 3’000 actionnaires totalement acquis à la stratégie de la multinationale. Et pour cause: tous les voyants sont au vert et l’entreprise affiche une santé financière insolente. Au-delà des formalités de l’ordre du jour, il s’y est dit toutefois plusieurs choses intéressantes. Récit.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes horlogers. C’est la conclusion qui vient immédiatement à l’esprit quand on examine les résultats du Swatch Group. Elle est évidemment simpliste, mais il est vrai que les chiffres pour l’exercice 2013 ont de quoi impressionner même le plus pinailleur des actionnaires. Ils ont été déclinés le 14 mai dernier devant une assistance conquise. Les 2’977 participants à l’assemblée générale ordinaire du Groupe se sont en effet délectés à l’énoncé des comptes officiels, validés par le cabinet PricewaterhouseCoopers:

• Chiffre d’affaires brut : CHF 8,817 milliards (+8,3%)
• Résultat opérationnel : CHF 2,314 milliards (+17%)
• Marge opérationnelle : 27,4%
• Résultat net : CHF 1,928 milliard (+20,2%)
• Capitaux propres : CHF 9,574 milliards (+11,7%)

C’est du lourd, comme on dit trivialement. À l’intention de ceux qui aiment les chiffres, on rappellera encore que le Groupe est très largement tourné vers l’exportation. Il ne réalise en effet que 12,3% de son chiffre d’affaires en Suisse, le reste étant réparti entre la Chine élargie (38,6%), l’Europe (21,1%), l’Asie et le Moyen-Orient (18,1%), les Amériques (8,2%), l’Océanie (1%) et l’Afrique (0,7%).

Tout cela pour préserver son avenir et celui de ses collaborateurs.
Nombre d’actionnaires mécontent : 1

Notons que les heureux actionnaires de l’entreprise se sont vus octroyer un dividende de CHF 1,50 par action nominative et CHF 7,50 par action au porteur. Proposition qui a été votée par tous les participants sauf… un! Oui, un actionnaire mécontent est monté à la tribune pour dire qu’il jugeait les montants en question bien trop maigres. Nayla Hayek, présidente du conseil d’administration, a alors répondu à cet individu trop gourmand que le Swatch Group n’était pas une entreprise comme les autres ; qu’il ne se fixait pas des objectifs de rentabilité immédiate mais s’attachait au contraire à développer une stratégie industrielle à long terme ; qu’il réinvestissait la majeure partie de ses bénéfices pour consolider son rôle de pionnier dans le domaine technologique ; tout cela pour préserver son avenir et celui de ses collaborateurs, notamment dans l’éventualité de périodes économiquement plus difficiles. Échange intéressant, car il a permis de rappeler à chacun que si la Maison accumule les succès depuis maintenant 31 ans, c’est précisément grâce à cette stratégie, grâce à la vision de son fondateur.

Nous sommes une industrie tournée vers l’exportation. Nous dépendons donc beaucoup des taux de change et de la cherté du franc suisse.
Nick Hayek
Smart watches en question

Au-delà du protocole et de l’aspect formel de cette assemblée générale, il faut encore noter cette tirade de Nick Hayek, CEO du Swatch Group, à l’adresse de Thomas Jordan, le patron de la Banque nationale suisse: « Nous sommes une industrie tournée vers l’exportation. Nous dépendons donc beaucoup des taux de change et de la cherté du franc suisse. N’oubliez pas, Monsieur Jordan, de faire quelque chose pour le franc suisse ! »

Enfin, Nick Hayek a longuement digressé sur la question des smart watches, répondant notamment avec ironie à tous ceux qui estiment que le Groupe est en train de manquer ce virage technologique. Il leur a rétorqué qu’en matière de montres et d’instruments connectés, l’entreprise faisait œuvre de pionnier depuis 1991, évoquant entre autres la fabrication du Pager, de la Swatch Skipass, de la montre Paparazzi (avec Bill Gates) et bien entendu de la Tissot T-Touch: « Nous avons la technologie, notamment dans le domaine de la miniaturisation des circuits intégrés, et nous avons l’expérience. Mais pour l’instant, nous attendons pour voir ce qui se passe et si la demande devient vraiment une réalité. Nous sommes prêts pour… 2014, pour 2015 et aussi pour après », a-t-il conclu.

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