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Or et diamant, ces matières premières qui asservissent !
Economie

Or et diamant, ces matières premières qui asservissent !

jeudi, 02 février 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Les horlogers sont de plus en plus nombreux à s’engager pour une filière de l’or et du diamant éthiquement et socialement responsable, Maisons du groupe Richemont en tête. C’est précisément l’objectif du Responsible Jewellery Council, qui présentait son action au Salon International de la Haute Horlogerie 2012.

Il y a probablement un “avant” et un “après” la création du Kimberly Process, tout comme il y a certainement un “avant” et un “après” celle du Responsible Jewellery Council (RJC). Le premier s’est en effet créé en 2003 pour responsabiliser les acteurs de la filière du diamant sur le fait que ces gemmes ont servi des années durant de monnaie d’échange aux factions rebelles de la Sierra Leone, de la République démocratique du Congo, du Liberia ou de l’Angola pour armer leurs troupes, comme l’a parfaitement stigmatisé le film Blood Diamond. Deux ans plus tard, c’était au tour du RJC de prendre le relais avec, cette fois, en point de mire l’or sale, à savoir ce métal précieux extrait aux quatre coins de la planète dans des conditions inhumaines, toxiques et préjudiciables à l’environnement qui représente un cinquième de la production mondiale de métal jaune.

Richemont a fait œuvre de pionnier

Si l’on en croit les récentes nouvelles en provenance du RJC, force est de constater que la démarche a fait tache d’huile. Désormais, il ne se passe guère de semaines sans qu’une annonce vienne confirmer le bien-fondé de la démarche via la certification de nouveaux membres du côté aussi bien de l’extraction d’or, du raffinage que de son utilisation finale, portant à 350 le nombre de sociétés membres de l’organisation. Derniers en date dans le monde de la Haute Horlogerie : Bulgari, Boucheron et les Maisons du groupe Richemont Piaget, Baume & Mercier et Jaeger-LeCoultre, qui ont tous rejoint le RJC ces derniers mois.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’on retrouve parmi les derniers cités plusieurs marques du groupe Richemont. Ce dernier a fait œuvre de pionnier en la matière, notamment avec Cartier, membre fondateur du RJC, suivi successivement par Van Cleef & Arpels puis Vacheron Constantin et Montblanc. En sachant qu’une certification représente un processus de deux ans, c’est dire l’option stratégique prise très tôt par la compagnie. À l’heure actuelle, Bernard Fornas et Philippe Léopold-Metzger, patrons de respectivement Cartier et Piaget, font ainsi partie du Conseil des directeurs du RJC, soit son assemblée décisionnaire.

Une fois membres du RJC, les compagnies disposent de deux ans pour se mettre aux normes et ainsi obtenir leur certification.
« No dirty gold »

Fondé péniblement avec 13 membres il y a six ans, le RJC a d’abord travaillé à l’élaboration de critères éthiques et sociaux devant être validés par l’Organisation des Nations unies. Publiés en 2009, ceux-ci ont ensuite servi de base à la sélection de cabinets d’audit neutres et indépendants chargés d’analyser et de valider la démarche entreprise par chacune des sociétés candidates. En d’autres termes, une fois membres du RJC, les compagnies disposent de deux ans pour se mettre aux normes et ainsi obtenir leur certification. Par la suite, des contrôles réguliers sont effectués pour s’assurer qu’elles sont bel et bien respectées.

Michael Kowalski, patron de Tiffany, également membre fondateur du RJC, ne pouvait être plus clair : « Tout a commencé avec les diamants du sang. Honte à nous ! » s’exclamait-il. En ce sens, l’objectif ne pouvait être plus clair : mettre sur pied un système à même de permettre la traçabilité de l’or obtenu selon des méthodes d’extraction respectueuses de l’homme et de l’environnement. « No dirty gold », se sont d’ailleurs indignées plusieurs organisations non gouvernementales en cherchant à sensibiliser le grand public. Le combat continue…

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