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Parmigiani innove avec ses « Ateliers »
Economie

Parmigiani innove avec ses « Ateliers »

lundi, 23 mars 2009
Par Quentin Simonet
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Quentin Simonet

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5 min de lecture

A l’image d’une boutique haute couture, les « Ateliers » représenteront l’essence de la marque au cœur des principales villes du monde. Le service après-vente sera optimisé.

L’horloger Parmigiani Fleurier veut encore davantage se rapprocher de ses clients. Pour concrétiser cette nouvelle proximité, la marque neuchâteloise va relayer l’excellence de son savoir-faire par l’ouverture, dès 2009, de nouveaux espaces à travers le monde baptisés « Atelier Parmigiani ». De quoi parle-t-on au juste? Pour Jean-Marc Jacot, délégué de la Fondation de Famille Sandoz, propriétaire à 90% de la manufacture, trois objectifs principaux sont poursuivis. D’abord, « offrir le meilleur service possible à nos clients, présents ou futurs », explique-t-il. Ensuite, ces ateliers seront organisés comme des plateformes de la marque. C’est-à-dire un endroit où les consommateurs pourront observer l’entier de la collection, permettant au passionné, mais également à la presse, de pouvoir accéder facilement aux modèles simples comme aux grandes complications. L’établi de l’horloger-conseil, placé au centre de la pièce, sera la pierre angulaire du lieu. «L’immense avantage, c’est qu’un horloger formé chez nous pourra expliquer nos produits », poursuit Jean-Marc Jacot.

Au détaillant de faire la différence

Cette démarche sera à même de combler une lacune trop répandue chez les détaillants. Représentant en général plusieurs marques, leur connaissance du produit n’est pas toujours optimale. « Nos montres, très compliquées, mérite une explication idoine. Des ventes nous échappent car le vendeur n’a pas une compréhension adéquate des garde-temps. Si le client hésite, c’est au détaillant de faire la différence, de lui expliquer et peut-être de le convaincre. Mais pour cela, il doit connaître parfaitement le produit de a à z », détaille Jean-Marc Jacot. Enfin, ces ateliers constituent un nœud de services au niveau de l’ensemble du réseau de distribution dans le pays où ils se trouvent. Une sorte de tête de pont qui pourra très vite combler les demandes des autres détaillants du même marché et répondre aux questions. Ces trois éléments additionnés doivent permettre d’accroître la notoriété de l’horloger qui a réalisé l’an passé un chiffre d’affaires de 80 millions de francs, pôle industriel compris.

Pendant des années, la plupart des marques suisses ont négligé de manière coupable le SAV.
Jean-Marc Jacot

Ces espaces fonctionneront également comme services après-vente (SAV) décentralisés de la marque, entièrement verticalisée sur le marché en question. « Pendant des années, la plupart des marques suisses ont négligé de manière coupable le SAV. Dans une certaine mesure, il est nettement plus aisé de vendre une montre. Faut-il encore assumer tout ce qu’il en adviendra en aval. Et là, les nouvelles marques, par exemple, font preuve d’une négligence coupable », s’emporte Jean-Marc Jacot. Il n’hésite d’ailleurs pas à dire que cette problématique représente une véritable bombe à retardement pour l’industrie dans son ensemble et pour les jeunes pousses en particulier. Les grands groupes ont pris leurs responsabilités sur ce registre.

Une thématique vitale

Vacheron Constantin, par exemple, prétend être en mesure de réparer n’importe quelle montre depuis 1755 à ce jour. Des montres qui bénéficieront d’une révision ou d’une restauration dans le plus grand respect de ses critères esthétiques et techniques. Car le client à tendance à oublier qu’une montre doit être révisée régulièrement, à l’instar d’une voiture. D’autant qu’un garde-temps fonctionne 24 heures sur 24. Afin d’assurer le bon fonctionnement d’une montre et de conserver sa précision, il est en principe recommandé d’effectuer un service complet tous les 4 à 5 ans auprès d’un centre de réparation agréé. S’il s’agit d’une montre à complication, les marques conseillent d’effectuer un service complet tous les trois à quatre ans. Pour rappel, la garantie généralement accordée pour une montre est de deux ans. « Mais pour un personne qui achète un produit d’exception, elle peut s’attendre à ce que son détaillant lui assure un suivi plus personnalisé », explique Jean-Marc Jacot.

La thématique est vitale. Environ 130 millions de montres suisses vendues dans le monde ces cinq dernières années reviendront en 2011, 2012 et 2013 dans les services après-vente, que ce soit en Suisse ou dans un centre SAV à l’étranger, pour les marques qui en possèdent. Parmigiani prend donc les devants. Tous les horlogers qui travailleront dans ses « Ateliers » bénéficieront d’une formation de fonds à Fleurier, siège de la marque. Ils passeront entre trois et six mois dans le Val-de-Travers afin de parfaire leurs connaissances des mouvements Parmigiani, du plus simple au plus complexe. Puis retourneront dans leur Atelier Parmigiani. A noter que la manufacture emploie une dizaine de personnes dans son centre SAV à Fleurier. Et un site Internet est déjà à disposition de ses SAV à travers le monde, notamment pour toute demande de composants.

A l’image d’un atelier haute couture, ces plateformes de la marque représenteront « l’essence de la marque au cœur des principales villes du monde », selon l’expression de Jean-Marc Jacot. Moscou, Singapour et Hong Kong seront les premières mégapoles à accueillir une de ces plateformes. « Nous avancerons doucement. Il n’y aura pas de fuite en avant. Ces ateliers, ambassadeurs de la marque, fonctionneront comme une sorte d’extension du siège de Parmigiani à l’étranger. »

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