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Patek Philippe étend son empire en terres neuchâteloises
Actualités

Patek Philippe étend son empire en terres neuchâteloises

vendredi, 19 décembre 2008
Par Quentin Simonet
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Quentin Simonet

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5 min de lecture

Prévoir, anticiper, des mots qui ne sont pas vains chez Patek Philippe. Grâce à cette stratégie, la manufacture, un des plus grands noms de la haute horlogerie, passe ainsi à travers le temps et aligne les succès. Afin de garder son statut de primus inter pares qu’une foison de spécialistes lui ont attribué, la très genevoise entreprise horlogère déploie ses ailes en terres neuchâteloises et renforce en particulier sa présence dans la ville horlogère de La Chaux-de-Fonds.

Fin 2007, Patek Philippe a jeté son dévolu sur un terrain de 18’000 m2 au lieu-dit Crêt-du-Locle. Ce secteur entre la Chaux-de-Fonds et Le Locle a d’ailleurs été baptisé la « Golden Green Valley ». On connaissait déjà Plan-les-Watch, en référence à l’énorme densité d’horlogers de la localité genevoise de Plan-les-Ouates : il faudra désormais compter avec la Vallée verte en or. Non seulement le paysage y est idyllique, un archétype du Jura fait de sapins, de champs et de murets en pierre, mais l’endroit stimule également l’esprit. C’est une des raisons pour lesquelles Cartier s’y est installée il y a déjà quelques années déjà. Patek Philippe sera donc à un jet de pierre de la marque appartenant au groupe Richemont.

Trois entreprises qui appartiennent à Patek Philippe.
Trois sociétés sous le même toit

Pour Patek Philippe, il ne s’agit en aucun cas de faire des infidélités à Plan-les-Ouates où la société possède son siège et ses ateliers de fabrication, bien au contraire. La Maison a en effet racheté le terrain adjacent à sa manufacture, ancienne propriété de L’Oréal, en vue d’une future extension. Mais alors, pourquoi La Chaux-de-Fonds ? « Le but de cette acquisition était de renforcer notre implantation dans cette cité horlogère en construisant un centre de production qui abritera des activités allant de la fabrication de boîtiers et de composants de l’habillement au polissage et au sertissage », explique Jasmina Steele, porte-parole de la société familiale qui a vu le jour en 1839. Le futur bâtiment, dont les travaux de construction ont démarré en avril 2008, avec la pose officielle de la première pierre en octobre dernier, abritera trois sociétés. Trois entreprises qui appartiennent à Patek Philippe. Elles pourront ainsi cohabiter sous le même toit, bénéficier de synergies et de tous les avantages nés de cette nouvelle proximité.

Mais de qui parle-t-on au juste? Il s’agit d’abord de la filiale Calame & Cie SA, aux mains du groupe genevois depuis avril 2001. C’est un fabriquant renommé de boîtes de montres haut de gamme. Gérée comme une entité indépendante, cette société travaille en étroite collaboration avec le secteur habillement de la manufacture genevoise. Poli-Art SA, ensuite, propriété de Patek Philippe depuis janvier 2006, qui est une société active dans le polissage d’excellence. Tout le travail est effectué à main levée et à la volée, sans appui mécanique. Cette technique particulièrement difficile requiert un savoir-faire de haut niveau. La société SHG (Sertissage Haut de Gamme) enfin, dans laquelle Patek Philippe détient une participation majoritaire et qui est spécialisée dans le sertissage manuel haut de gamme de montres, bracelets et bijoux.

Poli-Art SA, which was acquired by Patek in January 2006, is a specialist polishing firm © Patek Philippe
Poli-Art SA, which was acquired by Patek in January 2006, is a specialist polishing firm © Patek Philippe
L’indépendance fait loi

Ces trois entités comptabilisent pour l’heure un cinquantaine de collaborateurs. Mais comme leur nouveau lieu de travail abritera un restaurant prévu pour environ 150 personnes, on peut partir du principe que Patek Philippe, qui possède plus de 70 brevets d’invention, va au moins créer une centaine d’emplois. Et ce n’est qu’un début car au total, la manufacture, qui produit quelque 40’000 montres par année, envisage de bâtir pas moins de trois bâtiments. Le deuxième sera dédié au développement et aux nouvelles technologies. Quant au troisième édifice, il servira à de futures extensions dont les détails n’ont pas encore été dévoilés.

Patek Philippe, qui emploie près de 1300 collaborateurs à Genève, dont 200 horlogers qualifiés, voit juste à La Chaux-de-Fonds. La manufacture se rapproche en effet des écoles spécialisées et du monde de la recherche. Notamment du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM) avec qui la marque mène des projets de recherches portant sur les nouvelles technologies et les matériaux du futur comme le silicium.

Les montagnes jurassiennes deviennent également le deuxième pôle de développement de Patek Philippe. Ces dernières années, la manufacture a en effet procédé à diverses acquisitions, comme celles du fabricant de cadrans Flückiger à Saint-Imier (BE) ou de la société d’emboîtage Allaine à Alle (JU). Objectif : accroître toujours davantage son indépendance. Un luxe inouï et rarissime dans le monde de l’horlogerie.

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