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Patrick Dempsey, l’ambassadeur de TAG Heuer, fan de vintage
Histoires de montres

Patrick Dempsey, l’ambassadeur de TAG Heuer, fan de vintage

vendredi, 26 avril 2019
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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6 min de lecture

Acteur de talent, pilote de course chevronné, patron d’une écurie, ambassadeur de TAG Heuer depuis 2014 et collectionneur de montres, Patrick Dempsey aura porté au poignet les plus belles pièces de la marque d’horlogerie suisse. Fan inconditionnel de James Dean, Steve McQueen, Paul Newman, il nous explique la relation étroite entre montres et bolides…

Vous souvenez-vous de votre tout premier Le Mans ?

Mon désir de conduire des bolides remonte à mon enfance. Participer au Mans, c’était un rêve. Le rêve absolu, et monter sur le podium, le Graal ! J’ai débuté par des courses avec le club Porsche de ma ville. Bien des années auparavant, je me revois jouer avec une Porsche 917 miniature. Je m’identifiais aux pilotes. J’adorais aussi la couleur de cette voiture, bleu et orange. J’ai toujours eu ce souci du détail. C’est la même chose pour les montres. Au-delà du design, de la ligne, je regarde toujours le moindre petit truc qui va faire d’une montre un objet qui se distingue et au final un objet d’exception. En 2004, je suis venu au Mans comme un simple fan. Cinq ans plus tard, j’étais au volant d’une GT et en 2014 je suis devenu l’un des ambassadeurs de TAG Heuer. Cette marque m’a aidé à réaliser mes rêves. Mais rien n’est arrivé par hasard. Tout cela, c’est le fruit de beaucoup de travail et de beaucoup de sacrifices.

Patrick Dempsey
Patrick Dempsey
Quelle relation entretenez-vous avec TAG Heuer ?

Une relation familiale et complice. J’ai l’impression d’avoir toujours connu cette marque. J’ai toujours aimé les voitures. Cette passion m’a été transmise par mon père. Tous les vendredis soir, il me rapportait une petite voiture, une Matchbox. Et sur ces miniatures, il y avait le logo TAG Heuer. Je ne savais pas ce qu’il signifiait. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une grande marque d’horlogerie. Mais inconsciemment, j’ai très tôt associé TAG au sport automobile. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un jour ils deviendraient sponsor de mon équipe. Vous savez, il y a beaucoup de similitudes entre l’univers des montres et celui de la course automobile. Déjà, vous avez cette notion d’excellence et de fiabilité. Que ce soit la pièce d’horlogerie ou le moteur de voiture, il est question de mécanique, d’éléments qui s’imbriquent et qui doivent être performants. L’autre point commun, ce sont les chiffres sur le cadran de votre montre et ceux qui vous indiquent votre vitesse dans la voiture. Il y a cette notion de temps, de performances, de chrono. Une seconde d’écart en pole position ou à la ligne d’arrivée, ça change tout ! Enfin, on ressent un immense sentiment de fierté quand on sait que Jo Siffert, Ayrton Senna et Alain Prost ont porté les couleurs de la marque. La première TAG Heuer que j’ai possédée, c’est une Montréal Chronographe de 1972. Et je l’ai achetée bien avant d’être ambassadeur de la Maison. La plupart des montres que je collectionne proviennent de ventes aux enchères…

Quand j’ai une montre patinée par le temps dans la main, je suis ému.
Patrick Dempsey
Vous semblez avoir développé une passion pour les montres qui ont vécu…

Oui, j’ai une attirance indéniable pour ce qu’on appelle traditionnellement le « vintage ». J’aime les vieux fauteuils en cuir, les vieux planchers en bois, la sellerie et l’odeur des autos des années 1950, 1960 ou 1970. Quand je touche un objet, j’aime qu’il me raconte, qu’il me chuchote une histoire, son histoire. La « mémoire », l’esprit d’un objet a quelque chose d’émouvant, car il vous rappelle une époque, un souvenir, un moment que vous avez parfois partagé. J’aime aussi l’idée de transmission. Le père qui offre la montre de son aïeul à son fils. Quand j’ai une montre patinée par le temps dans la main, je suis ému. Je ne suis pas bloqué pour autant dans la nostalgie. J’aime la modernité, la technologie. Si, en plus, elles sont couplées avec des objets au look rétro, c’est génial !

Patrick Dempsey
Patrick Dempsey
Vous avez toujours aimé la compétition ?

Je n’ai jamais voulu devenir un acteur. Quand j’étais jeune, mon objectif était de devenir l’égal d’Ingemar Stenmark (champion suédois de slalom des années 1980, ndlr). À 15 ans, j’ai décroché ma première médaille d’or en slalom. Mais je n’ai jamais pu aller plus loin que le titre de champion d’État, car un jour je me suis comprimé les vertèbres lors d’une chute. C’en était fini de mes ambitions de participer aux Jeux olympiques. J’avais le dos en compote et la face plutôt bien secouée. Le choc. J’étais un gosse qui ne doutait de rien, qui n’avait peur de rien et qui ne cessait de se lancer des défis. Cette chute a sérieusement entamé la confiance que j’avais en moi. Comprenez-moi, ce sport, c’était ma vie, mon oxygène, ma raison d’être. Je vivais pour le ski. Je respirais pour le ski. Du jour au lendemain, tous mes beaux projets se sont volatilisés. J’aurais pu sombrer dans la dépression, mais au lieu de ça j’ai essayé de m’orienter vers des activités qui me permettaient de positiver et dans lesquelles, surtout, je me sentais à nouveau mis en valeur.

Jusqu’à l’âge de 12 ans, je ne savais ni lire ni écrire.
Patrick Dempsey
Concrètement…

Je me suis lancé dans le jonglage, puis j’ai fait un peu le clown-magicien dans un cirque mâtiné de théâtre de rue, histoire de cicatriser mes blessures avec le rire, la dérision. Le cinéma est venu ensuite tout naturellement pour le showman que j’étais devenu. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Ne jamais se morfondre. Sans cette chute, ma vie aurait probablement pris un autre tournant. Cela ne m’empêche pas de chausser mes skis, en amateur, dès que j’en ai l’occasion.

D’où vient cette envie de bouffer la vie ?

De l’époque où j’étais dyslexique. J’avais de grosses difficultés à rassembler mes connaissances. Pire, je ne tenais pas en place et je partais dans tous les sens. Jusqu’à l’âge de 12 ans, je ne savais ni lire ni écrire. On m’avait mis dans une classe pour retardés mentaux jusqu’à ce que l’on décèle mon handicap. Cette expérience difficile m’a donné la force de ne jamais abandonner et surtout de me méfier de ceux qui ont tendance à vous mettre dans des cases !

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