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Petit, petit, petit !
Points de vue

Petit, petit, petit !

lundi, 25 avril 2016
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Mathilde Binetruy
Journaliste indépendante

“Et pourtant, elle tourne.”

Galilée

Le premier événement auquel elle a assisté, c’était la Coupe du Monde de football en 1998. Depuis, c’est le SIHH et Baselworld qu’elle vit de l’intérieur. Là aussi, on y joue la montre.

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5 min de lecture

Devinette. Je mesure entre 19 et 29 mm de diamètre ; on me reconnaît à mes couleurs vives, mes pierres précieuses ou mes matières nobles ; je suis… une montre taille fillette.

Quand on pense « petite montre », il faut imaginer le parfait point de rencontre entre tradition et mode, force et finesse, David pour la taille et Goliath pour le design. Sûr, ce n’est pas chose aisée. On n’en a que plus d’admiration pour les réalisations 2016. Elles savent condenser dans un boîtier minuscule de quoi faire la différence avec les gros calibres d’en face, sans rien lâcher en bienfacture. On peut pinailler sur le fait qu’elles ne battent pas toutes au rythme d’un calibre mécanique, il n’en reste pas moins que ces pièces font rayonner la belle horlogerie dans un autre registre que celui des complications, des records, des poinçons et autre COSC : la poésie. Parfois aussi, l’humour. Longines n’en manque pas lorsqu’elle baptise une de ses plus menues créations, la Grande Classique. Lancée en 1992, la ligne se démarque par un boîtier en acier très mince disponible en deux tailles : 24 mm et 29 mm. En 2016, des nuances de rose, bleu et blanc viennent enrichir la collection, qui est également proposée avec un sertissage de diamants sur le cadran.

La Mini D de Dior Granville
La Mini D de Dior Granville
Économie de millimètres

Le public visé est clairement féminin. D’abord, les hommes ont des poignets trop proéminents pour porter ces mini-trésors. Ensuite, les couleurs flashent. Il n’y a qu’à voir la collection Mini D de Dior Granville pour comprendre. C’est un véritable arc-en-ciel de cadrans en pierres dures, de bracelets vitaminés qui dépeignent les rêves d’enfance en Normandie de Monsieur Christian Dior. « L’idée était de recréer une collection qui ressemblerait à un jeu d’enfant où des vignettes autocollantes sont librement associées », explique la Maison. Cette farandole de couleurs chatoyantes proposée dans un diamètre de 19 mm a été imaginée par Victoire de Castellane, l’exubérante aristocrate qui a cassé les codes du luxe bourgeois imaginant des collections débridées.

Baume & Mercier Petite Promesse
Baume & Mercier Petite Promesse

Cette idée qui voudrait que l’horlogerie soit un monde où on peut laisser s’exprimer une certaine fantaisie séduit. Baume & Mercier a par exemple choisi de présenter une collection au format infime de 22 mm haute en couleur : la Petite Promesse. Avec elle, la marque s’adresse clairement aux millennials, digital natives, génération Y, ou encore « WE-I génération », autant d’appellations pour désigner ceux qui sont nés entre les années 1980 et 2000 et qu’on dit être la génération la plus importante depuis les baby-boomers. La ligne parle directement à ces nouveaux consommateurs qui s’approprient les codes culturels traditionnels et les références pop. Elle vise juste avec ses lignes héritées de la liberté des années 1970, son bracelet double tour bleu pétard ou orange acidulé, son cadran nacre, ses diamants. C’est un véritable « accessoire de style », comme le décrit la marque, à la fois moderne et traditionnel.

Bulgari Piccola Lucea
Bulgari Piccola Lucea
Un design métissé

Cette diversité culturelle brassée, remixée, référent glamour pour ces nouveaux codes hybrides, on la retrouve dans la Piccola Lucea. Bulgari a choisi de redessiner son modèle, « répondant de façon très contemporaine à la demande croissante de montres féminines de plus petites dimensions ». Le bracelet est inventif, prouvant par là même que deep purple n’est pas qu’un groupe de rock, et le boîtier adopte la taille minceur pour s’afficher dans une dimension de 23 mm. C’est frais, chic et totalement Bulgari.

Breguet Reine de Naples Princesses Mini 9818
Breguet Reine de Naples Princesses Mini 9818

Autre storytelling, celui des petites montres en version automatique. En plus de toutes les qualités précitées, ces dernières revendiquent la notion de « belle mécanique ». Pour exemple, Breguet avec sa Reine de Naples Princesse Mini 9818. À sa forme ovoïde (32,7 x 27,3 mm), idéale pour les poignets menus, elle ajoute un mouvement mécanique, calibre 586/1, avec spiral en silicium. Chez Blancpain, la LadyBird souffle ses 60 bougies en capitalisant sur le fait d’avoir été avant-gardiste. « Soyez le premier à importer sur votre marché la plus petite montre ronde du monde », proclamait la publicité en 1956. De 11,85 mm à l’époque, le calibre de la pièce est passé aujourd’hui à 15,7 mm de diamètre. Boîtier en or blanc, lunette sertie de 32 diamants, masse décorée d’un diamant, la série limitée à 60 exemplaires se présente dans un boîtier de 21,5 mm. « Cela fait longtemps que nous avons arrêté de concevoir une montre pour femme comme une réduction d’un modèle masculin, justifie Alain Delamuraz, vice-président de Blancpain. Les montres féminines représentent désormais 28 % de notre collection. » Créer petit n’empêche pas de voir grand.

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