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Phillips projette les enchères horlogères dans le monde des...
Culture

Phillips projette les enchères horlogères dans le monde des arts

mercredi, 16 juin 2021
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Le département Montres de Phillips vole de record en record. Avec une présence en ligne qui complète parfaitement son programme de ventes physiques, la Maison propose une alchimie qui fait mouche. Rencontre avec Arthur Touchot, responsable de la stratégie digitale de la Maison.

Les ventes aux enchères ont toujours représenté un monde fascinant où la passion se pimente d’une bonne dose d’adrénaline au sein d’une communauté de collectionneurs régie par des codes bien établis. Dans le secteur horloger, ils ne sont certes pas des millions, mais le cercle ne cesse de s’agrandir. Non seulement en raison d’un marché de seconde main de plus en plus attractif et qui agit comme un véritable tremplin vers l’univers des encans, mais également parce que l’« horlomania » devient une maladie de plus en plus contagieuse. Or celle-ci est savamment entretenue par les Maisons spécialisées dont le langage porte de plus en plus loin. Phillips fait clairement partie de celles-là. Arrivée sur scène en 2015 avec une Geneva Watch Auction One, la Maison a depuis crevé l’écran. L’an dernier, en pleine pandémie, Phillips, en association avec Bacs & Russo, a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de $ 133 millions, en hausse de 20 % par rapport à 2019, soit le meilleur résultat annuel jamais enregistré par une maison de ventes aux enchères horlogères.

De nos jours, tout amateur de montres se croit volontiers spécialiste horloger.
Arthur Touchot

Et le succès continue. Sur cette première moitié de l’année, le département Montres de Phillips, emmené par Aurel Bacs, a continué d’accumuler les bonnes nouvelles. En mai dernier, la Maison bouclait ainsi sa Geneva Watch Auction XIII sur une vente « en gants blancs » totalisant CHF 38 millions ($ 42,3 millions) portant sur 233 lots, dont une Patek Philippe référence 2523 emportée pour CHF 7 millions ($ 7,8 millions), soit la plus haute enchère jamais obtenue par une montre de poignet en or jaune. Début juin, même euphorie du côté asiatique avec une nouvelle vente en gants blancs ayant totalisé $ 24 millions pour 311 pièces d’horlogerie, vente à nouveau émaillée de son lot de records. « Un élément clé dans notre métier tient au facteur humain, commente Arthur Touchot, responsable de la stratégie digitale chez Phillips. Chez Phillips, cela commence par la personnalité d’Aurel Bacs, complétée par notre équipe de professionnels. De nos jours, tout amateur de montres se croit volontiers spécialiste horloger. Dans ce contexte, il nous incombe d’arbitrer ces connaissances et d’apporter une réelle plus-value en tant que prescripteur. »

Approche qualitative

D’autant que chez Philipps la ligne directrice est savamment tracée. « Avec quelque 10’000 montres qui nous sont proposées par année, dont nous ne gardons que 1’200 pièces pour nos différentes ventes, il n’est pas question d’augmenter les quantités, bien au contraire, poursuit Arthur Touchot. Nous nous orientons vers le qualitatif, donc vers les montres rares et en excellente condition. La bonne tenue du marché des enchères observée ces derniers mois va d’ailleurs dans ce sens. Quant à l’explosion des prix sur certaines montres de collection, elle nous conforte également dans notre démarche, qui ne cherche pas autre chose que de présenter à la vente des garde-temps à considérer comme de véritables objets d’art. L’an dernier, nous avons par exemple organisé des sessions pluridisciplinaires où l’on pouvait trouver des montres aux côtés d’œuvres d’art contemporain, de bijoux et d’objets design. Un réel succès où les montres avaient parfaitement leur place. »

La progression des enchères horlogères est programmée.

Ces deux ventes organisées exclusivement en ligne, la présence de 2’300 enchérisseurs via Internet lors de la dernière vente genevoise de printemps, une boutique en ligne pour montres vintage : autant d’éléments qui soulignent la montée en puissance de Phillips sur le réseau. « Nous avons commencé à développer une véritable stratégie internet dès 2016, explique Arthur Touchot. Question d’augmenter notre visibilité. Depuis, le développement a été progressif et continu avec, aujourd’hui, une équipe entièrement dédiée aux activités en ligne. Il n’est évidemment pas question d’abandonner les ventes physiques qui représentent autant d’événements de notre calendrier, mais en parallèle Phillips a clairement l’intention d’offrir un service en ligne conçu comme une réelle alternative efficace et professionnelle. Les collectionneurs, aujourd’hui, ne connaissent plus de frontières. Ils veulent pouvoir s’informer et participer à n’importe quelle vente par le canal de leur choix. Internet doit en faire partie comme une solution pratique et confortable, en bref, une solution de confiance. »

Arthur Touchot
Arthur Touchot

Autant pour l’infrastructure que du côté de l’offre, les perspectives semblent des plus favorables. Avec quelque 600 marques horlogères sur le marché et un intérêt qui commence véritablement à dépasser les incontournables Patek Philippe et autres Rolex pour gagner progressivement d’autres Maisons historiques et le cercle des horlogers indépendants, la progression des enchères horlogères est programmée.

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