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Actualités

Pierre Michel Golay, la nouvelle marque du groupe Franck Muller

lundi, 23 mars 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

Responsable de la recherche et du développement au sein de Franck Muller depuis 2002, Pierre Michel Golay crée sa propre marque au sein du groupe. Un hommage au talent et à la créativité d’un homme qui a voué sa vie à l’univers des complications… en toute simplicité.

« Un jour Vartan Sirmakes, patron du groupe Franck Muller, est venu me voir pour me dire qu’il verrait bien un produit avec beaucoup d’aiguilles, donc de nombreuses complications, prendre sa place au sein des collections de la marque. J’ai donc imaginé l’Aeternitas Mega dont la version 4 dispose effectivement de 18 aiguilles et cinq disques. » Pierre Michel Golay tient exactement en cette déclaration. Concepteur de génie, c’est avec une simplicité désarmante qu’il parle de son travail. Comme si le fait d’imaginer, concevoir et réaliser une pièce qui dispose de 25 complications, dont une Grande Sonnerie à carillon Westminster, un Quantième Séculaire, une Equation du temps, un Tourbillon et un Chronographe à rattrapante pour un total de quelque 1’500 composants (!) relevait de l’évidence. D’autant que Pierre Michel Golay est homme de la vieille école et dessine ses mouvements compas à la main. La conception assistée par ordinateur, ce sont ses collègues qui s’en chargent sur la base de ses planches techniques, soit une équipe soudée au sein du Groupe Franck Muller en charge de la recherche et du développement qu’il dirige.

Six premiers calibres originaux

« Je suis le dernier témoin vivant de l’horlogerie du passé », aime à répéter Pierre Michel Golay. Né en 1935 d’une famille d’horlogers de la Vallée de Joux, il commence par suivre un apprentissage de repasseur de montres au Sentier couronné d’un diplôme. Mais pas n’importe lequel. « Mon père, qui était professeur, m’avait donné une photographie d’un quantième perpétuel en me disant que ce serait une bonne idée d’en faire ma pièce d’école, poursuit Pierre Michel Golay. Sur cette simple base de travail, j’ai donc réalisé mon propre QP. » Encore une évidence. Commence alors une carrière professionnelle, menée en parallèle avec sa passion du « bel canto » en tant que chanteur professionnel, une carrière qui le mènera d’abord chez Patek Philippe puis chez Audemars Piguet, avant la rencontre décisive avec le designer Gérald Genta. « J’ai travaillé avec lui de 1973 à 1998, explique-t-il. A l’époque, Gérald Genta ne faisait pas de montres mais nous partagions la même passion pour l’horlogerie mécanique. Ce qui était complètement à contre-courant durant ces années marquées par l’ère du quartz. » Qu’à cela ne tienne, Pierre Michel Golay relève le défi pour revisiter l’univers des complications avec, notamment, une répétition à minutes la plus plate du monde, de 2,72 mm d’épaisseur.

Il lui faudra quatre ans de développement pour aboutir aujourd’hui à la présentation d’une collection basée sur six calibres différents.

Las, Gérald Genta change de stratégie à la fin des années 90, ne laissant guère d’autre choix à Pierre Michel Golay que de rejoindre l’Ecole d’horlogerie de Genève. Jusqu’à ce que la rencontre avec Vartan Sirmakes change une nouvelle fois le cours d’une carrière qui aurait pourtant dû le mener vers une retraite paisible dans les cimes valaisannes. Rien de tel. L’horloger reprend le flambeau en 2002 chez Franck Muller et travaille immédiatement sur les Révolution 1, 2 et 3 puis sur l’Evolution et la gamme Aeternitas et Aeternitas Mega, un travail couronné de plusieurs brevets sur des tourbillons bi et tri axiaux et sur un calendrier séculaire, notamment. « Un jour, Vartan Sirmakes est venu me voir en me demandant si je ne voulais pas créer ma propre marque au sein du groupe, raconte Pierre Michel Golay. Je me suis dit, pourquoi pas. Mais je n’avais aucun mouvement en propre et, décemment, je n’allais quand même pas me fournir chez ETA. » Il lui faudra quatre ans de développement pour aboutir aujourd’hui à la présentation d’une collection basée sur six calibres différents comprenant un mouvement 8 jours et petite seconde, un Tourbillon, un Tourbillon 8 jours mystérieux, un Calendrier Perpétuel, un Calendrier Annuel, une Répétition à minutes et un Chronographe Rattrapante. La combinaison de ces différentes fonctions donne ainsi une dizaine de modèles estampillés Pierre Michel Golay, une dizaine d’autres sont déjà dans le pipe line, dont une grande complication.

Unité de style et pureté des formes

Inutile de dire que l’unité de style des montres Pierre Michel Golay porte l’empreinte du Maître, soit, bien évidemment, des calibres compliqués mais également un souci constant d’y intégrer des composants décorés ou gravés main, à l’esthétisme recherché pour une harmonie des formes distinctive de la nouvelle marque. « Quand je travaille sur de nouveaux mouvements, je pars toujours d’une maquette du cadran. C’est elle qui va ensuite me permettre d’imaginer la forme et la disposition des composants que je réalise entièrement au compas, détaille Pierre Michel Golay. De plus, nous avons la chance aujourd’hui d’être parfaitement intégré au niveau du groupe. Tous les composants de mes modèles, qui sont originaux, sont ainsi réalisés à l’interne, balanciers, roues d’échappement et ancre compris. » Pierre Michel Golay a-t-il rencontré des difficultés dans la réalisation de sa collection ? « Cela fait cinquante ans que je baigne dans l’horlogerie, répond-il tout naturellement. Alors quand on a réalisé une répétition à minutes de 2,72 mm d’épaisseur, on peut tout faire. Mais pour répondre à la question, je dirais que le centrage de la roue fixe de mon Tourbillon mystérieux est peut-être ce qui m’a donné le plus de fil à retordre. Sinon pas de difficulté majeure… »

Les premiers modèles Pierre Michel Golay seront disponibles vers la fin de l’année. Une centaine de pièces sont prévues pour 2009, le double l’an prochain. Les intéressés se sont déjà sur liste d’attente. Encore une évidence !

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