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Pour Christophe Claret, les jeux sont faits
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Pour Christophe Claret, les jeux sont faits

lundi, 17 mars 2014
Par Thierry Brandt
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Thierry Brandt

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5 min de lecture

Avec son modèle Poker, qui fait suite à 21 Blackjack et Baccara, Christophe Claret complète sa trilogie de haute volée consacrée aux montres ludiques et interactives. En transposant en langage mécanique les trois jeux de casino les plus connus, l’horloger du Locle réalise un joli coup. D’une part, il prouve que son génie horloger est toujours au zénith. D’autre part, il démontre qu’il est toujours possible, dans un domaine pourtant saturé, d’explorer des territoires encore inconnus. C’est de bon augure pour l’avenir.

21 Blackjack, Baccara et Poker : trois montres originales, trois véritables casinos en miniature, trois manières de labourer un champ d’expression inédit dans le domaine de la Haute Horlogerie. Le coup de maître est signé Christophe Claret, le « motoriste » du Locle qui, en quelques années, s’est transformé en authentique manufacture. Aujourd’hui donc, Poker conclut de fort belle manière une trilogie entamée en 2011. Comme les précédents, le modèle puise son inspiration dans l’univers des casinos et parvient à retranscrire dans un petit boîtier de 45 millimètres de diamètre les principes du célèbre jeu de cartes. En l’occurrence sa déclinaison la plus populaire, le Texas Hold’em.

Christophe Claret Poker
« Une solution réaliste »

Le petit automate, composé de pas moins de 655 pièces, est capable de proposer 32’768 parties de jeu différentes, autrement dit 98’304 combinaisons si l’on additionne celles des trois participants. Le mécanisme, qui a nécessité plus de trois ans de développement, repose sur l’action de quatre disques concentriques, dont un en saphir. Lesquels sont montés sur des roulements à billes en céramique ou en rubis afin d’optimiser leur rotation. Les 52 cartes du jeu sont imprimées sur ces disques. « Nous avons évidemment cherché à mettre au point une solution qui soit techniquement fiable. Mais pas seulement. Elle se devait d’être également intéressante et réaliste pour les vrais joueurs. Il ne pouvait s’agir d’un simple gadget, explique Christophe Claret. Par chance, nous avons au sein de la manufacture un constructeur qui est aussi un passionné de jeu. Ses compétences nous ont beaucoup aidés. »

Comment tout cela fonctionne-t-il ? Tentons une brève description… La partie débute par la distribution de deux cartes fermées par joueur, donc invisibles par les autres. Opération actionnée, sur la montre, par le poussoir placé à 9 h sur le flanc de la carrure. Il arme un ressort qui lance les disques. Après quelques instants, ces derniers sont stoppés de manière aléatoire par des sautoirs. Les premières cartes ainsi mélangées sont alors distribuées dans trois guichets, à 2 h 30, 6 h et 10 h 30. Petite astuce qui se révèle néanmoins d’une grande importance : lesdits guichets sont recouverts de persiennes afin que chaque joueur ne puisse apercevoir la donne de son voisin. La partie se poursuit. La deuxième mise (flop) est lancée par le poussoir situé à 10 h : trois cartes apparaissent à gauche du cadran, à 9 h. La troisième (turn) est actionnée par le bouton logé à 8 h : la carte s’affiche dans l’espace réservé à droite du cadran, à 3 h. Enfin, ce même poussoir est chargé de délivrer la quatrième (river). Encore une précision : chaque opération est accompagnée d’une sonnerie, un bref coup de marteau frappé sur un timbre cathédrale.

Un millésime 2014 particulièrement riche

Décrit de cette manière, le ballet des différentes cartes peut sembler un peu abstrait, mais en réalité, sur le cadran de la montre, il se révèle fascinant, même pour celui qui ne comprend rien aux règles du poker. À ce propos justement, Christophe Claret assure que les trois modèles de sa trilogie ont intéressé les collectionneurs bien au-delà des fanas des tables de jeu. Bref, les amateurs de belle mécanique horlogère ont tous apprécié l’exploit technique à sa juste valeur. Et le reste aussi, d’ailleurs. Le reste ? À ce stade, il faut tout de même rappeler que tant Poker que Baccara et 21 Blackjack sont des montres qui, en plus de distribuer les cartes, donnent l’heure ! Elles n’ont pas oublié leur fonction première. Et ce, grâce à un mouvement automatique maison, muni de deux barillets, offrant une réserve de marche de quelque 72 heures. Enfin, comme nous sommes dans le domaine de la Haute Horlogerie et que Christophe Claret est connu pour être un maniaque de la perfection, il va de soi que toutes les terminaisons et finitions sont à l’avenant.

Et maintenant ? La trilogie des montres ludiques et interactives tout juste complétée, voilà que l’horloger indépendant du Locle s’apprête à dévoiler deux nouveautés à Baselworld. À commencer par sa toute première montre pour femme, baptisée « Margot ». Laquelle devrait présenter « une ou plusieurs complications jamais vues dans ce genre de catégorie », dixit Christophe Claret. Sans oublier Maestoso, un modèle homme muni d’un échappement à détente à classer, comme Adagio, dans la ligne Tradition. Comme quoi le millésime 2014 s’annonce particulièrement riche. Quant à la récolte 2015, apparemment, elle semble tout aussi prometteuse. La Maison prévoit en effet de lancer une collection d’« entrée de gamme ». Les guillemets sont ici de rigueur, car les prix par modèle devraient tout de même s’échelonner entre CHF 30’000 et 60’000. Quoi qu’il en soit, on se réjouit de découvrir ce que le chef horloger mitonne pour une telle addition.

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