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Histoires de montres

Pour ses 50 ans, la Grand Seiko fait son entrée sur le marché américain

jeudi, 23 décembre 2010
Par Meehna Goldsmith
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Meehna Goldsmith

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6 min de lecture

Le nom de Seiko évoque généralement une montre à quartz bon marché dotée d’excellentes fonctionnalités mais dont la motorisation est incomparable avec celle d’un modèle suisse ou allemand. Au terme de soixante ans de présence sur le territoire américain, la marque a néanmoins pour ambition de changer cette image en introduisant les montres mécaniques Grand Seiko, présentées en novembre chez AZ Fine Time, revendeur de la marque en Arizona.

L’histoire de Seiko remonte à 1881, avec l’ouverture de l’atelier de réparation horlogère K. Hattori, en plein centre de Tokyo. Onze ans plus tard, en 1892, la société présentait sa première horloge et une montre de poche l’année suivante. Depuis, Seiko se concentre sur la production de montres s’inscrivant dans le respect de la tradition japonaise et de meilleures pratiques horlogères. Ses modèles se caractérisent par leur lisibilité, leur précision, leur fiabilité et leur confort. Alors que les Européens ont une notion plus romantique des finitions et attachent beaucoup d’importance à l’esthétique de leurs modèles de luxe, les Japonais accordent quant à eux davantage de valeur au développement technologique et à la perfection reproductible.

Une nouvelle catégorie aux performances supérieures

L’histoire de la Grand Seiko remonte au début des années 1950, époque à laquelle la compagnie s’est lancée dans la quête de la « montre idéale » et a travaillé au développement d’un modèle intitulé « La Merveille ». Cette montre fut présentée en 1956 au Bureau central des poids et mesures et obtint les neuf premiers rangs lors des essais nationaux de chronométrie au Japon en 1958. Non satisfaits par ces résultats, les ingénieurs Seiko ont toutefois voulu faire mieux.

Les standards internationaux exigent d’une montre qu’elle réponde à des critères spécifiques pour obtenir la certification de chronomètre et arborer cette appellation sur son cadran. Son écart de marche quotidien doit être compris entre – 4 et + 6 secondes par jour, et elle doit faire l’objet d’essais dans cinq positions mesurées à des températures différentes. Seiko ne s’est pas contenté de respecter ce standard, il a voulu le dépasser. C’est ainsi que la Grand Seiko a vu le jour à la fin de l’année 1960.

L’appellation de « chronomètre » était inscrite sur le cadran du modèle d’origine mais a rapidement été retirée puisque la montre surpassait ces standards et constituait ainsi à elle seule une nouvelle catégorie aux performances supérieures. La Grand Seiko présente un écart de marche compris entre – 3 et + 5 secondes par jour, soit une amélioration des performances de l’ordre de 25 %. En outre, la montre est testée dans 6 positions au lieu de 5, toujours à des températures différentes et pendant 17 jours (et non 15). Seiko a également doté la montre d’une réserve de marche de 72 heures, garantissant sa précision même si elle n’est pas portée pendant tout un week-end.

Le dos du boîtier est gravé d’un lion, associé depuis le début à la ligne Grand Seiko. Le symbolisme est évident : le choix du roi de la jungle comme emblème est particulièrement judicieux pour une marque souhaitant ériger son modèle comme la reine des montres.

La première montre Grand Seiko de 1960 © Seiko
La première montre Grand Seiko de 1960 © Seiko
Une manufacture entièrement intégrée

Dans sa quête d’offrir les montres les plus lisibles du marché, Seiko utilise des glaces saphir galbées avec traitement antireflet. Ses index et aiguilles possèdent cinq surfaces taillées avec une extrême précision afin de réfléchir la lumière même en cas de faible luminosité. La réalisation d’un cadran est un processus comptant 5 ou 6 phases dans la plupart des manufactures, mais Seiko le sépare en 12 étapes différentes afin d’obtenir une surface perlée idéale pour aider l’œil à recueillir les informations. Chaque montre est montée et ajustée à la main, et les boîtiers sont polis selon la méthode Zaratsu.

La manufacture Seiko fabrique la totalité de ses composants – y compris le balancier et le ressort moteur – dans un alliage breveté baptisé « Spron », censé offrir un meilleur couple et une résistance aux chocs supérieure. Seiko emploie la technologie MEMS (microsystème électromécanique) afin de produire des pièces à haute tolérance telles que la roue d’échappement et l’ancre. Ce processus, utilisé également en biologie et en microélectronique, permet d’obtenir des résultats plus durables et présente une abrasion moindre en comparaison des autres techniques d’usinage. Il permet également d’exécuter des formes et des motifs impossibles à acquérir via des méthodes traditionnelles.

Fonctionnalité à la japonaise

Cette année, Seiko a introduit un mouvement automatique à haute fréquence. La marque souhaitait ainsi résoudre les problèmes de réserve de marche et de durabilité inhérents à tous les mouvements à haute fréquence. Avec 36’000 battements par minute, le calibre 9S85, qui équipe la Grand Seiko « Hi-Beat », possède une réserve de marche d’environ 55 heures et intègre la technologie MEMS afin de réduire la fréquence d’entretien.

 

Grand Seiko «Hi-Beat 36'000» calibre 9S85 © Seiko
Grand Seiko «Hi-Beat 36'000» calibre 9S85 © Seiko

Pour mieux démarquer la Hi-Beat mécanique des Grand Seiko Spring Drive, notamment le Chronograph (calibre 9R86) et des modèles quartz de la gamme, la compagnie a ouvert un studio entièrement intégré distinct, consacré à la création et à l’assemblage de cette ligne. Ce dernier est situé à Shizukuishi, au nord de Tokyo, où 60 hommes et femmes travaillent dans le respect des standards d’excellence de la Grand Seiko.

En termes de design, la Grand Seiko est simple et épurée, sans décorations ou fioritures excessives. Même si cette esthétique peut sembler un peu austère par comparaison avec les autres montres renfermant des mouvements d’une telle complexité, elle est parfaitement conforme aux valeurs japonaises de fonctionnalité et d’efficacité.

Afin de présenter ses talents et de favoriser l’introduction des montres mécaniques Grand Seiko sur le marché américain, la marque a choisi trois points de vente aux États-Unis :, New York, Chicago et en Arizona. Sur les 22  modèles composant la ligne Grand Seiko (dont font partie les modèles Spring Drive), la société en commercialise seulement 8 dans le pays. Tous peuvent néanmoins être commandés par l’intermédiaire des revendeurs agréés.

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