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Pour un luxe « durable »
Histoires de montres

Pour un luxe « durable »

vendredi, 28 août 2015
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Si l’industrie du luxe, horlogers et bijoutiers en tête, représente 70 % de la consommation d’or, rares sont les entreprises à jouer pleinement le jeu du développement durable dans leur approvisionnement de métal jaune.

Certes, les compagnies sont de plus en plus nombreuses à rejoindre les rangs du Responsible Jewellery Council, qui milite pour des pratiques responsables, certification à l’appui. Celles qui ont intégré cet engagement dans leur stratégie de développement se comptent toutefois sur les doigts d’une seule main. Chopard fait clairement partie de celles-là pour s’être engagée dans la voie d’une « Journey to Sustainable Luxury » en 2013. Explication de la Maison : « The Journey, lancé en collaboration avec Eco-Age, a commencé par la signature d’un accord philanthropique entre Chopard et l’ONG sud-américaine Alliance for Responsible Mining (ARM), qui a développé le label Fairmined. Une première mondiale, puisque Chopard est en effet la première entreprise d’horlogerie et de joaillerie de luxe à s’être engagée auprès de communautés minières afin de leur permettre d’obtenir la certification Fairmined. Elle participe à la formation, au bien-être social et à la protection de l’environnement. »

Une mine qui fait vivre près de 2’000 personnes.

Forte de ce premier soutien à la Coodmilla Cooperative de La Llanada, dans le département colombien de Nariño, soit une mine qui fait vivre près de 2’000 personnes dans une région où le développement économique dépend essentiellement de l’extraction d’or, Chopard réitérait en début d’année. Cette fois, c’est en Bolivie que la marque intervient, plus précisément auprès de la 15 de Agosto Cooperative, une mine d’or située à 4’000 mètres dans la cordillère des Andes et gérée par l’une des coopératives indépendantes les plus importantes du pays comptant près de 200 membres, dont 78 femmes. « Chopard travaillera avec ARM et ses représentants sur le terrain pour que 15 de Agosto bénéficie également de la certification Fairmined, expose l’horloger-joaillier. Chopard apportera à la coopérative un soutien financier qui lui permettra de commencer à exporter son or en toute confiance. Cette dernière recevra également une prime à réinvestir pour le bien de la communauté. »

Faire boule de neige

Rencontré à Baselworld, Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de Chopard, ne cachait pas sa fierté d’avoir initié un tel programme : « Investir dans ces mines, c’est indispensable si l’on veut faciliter la vie des gens qui rendent possible notre activité, déclarait-il. Il s’agit d’une exigence de notre part qui va au-delà des préceptes du Responsible Jewellery Council. De la source d’approvisionnement au produit fini, nous avons le contrôle sur l’ensemble de la chaîne. L’objectif de Chopard est à terme de créer une gamme Fairmined, dans le même esprit que les collections L.U.C. Mais, pour l’instant, l’approvisionnement en or disposant de cette certification est encore trop limité. La bonne nouvelle, c’est que cela s’améliore d’année en année. Dans notre offre, nous avons ainsi pu passer des 25 pièces de la L.U.C Tourbillon QF Fairmined présentée en 2014 à 250 pièces pour la L.U.C XPS Fairmined de cette année. J’ai donc bon espoir. »

Nommée Eurocantera, cette exploitation intégrée vise les meilleures pratiques éthiques, sociales et environnementales.

Chez Cartier, la démarche est similaire, initiée depuis plus de cinq ans. « Nos fournisseurs d’or se sont engagés par écrit, sans équivoque, pour un approvisionnement responsable, tel que décrit par le Responsible Jewellery Council dans son Code de pratiques. Ils ont également pris l’engagement de mettre en œuvre chez eux, et dans leur sphère d’influence, tout ce qui est en leur pouvoir afin d’empêcher que de l’or susceptible de financer des violations de droits humains puisse entrer dans la chaîne horlogère et joaillière, en particulier en ce qui concerne nos approvisionnements. » En accord avec cette vision, Cartier s’est concrètement engagé en matière d’extraction aurifère en concluant un accord en 2009 déjà avec le groupe familial Goldlake, qui exploite une mine modèle au Honduras. Nommée Eurocantera, cette exploitation intégrée vise les meilleures pratiques éthiques, sociales et environnementales. L’entier de sa production est réservé au « joaillier des rois et roi des joailliers ». Explications de Cartier : « Même si nous achetons aujourd’hui l’entièreté de leur production, la mine Eurocantera de Goldlake représente encore une petite partie de nos approvisionnements. Nous espérons que cet accord avec Goldlake sera un exemple pour d’autres, et qu’il favorisera l’émergence de modèles alternatifs d’extraction, à haute valeur ajoutée sociale et environnementale ». À n’en pas douter, il reste encore beaucoup à faire.

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