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Quand les collectionneurs se montent en association
Histoires de montres

Quand les collectionneurs se montent en association

mardi, 22 décembre 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Plusieurs fédérations d’amateurs d’horlogerie ont vu le jour de part et d’autres de l’Atlantique. Leur but : nourrir cet engouement pour la mesure du temps, publications à la clé. Explications avec Michel Viredaz de Chronométrophilia.

Récemment, le Société de l’Horlogerie annonçait la création à Genève du Cercle de l’Horlogerie. Une organisation qui « doit représenter une communauté d’intérêts autour des instruments de mesure du temps, communauté qui réunira aussi bien le client final que les professionnels de la branche et ce, en provenance de toute la Suisse, expliquait Eric Othenin-Girard, rédacteur en chef de Movement, cofondateur de la Société de l’Horlogerie. En la fondant, nous avons toutefois voulu toucher en priorité les amateurs de montres ».

Questions d’histoire

Ces amateurs du genre n’ont toutefois pas attendu le Cercle de l’Horlogerie pour s’organiser. Mais contrairement à ce dernier, qui réunit essentiellement des aficionados d’horlogerie contemporaine, les diverses associations qui ont vu le jour de part et d’autre de l’Atlantique ont un œil clairement dirigé vers le passé. « Nos membres sont tous des collectionneurs, à des degrés divers certes, mais tous intéressés à obtenir des informations historiques, scientifiques et artistique sur leur domaine de prédilection, explique Michel Viredaz, vice-président de Chronométrophilia, Association suisse pour l’histoire de la mesure du temps. Il est vrai que depuis quelques années, l’intérêt de nos quelque 600 membres a évolué de l’univers des horloges vers celui des montres de poche, puis, dernièrement, vers les montres-bracelet. A mes yeux, il est toutefois essentiel d’entretenir ce qui, originellement, nous a réunis comme le souligne l’intitulé de notre organisation. »

Même constat du côté de L’Association Françaises des Amateurs d’Horlogerie Ancienne, dont le but est « d’élargir les connaissances scientifiques, historiques, et artistiques en matière d’instruments destinés à la mesure du temps et d’assurer la protection de l’art et de la science de l’horlogerie » ; ou encore de l’Antiquarian Horlogical Society basée à Londres qui chercher à « promouvoir l’étude des horloges, des montres et de l’histoire de la mesure du temps sous toutes ses formes ». Une liste qui s’enrichit encore de la Deutsche Gesellschaft für Chronometrie fondée à la fin des années 40 ou encore de HORA (Associazione Italiana di Cultori Orlogeria Antica) et de National Association of Watch and Clock Collectors aux Etats-Unis, crée en 1943 et forte de 25’000 membres.

Souci de rajeunissement

Point commun entre toutes ces associations : la publication de revues au contenu destiné à des personnes férues de technique horlogères. Pour preuve, au sommaire du dernier Bulletin, la publication bilingue de Chronométrophilia : « La mesure des temps courts avec le chronographe enregistreur vers 1930 », « Jean Baptiste Cattin, Uhrmachermeister aus dem französischen Jura (1678-1767), « Une histoire de l’échappement à roue de rencontre », ou encore « Des mécomptes de l’horloge mécanique en Chine ». « Nous partons du principe que nos membres ont déjà une bonne connaissance de l’horlogerie, poursuit Michel Viredaz. Parmi eux, nous comptons d’ailleurs passablement d’horlogers professionnels qui nous ont rejoints comme des amateurs éclairés et rédigent parfois certains textes que nous publions. Le Bulletin, qui est d’ailleurs l’une de nos principales activités avec nos conférences, visites de musées, de collections privées et de manufactures, doit leur apporter quelque chose et nourrir leurs besoins de formation comme d’information. C’est pourquoi je pense que notre publication a un caractère unique en Suisse, tout comme notre organisation. »

Nous autres Suisses, qui faisons partie d’une nation horlogère par excellence, serons tributaires dès 2011 de signaux émis en Allemagne… C’est un comble !
Michel Viredaz

Mais Chronométrophilia, émanation indépendante du Musée International de l’Horlogerie de la Chaux-de-Fonds, comme d’ailleurs la plupart des associations sœurs, est aujourd’hui confrontée au vieillissement de ses membres. Un phénomène qui ne semble toutefois pas toucher l’Asie où la culture horlogère est en train de se propager au sein des différentes générations comme en atteste la création en 2007 du Club Calibre Haute Horlogerie (CCHH) réunissant un cercle d’amateurs chinois. « Il est vrai que l’un de nos principaux soucis à l’heure actuelle est de renouveler la communauté de nos membres avec des jeunes adhérents, commente Michel Viredaz. Raison pour laquelle nous intensifions nos efforts, dans la mesure de nos budgets, afin de faire connaître Chronométrophilia et ses activités. » Et si pour ce faire, il faut en passer par quelques billets d’humeur dans la presse locale, qu’à cela ne tienne ! Michel Viredaz est ainsi le seul à avoir ouvertement clamé son indignation quant à la fermeture prochaine de l’émetteur de signaux horaires HBG de Prangins. « Nous autres Suisses, qui faisons partie d’une nation horlogère par excellence, serons tributaires dès 2011 de signaux émis en Allemagne… C’est un comble ! » Un coup de projecteur bienvenu sur Chronométrophilia.

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