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Quand les horlogers proposent une lecture différente du temps

lundi, 22 février 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

Plusieurs Maisons horlogères ont misé cette année sur les complications astronomiques : équation du temps, heures des levers et couchers du soleil, quantième perpétuel, représentation cartographique de la voute céleste, phases de lune… Autant de perles pour les férus de cosmogonie.

Si nos vies sont désormais rythmées par l’heure légale et universelle, celle qui divise chaque année en 365,25 jours de 24 heures, elles mêmes divisées en soixante minutes, il faut savoir que l’heure solaire, dite « vraie », diffère de l’heure légale en fonction du jour de l’année, du fait que l’orbite parcourue par la Terre est elliptique et non circulaire. Il en résulte un midi solaire, heure à laquelle le soleil est à son zénith, décalé par rapport au midi légal dans une plage allant de -16 à +14 minutes selon les saisons. La concordance parfaite de ces deux mesures n’a finalement lieu que quatre fois par an : le 15 avril, le 13 juin, le 1er septembre et le 25 décembre. Ces connaissances sont-elles susceptibles de changer notre quotidien ? Est-il de la plus haute importance de savoir qu’un rendez-vous « solaire » devrait prendre place quelques minutes avant ou après l’heure légale arrêtée ? A en croire la dernière moisson des nouveautés horlogères, force est de constater que ce type de mesures semble bien avoir titillé les Maisons de la branche qui sont étonnement nombreuses à proposer cette « équation du temps » assortie de toute la panoplie des complications astronomiques.

Jaeger-LeCoultre Master Grande Tradition Grande Complication. Mouvement mécanique à remontage manuel, calibre Jaeger-LeCoultre 945 © Jaeger-LeCoultre
Jaeger-LeCoultre Master Grande Tradition Grande Complication. Mouvement mécanique à remontage manuel, calibre Jaeger-LeCoultre 945 © Jaeger-LeCoultre
Tous les grands noms au rendez-vous

Quelques exemples : la Panerai Luminor 1950 Equation du Temps Tourbillon Titane « L’Astronomo », soit la montre la plus compliquée jamais produite par la Maison, comprend un tourbillon 30 secondes perpendiculaire au plan du mouvement avec équation du temps, indication des heures du lever et du coucher du soleil dans une ville de référence et, visible sur le fond, la représentation cartographique de la voûte céleste à partir de cette même ville, aux côtés d’une réserve de marche de 4 jours sur ce modèle à trois barillets ; de son côté Jaeger-LeCoultre vient avec un modèle Grande Tradition Grande Complication qui allie une répétition à minutes, un calendrier zodiacal sidéral avec indication des mois pour montrer la position des constellations à tout moment de l’année par l’entremise d’un quantième annuel et tourbillon volant qui agit comme une aiguille des heures en indiquant non pas le temps moyen mais l’unité utilisée par les astronomes pour suivre la trajectoire des corps célestes, à savoir le temps sidéral.

Vacheron Constantin revisite sa gamme Patrimony avec son « Calibre 2253 » intégrant tourbillon, quantième perpétuel et équation du temps avec indication des heures de lever de coucher du soleil , un calibre doté d’une autonomie époustouflante de 14 jours ; quant à Audemars Piguet, la Maison propose une Royal Oak Equation du Temps dotée également des indication de levers et couchers du soleil, d’un quantième perpétuel et d’une lune astronomique.

Vacheron Constantin Collection Excellence Platine Patrimony Traditionnelle Calibre 2253 © Vacheron Constantin
Vacheron Constantin Collection Excellence Platine Patrimony Traditionnelle Calibre 2253 © Vacheron Constantin
La magie des cames

« La plus ancienne horloge dotée d’une équation du temps fut mise au point par le mathématicien Nikolaus Mercator au XVIIe siècle, explique Vacheron Constantin. Elle permettait à l’époque de procéder à un réglage précis de l’heure en se calant sur le soleil lors de son passage au zénith. Après cette réalisation, l’histoire n’est ponctuée que de très rares exemples d’instruments dotés d’une telle complication. Sa mise en œuvre suppose en effet l’utilisation d’une came dite « d’équation », pièce métallique dont le profil est celui d’un analemme, soit la figure dont la forme rappelle celle d’un tracée dans le ciel par les différentes positions du soleil relevées chaque jour à une même heure et depuis un même lieu au cours d’une année calendaire. Cette came d’équation tourne donc sur elle-même une fois en un an. Et c’est de l’extrême précision de sa forme que dépend l’exactitude de l’équation du temps. »

Pour ce qui est des heures de lever et de coucher du soleil, « ces informations dépendent des trois paramètres que sont la date, la longitude d’un lieu donné et sa latitude, précise Audemars Piguet. Les aiguilles sont commandées par deux cames qui effectuent un tour en un an et dont la forme est déterminée par la latitude et par la longitude. Le positionnement des cames sur la roue d’entraînement dépend quant à lui de la longitude. L’usinage de ces cames doit se faire avec une extrême précision : l’épaisseur d’un cheveu provoque un écart de l’ordre de 8 minutes ! »

Le quantième est quant à lui capable de suivre les méandres du calendrier grégorien sans autre intervention qu’un changement de date tous les 400 ans. Le calendrier grégorien donne en effet un temps moyen de l’année de 365,2425 jours. Pour assurer un nombre entier de jours à l’année, on ajoute un jour intercalaire tous les quatre ans, soit le 29 février des années bissextiles, à l’exception des années séculaires sauf si le millésime est divisible par 400. La prochaine intervention sur les montres à calendrier perpétuel aura donc lieu le 1er mars 2100, année bissextile et donc sans jour additionnel. Comme pour les deux complications précédentes, le calendrier perpétuel est également une affaire de came, en l’occurrence celle des mois programmée selon les différentes durées mensuelles et qui fait un tour en un an. Cette came présente en outre une découpe circulaire dans laquelle vient se loger la came bissextile qui fait un quart de tour par an donc un tour complet tous les quatre ans, soit un dispositif qui représente une « mémoire mécanique » de 1’461 jours !

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