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Régime minceur à Baselworld
BaselWorld

Régime minceur à Baselworld

mardi, 28 mars 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Une vingtaine de mois de conjoncture maladive a tempéré les ardeurs des horlogers et induit un large « transfert » auprès des patients. Plus fins, plus légers, plus sveltes, ce sont désormais les modèles extra-plats qui exercent le plus fort pouvoir de séduction. Record à la clé.

Il fut un temps, pas si lointain, où les manufactures se livraient une compétition féroce sur le terrain des complications horlogères. C’est à qui additionnerait le plus de fonctions dans un minimum de millimètres cubes. Cette émulation n’a certes pas complètement disparu, mais depuis que les marchés ont subi les frimas conjoncturels que l’on a connus ces 20 derniers mois ils sont devenus nettement plus frileux. Dans ce contexte assagi, où le facteur « prix » gagne en importance, c’est l’éloge de la simplicité qui l’emporte. Traduite dans le vocable de la branche, cette simplicité se mue en élégance, celle-là même qui vient flatter le plaisir égoïste du véritable amateur horloger. Au-delà des mots, aussi futiles fussent-ils, ce changement de valeurs n’a pas manqué d’engendrer une nouvelle approche de la mesure du temps qui, faute de tout complexifier, n’en demande pas moins du doigté et une maîtrise consommée dans la production de mouvements. Car faire simple ne suffit évidemment pas, encore faut-il faire mince. Et dans ce registre, la lutte est tout aussi acharnée.

Bulgari Octo Finissimo Automatique
Bulgari Octo Finissimo Automatique
Troisième record pour Bulgari

Encore une fois, le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) tenu en janvier a donné la tonalité d’une partition qui se joue également à Baselworld. Détail qui ne trompe pas, seules les manufactures les plus aguerries se sont jusqu’ici lancées dans la course à l’extra-plat. Au SIHH, on a ainsi retrouvé sur les rangs l’incontournable Piaget, qui fête cette année les 60 ans de son Altiplano avec une pièce anniversaire dotée du calibre automatique 1203P (3,00 mm de hauteur). Également de la partie, Audemars Piguet, qui présentait une Royal Oak Extra-Plate en or jaune, éditée dans un esprit résolument vintage avec son cadran à motif « petite tapisserie » et son mouvement 2121 (3,05 mm de hauteur) qui faisait ses débuts il y a une cinquantaine d’années déjà. Sans oublier Cartier, en train de donner un sérieux coup de barre à sa manufacture pour investir des eaux moins tumultueuses, qui déclinait sa Drive, symbole de sa nouvelle approche avec la Panthère, en une version Extra-Plate équipée du calibre 430 MC à remontage manuel (2,15 mm).

Drive de Cartier Extra-Plate
Drive de Cartier Extra-Plate

Ces quelques exemples montrent exactement à quel niveau de la compétition se situent les différents protagonistes, sans toutefois qu’aucune définition n’ait jusqu’ici eu force de loi dans cet univers de minceur proche de l’anorexie. Mais à l’ouverture de Baselworld, c’est encore Bulgari qui créait la surprise avec son Octo Finissimo Automatique dotée du calibre BVL 138 de 2,23 mm de hauteur logé dans un boîtier totalisant 5,15 mm : record absolu et troisième exploit pour la marque qui a déjà présenté dans la même collection le tourbillon le plus fin du marché en 2014 et, deux ans plus tard, la répétition minutes la plus svelte jamais produite. « L’élégance de l’extra-plat tient de la maîtrise des volumes et des formes, résume la Maison. L’extra-plat est une audace et une philosophie. Une manière très complexe de parvenir à l’essentiel, avec un design puissant et néanmoins minimaliste. »

Patek Philippe Calatrava 6000G
Patek Philippe Calatrava 6000G
Svelte progéniture

Pour Patek Philippe, le millésime 2017 est également une grande année, synonyme des 40 ans de son calibre 240, qui, lors de sa présentation, animait la montre Ellipse d’Or référence 3738 à la finesse remarquable malgré son remontage automatique. « En 1976, rappelle Patek Philippe, l’industrie horlogère suisse vivait des temps difficiles. Certaines entreprises avaient déjà commencé à se reconvertir dans les montres à quartz et à mettre au rebut une partie de leur parc de machines. » Rien de tel au sein de la Maison genevoise, qui se lance un pari audacieux : « développer un mouvement automatique d’une grande élégance qui pourrait damer le pion aux mouvements à quartz, non pas au niveau de la précision de marche, non pas dans le segment inférieur des prix, mais sur des critères aussi indiscutables que la beauté, la fiabilité, la durabilité ». En 40 ans, ce mouvement 240 s’est de plus révélé un excellent « tracteur » pour nombre de fonctions additionnelles au rang desquels un quantième perpétuel (calibre 240 Q de 3,75 mm de hauteur) ou une heure universelle. Aujourd’hui, c’est un calibre 240 (3,30 mm de hauteur) doté des dernières innovations technologiques de la Maison, dont son régulateur Oscillomax, qui revient sur le devant de la scène pour équiper trois nouveaux modèles : une Calatrava Squelette référence 5180/1, la montre dame de haute joaillerie référence 4899/900 et la Calatrava référence 6006, qui gagne 2 mm par rapport à la dernière version de 2005 pour un diamètre de 39 mm. Touche d’originalité : sa petite seconde à 4 h 30 datant de 1991, qui, avec le calendrier à aiguille, vient renforcer l’aspect classique vintage du modèle.

Chopard L.U.C XP
Chopard L.U.C XP

Au niveau de la hauteur de calibre, Patek Philippe n’est de loin pas le seul à venir titiller les frontières du possible. Blancpain peut également prétendre jouer dans la même catégorie avec sa Villeret Jour et Date munie du calibre automatique 1160 DD (4,60 mm). Chopard fait encore mieux avec la L.U.C XP et son mouvement automatique LUC 96.53-L à la taille de guêpe (3,30 mm), tout comme Hermès, qui s’offrait une incursion remarquée dans l’extra-plat il y a deux ans avec sa Sim équipée du mouvement automatique H1950 (2,60 mm) proposée cette année dans une version GRRRRRR !, qui figure la « délicate » rencontre entre un ours bourru et Alice Shirley, artiste qui réalise là un écran d’une rare finesse en émail miniature. On l’aura compris, ces pièces galbées au profil de rasoir occupent désormais une place de choix dans une horlogerie qui va à l’essentiel. Ne serait-ce que pour rappeler quelle fut sa fonction première avec force arguments de poids… plume.

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Slim d'HermesvGRRRRR! © Claude Joray
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