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Retour aux affaires pour Vianney Halter
Points de vue

Retour aux affaires pour Vianney Halter

Wednesday, 04 January 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Vainqueur du Prix du meilleur horloger concepteur au récent Grand Prix d’Horlogerie de Genève, Vianney Halter prépare un nouveau modèle qu’il présentera en 2012. Entretien.

Rencontré au Salon Belles Montres à Paris, Vianney Halter revient sur son parcours de ces dernières années.

Quelles ont été vos impressions lorsque vous avez appris être le lauréat du Prix du meilleur concepteur horloger ?

Cela a été une excellente surprise pour moi, d’autant que je ne m’y attendais pas du tout. Ce qui m’a également fait plaisir, c’est que ce prix ne résulte pas d’une démarche de la part de celui qui le reçoit. En d’autres termes, le jury décide librement. Pour ma part, je n’étais même pas au courant. Cela dit, j’y vois la reconnaissance du travail accompli dans la mesure où je n’ai pas vraiment produit quelque chose de nouveau cette année.

Comment se porte la Manufacture Janvier ?

La crise intervenue dans l’horlogerie dès l’automne 2008 et jusqu’à fin 2009 a marqué le rythme de l’entreprise. L’activité à baissé et j’ai dû réduire la voilure pour ne pas être obliger de contracter des dettes. Le bon côté des choses, c’est que cela m’a permis de dégager du temps pour de nouveaux projets, du temps qui manque cruellement lorsque l’on court après la production. Il m’a toutefois bien fallu redéfinir mon activité pour compenser le tassement de la clientèle tant au niveau de ma marque que des relations que j’entretiens avec d’autres entreprises en quête de particularités pour leur production. Il faut bien reconnaître que ces dernières années, le marché a été inondé. Or trop d’offres tuent l’offre. Trop de produits en tuent leur valeur.

Etes-vous aujourd’hui dans la même logique que lorsque vous avez créé l’Antiqua ?

J’ai conçu l’Antiqua sur une vision. Or la dynamique a extrêmement bien fonctionné. L’Antiqua est devenue un classique sur la base d’un design que je voulais intemporel. J’ai d’ailleurs la chance que la perception du produit n’a pas changé. On la découvre aujourd’hui comme si elle était nouvelle. Je continue donc à la vendre même si elle est moins remarquée car dans la production actuelle, elle est effectivement moins surprenante. Rien d’étonnant ! De jours, le public attend année après année des nouvelles soucoupes volantes à mettre au poignet. Mais pour répondre à votre question, heureusement, ma motivation n’est pas retombée. Je prépare donc un nouveau modèle pour 2012. Cela fait longtemps que j’y travaille mais cette fois-ci, j’ai décidé de le terminer et de préparer la production avant de le présenter et non l’inverse. Je ne veux plus de cet effet cavalerie qui consiste à annoncer une nouveauté avant qu’elle ne soit prête. Et j’espère bien que le prix que je viens de recevoir va contribuer à son succès. Alors oui, je me retrouve dans le même état d’esprit qui m’avait poussé à réaliser l’Antiqua, une pièce qui m’a demandé du temps avec peu de moyens et qui sortait clairement des sentiers battus.

Faut-il donc s’attendre à un garde-temps aussi « ébouriffant » ?

Ce produit-ci, même s’il répond à une démarche un peu plus commerciale, me correspond en tout point, à ce que je suis et ce que j’aime faire. Je voulais toutefois réaliser une pièce à la portée d’un plus grand nombre car jusqu’ici, mes montres sont restées par trop inaccessibles. In fine, il est hors de question de voler le client. Il faut que la valeur du produit soit très proche de la dépense pour l’acquérir.

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