>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Revelation, une nouvelle marque née d’une conviction...
Points de vue

Revelation, une nouvelle marque née d’une conviction partagée

vendredi, 23 octobre 2009
fermer
Editor Image
Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

Lire plus

CLOSE
5 min de lecture

Depuis 2005, Anouk Danthe et Olivier Leu travaillent d’arrache pied au lancement de leur propre marque : Revelation. Quelque quatre ans plus tard, le premier prototype est sous toit avec un lancement prévu pour Bâle 2010. Histoire d’une belle et difficile aventure. Première partie*.

Les deux designers industriels de formation, ont décidé il y a plus de quatre ans de lancer leur propre marque. Un parcours semé d’embûches qui aboutit aujourd’hui au lancement d’une nouvelle marque : Revelation. Histoire d’un rêve qui devient réalité.

Quels ont été vos parcours respectifs qui ont abouti à Revelation ?

Anouk Danthe : En ce qui me concerne, à la sortie de l’école où j’avais déjà pris une option horlogère, je suis entrée chez Jaeger-LeCoultre, une marque alors en pleine renaissance sous la conduite d’Henri-John Belmont et Günter Blümlein. Je suis ensuite passée chez Omega que Jean-Claude Biver était en train de relancer, notamment avec le mouvement à échappement co-axial. Deux ans plus tard, j’ai pris la place de responsable produits chez Audemars Piguet qui voulait également donner un coup de jeune à la marque, notamment avec une nouvelle génération de garde-temps. Mais mon désir d’indépendance a finalement été plus fort, si bien que j’ai créé ma propre entreprise avec un mandat très différent de ce que j’avais réalisé jusqu’alors, à savoir assurer la communication des vignerons vaudois !

Olivier Leu : pour ma part, j’ai fait mes débuts comme designer chez Jorg Hysek. Mais tout comme Anouk, au bout de quelques années, j’ai également voulu voler de mes propres ailes. J’ai donc fondé un bureau de design indépendant dédié à l’univers des montres et leur environnement pour le compte de différentes marques.

La création horlogère a finalement eu le dessus ?

Anouk Danthe : en effet, en 2005, vu nos expériences respectives, Olivier et moi avons commencé à mûrir une nouvelle idée consistant à mener un projet horloger jusqu’à son aboutissement, c’est-à-dire, jusqu’à l’industrialisation. A ce moment là, il n’était pas difficile de constater que l’horlogerie de grande tradition tenait la dragée haute sur les marchés sous la houlette de Maisons comme Audemars Piguet, Patek Philippe ou Vacheron Constantin pour ne citer que quelques exemples. En parallèle, on assistait à l’émergence d’un certain nombre de marques indépendantes qui se sont livrées à une forme de surenchère technologique pour aboutir à la commercialisation de ce que j’appellerais des « bêtes de foire ». Dans notre esprit, il était tout à fait possible d’allier les deux démarches pour arriver avec un garde-temps de Haute Horlogerie portable, lisible et esthétique via une mise en perspective du mouvement. D’où l’idée d’une montre « capot » que l’on peut « ouvrir » pour en admirer toute la technicité horlogère. Mais nous nous sommes alors vite retrouvés confrontés à deux problèmes, le premier concernait l’étanchéité et le deuxième bien évidement le mouvement.

Comment avez-vous procédé pour résoudre ces difficultés ?

Olivier Leu : Les possibilités de se procurer un mouvement devenaient très difficiles. Néanmoins une jeune société vaudoise a accepté de nous mettre à disposition un calibre qu’elle était en train de développer. En parallèle, nous commençons à travailler sur la boite et le système d’ouverture et d’affichage avec Exidel un bureau technique indépendant. Son patron, Wily Meier, a alors travaillé d’arrache pied pour établir les dossiers techniques notamment ceux nécessaires au dépôt des brevets.

Anouk Danthe : Et c’est là que les choses ont commencé à se compliquer. En janvier 2008, le développeur du mouvement nous informe qu’il lui est impossible de tenir son cahier des charges. Et nous sommes trois mois avant Baselworld ! Fort heureusement, nous nous sommes rendus compte qu’Exidel, en tant que bureau technique, était également spécialisé dans le développement de calibres horlogers. Grâce aux trente ans d’expérience de Wily Meier dans la conception de calibres, nous avons pris la décision de créer notre propre mouvement avec lui. Mais cette nouvelle stratégie reportait immanquablement la sortie de la marque d’une année, soit pour Baselworld 2009. Un événement inattendu est toutefois venu perturber nos plans. A ce moment là en effet, qui pouvait prévoir l’effondrement de l’économie… Notre mouvement, un tourbillon manège comme nous l’avons intitulé, fonctionnait, la boîte était prête et pourtant, nous avons une nouvelle fois décidé de tout reporter d’une année. Sage décision !Propos recueillis par Christophe Roulet*Prochain article : la naissance du tourbillon manège et du système de polarisation du boîtier

Haut de page