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« Rien que pour tes yeux »
Modes & Tendances

« Rien que pour tes yeux »

mercredi, 15 novembre 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Le récent partenariat conclu entre TAG Heuer et Bamford Watch Department, société londonienne spécialisée dans la personnalisation des montres, s’inscrit dans cette inéluctable logique voulant que pour être désirable le luxe doit être unique… ou presque.

Et de trois. Bamford Watch Department vient d’inscrire une troisième marque du groupe LVMH sur son tableau de chasse. En l’occurrence, TAG Heuer, qui rejoint Bulgari et Zenith au rang des Maisons qui, volontairement, fourniront leurs modèles à Bamford pour subir les « affres » de la création, à savoir une personnalisation selon les desiderata de la clientèle ou les envies du maître des céans. « Pour nous, il s’agit d’une étape très importante dans notre développement, explique George Bamford, fondateur de la société à Londres en 2003. Ce partenariat conclu avec TAG Heuer est en effet d’une importance capitale à plus d’un titre. Comme la marque est actuellement sous la conduite de Jean-Claude Biver, volontiers considéré comme un visionnaire par ses pairs, cela signifie non seulement que notre travail est reconnu mais également que nous allons dans la bonne direction. De nos jours, “luxe” veut dire “personnalisation”. »

Nous passons de l’ombre à la lumière.
George Bamford

Cette « étape », selon les termes de George Bamford, signifie en effet un nouveau chapitre pour la société qui s’est engagée à ne plus travailler avec d’autres marques, si ce n’est sur une base contractuelle. « Nous passons de l’ombre à la lumière », plaisante George Bamford, pendant longtemps considéré comme un enfant terrible dans l’univers horloger pour avoir « transgressé » les codes de la profession en modifiant des Rolex, Omega et autres Panerai sans rien demander à personne. Certaines Maisons n’appréciaient guère que l’on se mêle de design sur leur dos, qui plus est sans autorisation. Les clients, eux, n’ont pas mis longtemps à se laisser convaincre, d’autant que le niveau de finition des montres sortant des ateliers Bamford a toujours été irréprochable. D’autant également que le luxe est en train de passer sous les fourches caudines de la personnalisation pour un surcroît d’authenticité.

Travail sur la frustration

« De nos jours, il faut réapprendre à parler au client, poursuit George Bamford. Je dirais même qu’à l’ère des réseaux sociaux il faut développer de nouvelles interactions. Et toujours garder à l’esprit ce qui peut le rendre heureux. Ce n’est qu’à cette condition que l’on peut forcer la chance dans cet univers. Un univers où les gens veulent de l’unique, du taillé sur mesure, du personnalisé. Pourquoi le vintage est-il devenu si tendance depuis quelques années ? Parce que ces objets racontent une histoire que les amateurs portent en eux. En ce sens, ce que l’on porte sur soi, montre comprise, est encore et toujours la meilleure manière de se différencier, de s’identifier. C’est pourquoi il nous revient de proposer de nouvelles options. Et la personnalisation des garde-temps, objets on ne peut plus symboliques, en est une excellente. Sans cela, le monde serait affreusement gris. Plus je regarde le monde du luxe et plus je vois la personnalisation gagner en importance. »

Tag Monaco Heritage Matte Black Cutout © BWD
Tag Monaco Heritage Matte Black Cutout © BWD

George Bamford en veut pour preuve la fameuse vente des Omega Speedy Tuesday, montres inspirées de la Speedmaster « Alaska Project III » commémorant les cinq ans du hashtag #SpeedyTuesday lancé par fratellowatches.com. Pour mémoire, les 2 012 modèles disponibles ont trouvé preneur exclusivement sur Internet en un peu plus de 4 heures, soit une pièce toutes les 7 secondes. « Rendez-vous compte de la frustration pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’en avoir une, commente George Bamford. Et du potentiel pour tous ceux qui, du côté de l’offre, se positionnent sur ce créneau de la montre que l’on ne peut peut-être pas avoir. Pour nous, c’est inespéré. D’autant que nous ne sommes pas devenu un département de plus au sein de LVMH. Nous gardons notre indépendance et notre liberté d’esprit. C’est très important en termes de créativité. » À n’en pas douter, le discours va certainement faire son chemin auprès d’Hublot, la dernière des marques horlogères LVMH ne figurant pas encore dans le cercle des partenaires de Bamford.

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