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Rolex Deepsea − A quelle profondeur peut-on descendre ?
Histoires de montres

Rolex Deepsea − A quelle profondeur peut-on descendre ?

vendredi, 27 juillet 2018
Par Ashton Tracy
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Ashton Tracy

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5 min de lecture

Rolex a lancé la première Deepsea en 2008. Dix ans plus tard, à Baselworld 2018, la Maison présentait la dernière version du modèle. S’il ressemble aux précédents, il intègre toutefois une amélioration significative : le nouveau calibre 3235. Ce moteur puissant, doté d’une réserve de marche impressionnante de 70 heures et protégé par plusieurs brevets, emmène la Deepsea un pas en avant, prouvant que Rolex est toujours déterminée à repousser les limites.

Les Deepsea, Submariner et Sea-Dweller sont devenues des montres cultes auprès de collectionneurs et amateurs. Même la Deepsea souvent jugée trop volumineuse pour être confortable au poignet. C’est effectivement un monstre mais pour une bonne raison. Avec une étanchéité testée à une impressionnante profondeur de 3’900 mètres (12’800 pieds), elle est conçue pour résister à d’immenses pressions dans des milieux terriblement hostiles.

First Sea Dweller (1967) © Rolex
First Sea Dweller (1967) © Rolex

Lancée en 1967, la Sea-Dweller a été présentée comme une montre instrument spécialement conçue pour les plongeurs professionnels. A l’origine, elle devait résister à des profondeurs de 610 mètres (2’000 pieds) et comportait une valve à hélium co-développée par Rolex. En 1978, son étanchéité a été portée à 1’220 mètres (4’000 pieds). La Sea-Dweller allait conserver son titre de reine des profondeurs jusqu’en 2008, date à laquelle une nouveauté est entrée en scène : la Deepsea.

Deepsea (2018) © Rolex
Deepsea (2018) © Rolex

La Deepsea doit son impressionnante capacité à résister aux pressions sous-marines au système Ringlock (mentionné sur la bague autour du cadran). Système en trois parties : verre, anneau intérieur et fond du boîtier.

Alors que le verre de la Submariner mesure 2 mm d’épaisseur, celui de la Deepsea atteint 5,5 mm.
Trois tonnes de pression

Le verre bombé de la Deepsea mesure 5,5 mm d’épaisseur. C’est énorme par rapport à celle d’un verre de Submariner qui atteint à peine 2 mm, mais indispensable pour supporter une pression équivalente à celle de trois tonnes d’eau. Avec un verre ébréché ou profondément rayé, la montre peut échouer au test d’étanchéité : la seule solution est alors de remplacer le composant par un autre, non endommagé.

Pris en sandwich entre le verre et le fond, un anneau de compression en acier protège le boîtier des énormes pressions exercées dans les grands fonds. De nombreuses montres intègrent un anneau intérieur autour du mouvement. Dans la Deepsea, c’est un composant structurel permettant d’atténuer de la pression exercée sur le boîtier. L’anneau est composé d’acier enrichi à l’azote, un alliage plus résistant à la corrosion et plus solide que l’acier à haute teneur en carbone. C’est lui qui facilite la résistance du verre et du fond du boîtier aux très grandes pressions.

Fond de la Deepsea © Rolex
Fond de la Deepsea © Rolex

Normalement, c’est le boîtier lui-même qui assure la résistance d’une montre aux pressions. Le verre est ajusté à la carrure via un joint, idem pour le fond. Dans la Deepsea, le verre et le fond sont séparés du boîtier et l’anneau de compression interne absorbe la tension. Cette construction autorise un diamètre relativement normal, de seulement 1 mm de plus que celui d’une Sea-Dweller courante.

Un fond en titane

Les fonds des Submariner et Sea-Dweller sont en acier de haute qualité 904L, un choix qui ne convient pas à la Deepsea conçue pour plonger à une plus grande profondeur. A la place, Rolex utilise du titane grade 5 qui surpasse l’acier en matière de résistance à la pression et à la traction, avec une limite d’élasticité supérieure. Comme indiqué précédemment, le fond en titane repose directement sur l’anneau intérieur (séparé par un joint). Ensuite, on le maintient en place à l’aide d’un anneau extérieur en acier vissé sur le boîtier.

On m’a montré une Sea-Dweller descendue aux profondeurs d’une Deepsea. Aïe !

Lors de ma visite chez Rolex à Genève, on m’a montré une Sea-Dweller qui avait été descendue à la profondeur d’une Deepsea et, croyez-moi, cette vision a été une révélation. Le fond semblait avoir été fracassé avec un marteau. Le mouvement ressortait par le devant du boîtier et le cadran était passé en force à travers le verre brisé. C’était affreux à voir ! J’ai alors pleinement pris conscience de la technologie contenue dans la Deepsea.

Deepsea (2018) © Rolex
Deepsea (2018) © Rolex

Un plongeur de formation PADI moyen a-t-il besoin d’une montre qui l’accompagnerait à 3’900 mètres (12’800 pieds) de profondeur. Pas vraiment. En réalité, il n’y a aucune raison pour que Rolex propose la Deepsea au client lambda mais je suis naturellement ravi qu’elle le fasse. C’est une montre porteuse d’un message qui dirait : « Hé, voyez ce que je peux faire ! ». Et avec l’amélioration apportée par le calibre 3235 cette année, je ne l’imagine pas disparaître de sitôt.

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