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Rolex Submariner, la performance en eaux profondes
Histoire & Pièces d'exception

Rolex Submariner, la performance en eaux profondes

Wednesday, 06 March 2019
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Marie de Pimodan-Bugnon
Journaliste indépendante

“Il faut absolument être moderne.”

Arthur Rimbaud

De la passion, beaucoup de curiosité et une bonne dose d’émerveillement ! La recette essentielle pour raconter les mille et une facettes de l’horlogerie…

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6 min de lecture
Rolex Submariner
Rolex
Fabio Teta
Sa robustesse, sa précision et sa fiabilité à toute épreuve ont fait de la Sub une véritable légende dont j’apprécie autant l’histoire que l’esthétique sportive. Dans le domaine de la plongée, c’est LA référence incontournable.
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Sortie des ateliers de Rolex en 1953, l’Oyster Perpetual Submariner fut la première montre-bracelet étanche à 100 mètres. Immersion dans l’histoire de cette plongeuse mythique devenue une référence dans le monde des abysses.

Une carrure athlétique, une large lunette tournante graduée, des triangles inversés sur la lunette et le cadran, des index luminescents… Son look ne laisse aucun doute sur sa fonction : la Submariner représente l’archétype même de la montre de plongée sous-marine. Mais c’est avant tout pour ses qualités indispensables aux activités aquatiques que cette créature de la mer a acquis son statut légendaire. Quand elle voit le jour en 1953, l’Oyster Perpetual Submariner s’impose comme une vraie révolution dans le monde de l’horlogerie en garantissant une étanchéité jusqu’à une profondeur de 100 mètres – laquelle sera d’ailleurs portée à 200 mètres dès la même année.

Oyster Perpetual Submariner © Rolex
Oyster Perpetual Submariner © Rolex

Cette grande première horlogère s’inscrit tout naturellement dans l’histoire de Rolex. Dès 1926, sous l’impulsion visionnaire de son fondateur, Hans Wilsdorf, la marque à la couronne s’illustre avec la création de l’Oyster, première montre-bracelet étanche au monde : « Sans cesse, je répétais à mes collaborateurs techniques : “Nous devons arriver à créer un boîtier dont l’étanchéité garantisse définitivement nos mouvements de précision contre les dégâts de la poussière, de la transpiration, de l’eau, du chaud et du froid. Alors seulement sera assurée la précision parfaite de la montre Rolex.” » Malgré les nombreuses réticences de ses pairs qui n’en voyaient pas l’utilité, Hans Wilsdorf persévère et relève le défi de l’étanchéité en développant le désormais célèbre boîtier muni d’un système breveté de lunette, de fond et de couronne de remontoir vissés. Une nouvelle ère commence alors : « Les autres fabriques ne purent faire autrement que de suivre ce mouvement, qui devait avoir des répercussions énormes pour l’horlogerie suisse, écrivait le fondateur de Rolex en 1945. Il s’est avéré en effet que, depuis ce moment-là (1927), c’est pour plus d’un milliard de francs suisses qu’il s’est exporté de montres-bracelets étanches, à travers les cinq continents. »

Au début des années 1950, Rolex franchit un nouveau cap en proposant des versions professionnelles de l’Oyster.
De l’Everest aux fonds sous-marins

Au début des années 1950, la question de l’étanchéité ne fait plus de doute pour les maisons horlogères et les constructeurs de boîtiers helvétiques. Mais Rolex franchit un nouveau cap avec un temps d’avance en proposant des déclinaisons professionnelles de l’Oyster. La première à ouvrir le bal en 1953 sera l’Oyster Perpetual Explorer à la suite de la première ascension réussie de l’Everest. Puis, toujours la même année, c’est au tour de l’Oyster Perpetual Submariner de conquérir le monde sous-marin avec sa lunette tournante graduée permettant de lire les temps d’immersion et surtout, comme évoqué, son étanchéité garantie jusqu’à 100 mètres. Par rapport à l’Oyster d’origine, l’exploit repose notamment sur le tout nouveau système breveté Twinlock doté de deux zones d’étanchéité sur la couronne, l’une à l’intérieur du tube, l’autre en fond de couronne, ce qui permettait alors de rendre le boîtier parfaitement étanche même lorsque la couronne n’était pas tout à fait vissée.

En 1962, Sean Connery défendait déjà la couronne d’Angleterre une Submariner au poignet.

Les pionniers de la plongée sous-marine ne tardent pas à être conquis par cette nouveauté. Dans un document datant de 1953, Dimitri Rebikoff, ingénieur français spécialisé dans la recherche sous-marine, salue ses performances : « Nous pouvons confirmer que cette montre nous a non seulement donné entière satisfaction dans des conditions de plongée particulièrement difficiles et souvent fatales pour le matériel utilisé, mais également qu’elle est devenue un accessoire indispensable à toute plongée avec un matériel indépendant. » Les explorateurs de tous poils adopteront aussi rapidement cette championne de l’étanchéité, tout comme les simples amateurs séduits par l’aura de cette pièce d’exception. Les exploits de James Bond y sont d’ailleurs sans doute pour quelque chose. En  1962, Sean Connery défendait la couronne d’Angleterre une Submariner au poignet. Idem dans Bons baisers de Russie, Goldfinger et Opération Tonnerre. Son successeur, Roger Moore, l’utilisera même comme outil de survie dans Vivre et laisser mourir pour couper des cordes avec la lunette transformée en scie circulaire.

Jusqu’à 300 mètres

Si la toute première version de la Submariner fait toujours figure de référence, cette montre conçue comme un instrument de survie sous-marin a connu de nombreuses évolutions, tant techniques qu’esthétiques. Son étanchéité a notamment été portée à un minimum de 300 mètres. Sur le plan du design, les dernières déclinaisons de la Submariner remontent à 2012. Le boîtier Oyster a été subtilement retravaillé. La couronne de remontoir Triplock, munie d’un système de triple étanchéité, est solidement vissée sur le boîtier. Afin d’assurer une parfaite lisibilité dans l’obscurité, les grands index et les aiguilles bénéficient de la luminescence Chromalight. Pour une résistance accrue, la lunette tournante unidirectionnelle crantée est quant à elle parée d’un disque en Cerachrom.

Oyster Perpetual Submariner Date © Rolex
Oyster Perpetual Submariner Date © Rolex

Côté mouvement, les calibres automatiques 3130 et 3135 Superlative Chronometer animent respectivement les modèles Submariner et Submariner Date. Un gage de précision auquel il faut encore ajouter la fiabilité du bracelet Oyster équipé d’un fermoir de sécurité Oysterlock prévenant toute ouverture accidentelle. Sans oublier le système Glidelock permettant d’ajuster le bracelet par-dessus une combinaison de plongée, sans outils ni accessoires. Une panoplie d’excellence pour ce grand classique horloger qui décline ses performances dans le royaume des abysses depuis 1953.

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