>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Salon du luxe au Vietnam
Economie

Salon du luxe au Vietnam

lundi, 28 novembre 2011
fermer
Editor Image
Franco Cologni
Président du Comité Culturel de la FHH

“Le talent nécessite toujours de l’effort, de l’engagement, des heures passées à perfectionner un geste qui devient, jour après jour, un don.”

Entrepreneur dans l’âme, Franco Cologni, pourtant homme de lettres, s’est rapidement lancé dans les affaires pour devenir un personnage clé du groupe Richemont.

Lire plus

CLOSE
3 min de lecture
S

Du 1er au 3 décembre, Ho-Chi-Minh accueille le premier Salon du Luxe jamais organisé au Vietnam. Une avancée, un défi, un hasard ? En tout cas une affirmation : celle que, chaque jour un peu plus, l’Asie ne représente pas qu’une menace mais une opportunité.

Il existe une possibilité réelle pour les maisons du luxe d’entrer en dialogue avec de nouveaux marchés, plus difficiles à conquérir : difficiles non pas tant parce qu’ils seraient truqués ou viciés mais parce que, lorsqu’on aborde une terre inconnue il faut, pour demeurer fidèle à son identité et à l’authenticité de son produit, être attentif et éviter des raccourcis périlleux.

Le Vietnam n’est entré à l’OMC qu’en 2007 et, après quatre ans seulement, il accueille un événement qui voit affluer des exposants issus d’environnements où les jets privés côtoient les yachts de luxe, les montres de légende, les garde-temps de la Haute Joaillerie ou les accessoires sur mesure.

A qui est destinée cette exposition ? A un public local de nouveaux riches ? A un public international de curieux et de connaisseurs ? A un mélange inédit de toutes les catégories que les champions du marketing nous ont habitués jusqu’ici à considérer comme des « clients » alors qu’ils doivent plutôt être classés comme commanditaires. « Time will tell », disent les Anglais.

Mais une constatation s’impose : le format du Salon du Luxe, autrement dit un espace conçu et installé pour accueillir de véritables trésors du design, de l’artisanat et de la technologie, semble toujours en vogue.

Attention : le concept de « salon du luxe » dans un climat social aussi agité qu’en ce moment pourrait ne plus être un signe de renaissance mais bien de décadence. Ces fêtes et ces fastes me rappellent tristement la fin d’une époque.

Vous souvenez-vous du film Abandon Ship ! ? A revoir, encore que maintenant on ne le trouve plus que dans les cinémathèques. De nos jours, à mon avis, l’unique opportunité pour ce qu’on appelle le « luxe » – qui est en train de devenir un vilain mot – est de retrouver ses valeurs culturelles. Il y en a tant, comme nous le narre l’Histoire.

Aujourd’hui, le luxe n’est plus seulement du marketing et une bonne affaire pour qui la réalise ; ni l’ostentation des ses richesses pour qui l’acquiert. C’est la culture du beau et du bien fait. Si ce n’était le cas, la vague de l’éphémère nous engloutira dans la mer démontée du présent, une vague capable d’enfler en tsunami.

Haut de page