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Seiko monte au filet
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Seiko monte au filet

mardi, 21 juin 2016
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Alex Ballmer
Spécialiste des réseaux sociaux et amateur de Haute Horlogerie

“Le temps qui passe est à jamais perdu.”

« La Haute Horlogerie, c’est pire qu’une addiction. »

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6 min de lecture

L’ambassadeur phare de la marque nippone Novak Djokovic va bientôt remettre son titre en jeu sur le gazon de Wimbledon. L’occasion d’évoquer Seiko et ses modèles, aussi variés que le jeu de jambes du tennisman.

Tout comme Novak Djokovic aujourd’hui, Seiko est arrivé à l’époque sur un terrain dominé par la Suisse. Même si la notoriété de la marque fondée en 1882 à Tokyo n’était plus à faire au Japon, il lui était très difficile de venir détrôner les meilleurs joueurs mondiaux, quasiment tous installés dans les vallées helvétiques, d’où ils exerçaient une véritable hégémonie sur le monde. Il aura fallu attendre une invention qui allait révolutionner à jamais le monde horloger pour que Seiko s’arroge le feu des projecteurs.
Mais pour y parvenir, pour mettre au point « la » montre à quartz révolutionnaire, l’équipe R&D de Seiko a dû travailler d’arrache-pied. En sachant que cette technologie n’était pas réellement nouvelle. Des horloges à quartz étaient en effet déjà utilisées dans les années 1940 par certains laboratoires de mesure du temps. Ces horloges présentaient néanmoins un inconvénient de taille : elles remplissaient une salle entière. Les miniaturiser, tel était le défi relevé par Seiko. Avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, les Suisses sont déjà en train de s’échauffer sur cette même technologie. Mieux, un premier prototype de montres à quartz, le calibre 21, est déjà sorti en 1967 du Centre électronique horloger créé par la Fédération horlogère et cofinancée par 21 entreprises horlogères suisses concurrentes. En un mot, Seiko dispose d’un an !

Seiko Quartz Astron
La révolution en marche

La suite, tout le monde la connaît. La Seiko Astron est dévoilée au grand public le 25 décembre 1969. Ce modèle représente la première montre à quartz commercialisée sur le marché avec une précision qui ne s’exprime plus en seconde par jour mais en seconde par an. Pour bien saisir ce pas de géant réalisé dans la précision horlogère, quelques explications techniques s’imposent. Une montre mécanique a besoin d’être remontée manuellement ou grâce à une masse oscillante pour fonctionner. Lorsque la tige de remontoir est actionnée, un ressort s’enroule autour de l’arbre de barillet, ressort qui, en reprenant progressivement sa forme initiale, entraîne le train de rouages qui agit sur l’échappement. Ce dernier donne alors les impulsions au balancier qui divise le temps. Dans le cas d’une montre à quartz, le cœur de la montre est constitué par un circuit intégré. La division du temps est opérée par un oscillateur à quartz vibrant sous l’effet de l’énergie électrique fournie par une pile. L’extrême précision des montres à quartz vient de la fréquence très élevée des vibrations, soit 32 Hz, contre 3 à 5 Hz pour les montres mécaniques.

Kintaro Hattori, fondateur de Seiko © Seiko

Une vingtaine d’années après cette révolution qui a changé à jamais l’horlogerie, Seiko préparait déjà son prochain grand chelem. Pour fonctionner, une montre à quartz a besoin d’une pile. Or les piles, polluantes, sont d’une durée limitée. Pour Seiko, un tel désagrément devait être solutionné. Mais comment conserver la précision du quartz sans pile ? En s’inspirant des montres automatiques, les ingénieurs pensent alors à utiliser un rotor. Le seul problème, il faut une énergie régulière et en quantité suffisante pour générer de l’électricité. Ils vont ainsi mettre au point un mouvement à quartz moins gourmand en énergie, un système de stockage d’électricité et un rotor suspendu qui, grâce à une lévitation magnétique, ne touche jamais le boîtier. Autant de prouesses technologiques qui aboutissent à la toute première montre à mouvement Kinetic, la 7M.

Grand Seiko
La première Grand Seiko de 1960 © Seiko
Déferlante de savoir-faire

Mais Seiko n’a pas vendu son âme à la sacro-sainte innovation technologique. Pour preuve, la gamme Grand Seiko qui incarne le savoir-faire de la marque dans les montres mécaniques haut de gamme, véritable fer de lance de la Maison sur son propre territoire. Depuis 1960, les modèles Grand Seiko gardent cette même identité : design épuré, index bâtons, aiguille dauphine, logo « gothique », lion – symbole du grade chronomètre – gravé au dos et, surtout, un mouvement manufacturé.

Grand Seiko
La Grand Seiko présentée en 2016 à Baselworld © Seiko

La messe est-elle dite ? Rien n’est moins sûr tant Seiko n’est jamais avare de surprises. Lors du denier Baselworld 2016, la Maison dévoilait son Fugaku Tourbillon, une édition limitée de huit pièces et pour ce tout premier tourbillon de la marque né dans ses ateliers Credor (tiré du français « crète d’orc »), sa filiale active dans les montres de prestige réalisées uniquement en métaux précieux. C’est grâce à l’expérience des maîtres artisans de l’atelier que ce modèle a vu le jour. En l’occurrence, c’est le maître artisan Satochi Hiraga qui a créé et emboîté le calibre 6830, mouvement basé sur la famille du calibre 68 qui vient équiper cette Fugaku.

Seiko Credor
Seiko Credor Fugaku Tourbillon

Afin de réduire au maximum le poids de la cage, celle-ci est réalisée pour partie en titane. Au final, ce calibre 6830 affiche une épaisseur de seulement 1,98 mm pour un diamètre de 25,6 mm, le positionnant parmi les tourbillons les plus fins jamais réalisés. À titre de comparaison, le tenant du titre, le calibre de la Bulgari Octo Finissimo Tourbillon, mesure seulement 1,95 mm d’épaisseur. Seule la précision laisse encore à désirer avec une marge d’erreur comprise entre – 10 et + 15 secondes. On peut toutefois faire confiance à Seiko quant à ses capacités de transformer l’essai. Comme le montre la vague en or présente sur les deux faces de la montre, un motif inspiré de La Grande Vague de Kanagawa du peintre Hokusai, Seiko est bien décidé à tout emporter sur son passage.

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