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Seiko : nouveau musée tokyoïte
Economie

Seiko : nouveau musée tokyoïte

mercredi, 3 octobre 2012
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Yannick Nardin
Rédactrice indépendante

“Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais par manque d’émerveillement.”

Gilbert Keith Chesterton

« Une montre c’est une fenêtre sur le génie humain ! » Et si tout n’avait pas été dit ?

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4 min de lecture

Au printemps 2012, Seiko inaugurait dans la capitale nippone un espace d’exposition remanié. En vedette : une histoire de l’horlogerie, la vie du fondateur et les modèles horlogers de l’entreprise au fil des ans.

Parlez-vous japonais ? Seiko signifie « précision et succès » ! Le musée de la marque entend bien illustrer ses qualités. Au fil de la visite, l’histoire de son univers horloger est contée, depuis la fondation en 1881 avec, en préambule, des pièces sur l’histoire de la mesure du temps. L’espace se présente aussi comme plus ouvert que l’ancien Seiko Institute of Horlogy – créé pour le centenaire – et avec des visées didactiques à l’intention des jeunes générations.

Les Japonais avaient pour habitude de payer leurs fournisseurs deux fois l’an !
« Always ones step ahead of the rest »

Régler les fournisseurs tous les mois. À la fin du XIXe siècle, ce choix distingue le fondateur de Seiko, M. Kintaro Hattori, de ses concurrents. En effet, les Japonais avaient pour habitude de payer leurs fournisseurs deux fois l’an ! Grâce à sa fiabilité, M. Hattori obtient la priorité sur la livraison d’horloges, américaines d’abord, puis de montres suisses. Son magasin de luxe, Wako, connaît ainsi un grand essor. Puis M. Hattori décide de fabriquer ses propres produits, à commencer par des horloges. S’ensuit l’ouverture de sa propre usine, baptisée « Seikosha », qui deviendra Seiko. Dès 1892, Seiko produit ses premières horloges avec mouvement en propre. À partir de la fin du siècle, le même procédé sera appliqué pour les montres de poche puis les montres-bracelets. Le musée Seiko retrace aujourd’hui la vie de la marque et de son fondateur, connu pour son moto : « Always ones step ahead of the rest ».

Du gnomon à la Seiko Astron GPS Solar

Le musée raconte l’histoire de la mesure du temps avec des pièces de collection, telles des versions modifiées par les Japonais d’horloges anglaises, importées dès 1551. À l’époque, le système de mesure du temps nippon différait selon la durée du jour et de la nuit. Le système de folio, inventé en Europe, se doubla donc à l’empire du Soleil levant d’un second folio. Les poids sur ce folio supplémentaire étaient ajustés toutes les deux semaines pour correspondre aux variations saisonnières. En 1873, l’empereur Meiji simplifia les choses en adoptant la mesure du temps internationale, à des fins commerciales.

Aujourd’hui, la marque produit tous les composants de ses montres.
Un panel d’innovations

Le visiteur découvre ensuite les modèles développés au fil des années par la marque. Inspirées de modèles suisses, ou alors exécutées en premières mondiales, ces montres reflètent la maîtrise technique de Seiko en horlogerie au fil des ans. Pour exemples, en 1969, la première montre à oscillateur à quartz, la Seiko Quartz Astron, puis la Kinetic Perpetuel, la Spring Drive, ou encore la Grand Seiko 36’000 alternances. Aujourd’hui, la marque produit tous les composants de ses montres, hormis cuir de crocodile et rubis. Dernière preuve en date du potentiel innovant de Seiko, la Seiko Astron GPS Solar trône en bonne place. Le modèle s’adapte automatiquement à l’heure locale grâce à un système GPS et fonctionne à l’énergie solaire.

Des découvertes étonnantes ponctuent en outre la visite du musée Seiko, comme le premier film publicitaire de Seiko, réalisé au début des années 1950, ou alors une montre-télévision datant du début des années 1980. Le visiteur ne parlant pas japonais sera toutefois pris de court par l’absence, en général, de traduction anglaise des légendes et explications. Le musée abrite aussi les archives de Seiko, disponibles à la consultation.

L’expérience du mécanisme

L’actuel président de Seiko Watch Corporation, M. Shinji Hattori, arrière-petit-fils du fondateur, a voulu ce nouveau musée plus ouvert et plus interactif que l’ancien Seiko Institute of Horology. Une mission taillée pour l’actuel directeur, M. Akira Suzuki, qui avoue un réel plaisir à donner le goût de la montre aux jeunes générations japonaises à travers des ateliers d’initiation où de jeunes enfants montent leur première montre à quartz.

The Seiko Museum, ouvert depuis le 1er avril 2012
remplace le Seiko Institute of Horlogy (1981-2012).

HigashiMukojima 3-9-7,
Sumida-ku, Tokyo 131-0032
Tél. : 03-3610-6248

Ouvert tous les jours de 10 h à 16 h, sauf lundi et vacances publiques
Entrée gratuite

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