>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Sotheby’s disperse la collection de George Daniels à Londres
Culture

Sotheby’s disperse la collection de George Daniels à Londres

jeudi, 18 octobre 2012
Par Danièle Chambas
fermer
Danièle Chambas

Lire plus

CLOSE
4 min de lecture

Vente aux enchères exceptionnelle le 6 novembre prochain, soit 137 pièces ayant appartenu à George Daniels, « l’horloger de génie du XXe siècle ».

C’est une vente aux enchères tout à fait exceptionnelle qui se déroulera le 6 novembre prochain chez Sotheby’s à Londres. En effet, l’intégralité de la collection personnelle de George Daniels (1926-2011), surnommé « l’horloger de génie du XXe siècle », sera vendue aux enchères. Soit 137 lots.

Cent pièces sont des horloges, des montres de poche et bracelet du XVIIe au XXI siècle signées de noms aussi célèbres que John Harrison, Thomas Tompion ou Joseph Knibb. Vingt-sept montres ont été fabriquées par George Daniels lui-même dans son atelier de l’île de Man, dont neuf réalisées au complet par le maître horloger anglais (lots 9 à 17), du mouvement à complication aux vis en passant par le boîtier et le cadran, soit pas mois de 3’000 heures de travail pour chacune d’entre elles. Rappelons que ce surdoué de l’horlogerie a construit sa première montre-bracelet « chronographe » en 1991 (lot 13). Une dizaine de lots est constituée de bronzes, livres, manuscrit et outils horlogers.

George Daniels a dédié toute sa vie à sa chère horlogerie, mis à part les moments consacrés à son autre passion : les voitures anciennes. Une saga qui a débuté à l’âge de 5 ans, lorsqu’il s’ingénie à remonter une montre cassée abandonnée par ses parents. Mécanicien de profession, il s’établit ensuite comme horloger-rhabilleur de pièces anciennes. Il ne pouvait résolument en rester là. Tout naturellement, il commence alors à construire un… chronomètre de marine. Il ne s’arrêtera jamais.

Une carrière hors du commun

Autodidacte, spécialiste d’Abraham-Louis Breguet, auteur de plusieurs ouvrages techniques sur l’horlogerie, George Daniels est surtout mondialement connu en tant qu’inventeur de l’échappement « co-axial », un mécanisme révolutionnaire développé dans les années 1970 dont il va équiper l’ensemble de ses garde-temps. En 1975, une Omega Speedmaster cal. 1045 est montée avec son échappement. Patek Philippe puis Rolex s’intéressent à son invention, mais c’est finalement le groupe Swatch qui lance en 1999 la « Millennium » Omega, équipée du célèbre échappement co-axial, dont elle garde l’exclusivité avec Roger Smith. Dans ces circonstances, inutile de dire que George Daniels a été maintes fois récompensé pour son génie inventif.

François-Paul Journe, l’un de ses nombreux admirateurs, explique : « Sans son exemple, je n’aurais certainement pas eu l’audace de construire ma première montre ! » L’horloger genevois relève également que George Daniels a eu le courage de fabriquer sa première pièce en 1969 alors que le quartz était roi, montrant ainsi la voie à tous ceux pour qui la mesure du temps est affaire d’horlogerie d’art. Le produit de cette vente aux enchères sera versé à l’« Educational Trust », créé par le maître horloger.

Lot 9 : montre de poche en or jaune pour voyageurs de l’espace fabriquée par Gorge Daniels en 1982, double échappement, temps sidéral, phases de lune, indications équation du temps.
Estimation : GBP 400’000-600’000 / USD 635’000-950’000 / CHF 599’000-899’000.
Lot 10 : montre grande complication George Daniels, 1987, or jaune, tourbillon une minute, échappement co-axial, répétition minute, calendrier perpétuel, équation de temps et phases de lune, thermomètre.
Estimation : GBP 500’000-800’000 / USD 790’000-1’270’000 / CHF 749’000-1’199’000.
Lot 13 : première montre-bracelet avec tourbillon fabriquée par George Daniels en 1991, or jaune, tourbillon quatre minutes, échappement co-axial.
Estimation : GBP 150’000-250’000 / USD 257’000-395’000 / CHF 224’000-374’000.
Lots 57, 58 et 59 : ouvrage The Art of Breguet par George Daniels, 1975, reliure cuir.
Estimation : chaque exemplaire GBP 800-1’200 / USD 1’300-1’900 / CHF 1’200-1’800.
Lot 62 : chronomètre de marine « deux-jours » signé Breguet & Fils, boîte en acajou, 1818.
Estimation : GBP 20’000-30’000 / USD 31’600-47’400 / CHF 30’000-44’964.
Lot 130 : rarissime petite horloge de table à sonnerie romaine en ébène et argent, cadran velours, signée Joseph Knibb (1677).
Estimation : GBP 600’000-900’000 / USD 950’000-1’430’000 / CHF 899’000-1’349’000.
Lot 131 : horloge de parquet en ébène à sonnerie signée Joseph Knibb, 1685.
Estimation : GBP 200’000-300’000 / USD 216’000-474’000 / CHF 299’000-449’000.

Haut de page