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Superman, un héros aux goûts « classiques »
Points de vue

Superman, un héros aux goûts « classiques »

vendredi, 29 avril 2016
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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8 min de lecture

Depuis qu’il s’est vu confier la panoplie complète de Superman, cet homme d’acier au physique aussi inoxydable qu’une montre de plongée a réussi une percée top chrono à Hollywood. Rencontre avec Henry Cavill, une star de la Perfide Albion qui n’a plus une minute à lui…

Super décalage avec le mythe

Avant d’incarner Superman, je n’avais jamais lu les comic books parlant de ses exploits. Dans ma famille, on ne lisait pas ce type de publications. Il faut dire que mes parents m’avaient envoyé en pension. Mon quotidien, c’était étudier, écrire des essais, manger, dormir et faire du sport. Il n’y avait en outre aucune boutique de comic books dans les parages. En revanche, j’avais accès à la télé et j’ai eu l’occasion de regarder des dessins animés avec ce super-héros. Avec le temps, je me suis donc familiarisé avec ce symbole de la bannière étoilée. Ce que j’aime chez lui, c’est sa dualité. Malgré ses superpouvoirs, on le sait faillible et même mortel au contact de la kryptonite. Je trouve d’ailleurs que ce qui manque à Superman, c’est une montre qui l’alerte chaque fois qu’il s’approche dangereusement de cette matière extraterrestre. (rires) Cela lui aurait évité bien des déboires !

Une montre, c’est de la communication non verbale au poignet.
Le charme indiscret des montres d’espion

Pendant le tournage de la version ciné de The Man From U.N.C.L.E., j’ai fait quelques recherches sur les accessoires masculins et notamment les montres portées par des espions mythiques. Force est de constater que ces derniers investissaient souvent dans des modèles ostentatoires. Des montres tellement belles mais si imposantes que l’on ne voyait qu’elles. Le souci, c’est qu’une montre vous en dit tellement sur celui qui la porte ! Pas seulement sur son niveau de vie, mais aussi sur son mode de vie. Une montre, c’est de la communication non verbale au poignet. Ce qui est assez paradoxal finalement, car la fonction, la spécificité même d’un espion, c’est la discrétion. Un bon espion, c’est quelqu’un qui sait se faire oublier. Ce n’est certainement pas quelqu’un qui se balade avec une pièce d’horlogerie d’exception, ou alors c’est qu’il a envie de brouiller les pistes !

Une montre classique à aiguilles, c’est bien plus chic que de gros chiffres qui clignotent.
À l’heure de la séduction

N’importe quel homme qui exercerait mon job aurait une tête de gravure de mode. Je n’ai aucun mérite. On me coiffe bien. On me maquille bien. On m’habille bien. On me chausse bien. On me filme toujours avec le meilleur angle et avec la plus belle lumière possible. Et en prime, on me fait passer pour un individu très intelligent en laissant croire que tout ce qui sort de ma bouche est de mon cru. Remettons les pendules à l’heure si vous me le permettez. Sans l’intervention de scénaristes multi-awardisés, mes propos n’auraient aucun relief. Maintenant, je ne suis pas dupe. Nous vivons tous dans la société de l’image et du paraître. Quand j’étais plus jeune, je me souviens d’avoir lu La laideur se vend mal de Raymond Loewy, l’un des papes du design moderne. C’est toujours d’actualité. Aujourd’hui encore, quand on achète un produit, on regarde son look, sa forme… On est en revanche beaucoup plus exigeant en termes de solidité et de fiabilité. Moi, par exemple, j’aime les montres qui se font oublier dans l’action. Ce que je veux dire par là, c’est qu’elles doivent être pensées pour durer. Pendant longtemps, j’ai possédé des montres à cristaux liquides, car je trouvais cela pratique. Mais l’aspect esthétique et la noblesse des matériaux ont regagné du terrain et je dois dire qu’une montre « classique » à aiguilles, c’est bien plus chic au poignet que de gros chiffres qui clignotent. Je suis sûr d’ailleurs que derrière ces montres à aiguilles, il y a une technologie de pointe.

Henry Cavill
Henry Cavill
Gagner du temps

Je suis dingue de voitures. Le problème, c’est que j’habite à Londres. Or se déplacer dans le cœur de la City est un véritable défi. Comme je ne veux pas perdre mon temps dans les embouteillages, j’emprunte les taxis ou le métro. Quoique le métro, c’est un peu risqué, car si vous vous retrouvez dans un wagon avec des fans, les probabilités d’en sortir en un seul morceau sont très faibles. Il n’empêche, dans le futur, je vais certainement m’intéresser un peu plus aux voitures. J’adore notamment la nouvelle Bentley sportscar. Une voiture concept qui, je l’espère bien, sera bientôt produite en série. On parle de plus en plus de voitures sans conducteur en ce moment. Avec ses avantages et ses dangers. En ce qui me concerne, j’ai encore une approche très conventionnelle de la conduite. Je ne me sentirais pas à l’aise en étant dirigé par un ordinateur. C’est un peu comme ces montres truffées de fonctions diverses. On s’y perd. On se disperse. J’aime que les choses soient ramenées à l’essentiel.

Je possède plusieurs montres dont une Omega de Ville Hour Vision.
Perdre du temps

Batman vs. Superman me donne à nouveau la possibilité et l’insigne honneur de remettre le costume de l’homme d’acier. Tout le monde me demande combien de temps cela prend pour enfiler cette panoplie très moulante. Montre en main, je dirais que mon record, c’est huit minutes ! Mais mieux vaut prendre un quart d’heure pour éviter de l’abîmer ou de la déchirer, même si j’en ai plusieurs à disposition. Le costume a subi quelques évolutions dans ce nouveau film de Zack Snyder. On l’a notamment équipé d’une braguette, car je n’en pouvais plus de passer ma vie devant les WC à me débattre avec la panoplie de Superman. Si vous saviez, on a frôlé l’incident un nombre de fois incalculable ! (rires) On a également un peu élargi le costume, car mon entraîneur Michael Blevens m’a fait prendre encore plus de volume musculaire. Avec Ben Affleck, qui joue Batman, nous n’avons pas voulu faire de concours de biceps ou de pompes ! De toute manière, les scènes topless, nous ne les avons pas tournées ensemble. Notre entraînement ne se faisait pas non plus au même endroit. Maintenant, on sentait bien qu’il y avait une forme de rivalité, de compétition entre nous sur le plateau. Elle était palpable. Elle était surtout voulue parce que ces deux personnages ne peuvent définitivement pas se sentir dans cette histoire et nous voulions, Ben et moi, que ça suinte à chaque image.

Henry Cavill
Minutes de relâchement et timing serré

Entre les deux tournages de Superman, je vous rassure, j’ai pu me faire plaisir en avalant quelques pizzas. D’ailleurs, depuis que je fais la promo de Batman vs. Superman aux quatre coins du monde, ce n’est pas évident de manger sainement. En d’autres termes, je vais devoir travailler beaucoup plus dans la salle de gym afin d’éliminer toutes ces calories. L’entraînement de Superman recommencera dès que j’aurai fini la promo de ce film. Après ça, je vais tourner Justice League, et là, fini les écarts. J’ai hâte de retrouver la fonte. Pour être honnête, quand je ne sue pas, quand je ne me lance pas des défis physiques, j’ai l’impression de faire du surplace. Pour devenir un Superman crédible, je dois absorber l’équivalent de 6 000 calories par jour et faire de la gym pendant plus de deux heures au quotidien, voire parfois le double. Mon petit doigt me dit que dans les semaines à venir, la fonction chrono de ma montre va beaucoup me servir. J’en possède plusieurs dont une Omega de Ville Hour Vision.

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