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TAG Heuer démarre la production de son nouveau calibre 1969
Actualités

TAG Heuer démarre la production de son nouveau calibre 1969

lundi, 02 décembre 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Nouveau calibre, nouvelle usine, la Maison horlogère inaugurait en novembre ses installations de Chevenez dans le Jura suisse. D’ici à 2016, la production actuelle de mouvements manufacture devrait doubler à 100’000 pièces.

Dans les nouveaux ateliers que TAG Heuer inaugurait début novembre à Chevenez, dans le Jura suisse, un grand écran permettait de suivre le travail à l’établi d’un horloger chargé de poser l’organe réglant dans l’un des tout premiers calibres 1969. Pour cette journée d’inauguration de son usine flambant neuve, la marque tenait en effet à démontrer le fruit de ses efforts : « Et comme vous le voyez, le cœur bat ! » s’exclamait Stéphane Linder, le nouveau patron de la Maison. Avec ce mouvement, TAG Heuer vient en effet de franchir un nouveau pas vers son indépendance industrielle. Désormais répartie sur quatre sites, à La Chaux-de-Fonds (R&D et assemblage), Cornol (Cortech, boîtes), Tramelan (ArteCad, cadrans) et désormais Chevenez (production et assemblage), la marque a clairement gagné en autonomie.

Dès l’an prochain, nous serons le premier fabricant suisse de chronographes mécaniques de manufacture.
Stéphane Linder
Deux ans de développement sur le 1969

« À la base de cette démarche qui aura nécessité quelque 40 millions de francs d’investissement sur cinq ans, il y a bien évidemment un problème d’approvisionnement, détaillait Stéphane Linder. Le groupe Swatch a tellement besoin de ses propres mouvements mécaniques pour alimenter sa croissance, notamment en Chine, qu’il nous fallait absolument trouver des alternatives. Alors oui, nous continuons à nous approvisionner auprès de fabricants tiers, notamment chez Sellita, mais l’option était clairement de mettre le pied à l’étrier pour ce qui est de la production de calibres manufacture. Et, surtout, il fallait aller vite. C’est pour cette raison que pour notre “1887”, nous avons acheté les plans d’un chronographe Seiko, auxquels nous avons appliqué une ingénierie suisse. Cela nous a permis de gagner trois ans, tout en sécurisant notre assortiment. »

Pas question toutefois de s’arrêter en si bon chemin. Pour son nouveau calibre 1969, soit la date correspondant à la présentation par Heuer du premier chronographe automatique de l’histoire horlogère suisse, la Maison est cette fois partie d’une page blanche. Avec ce même impératif consistant à ne pas lambiner en chemin. Les résultats sont à la hauteur des attentes : il aura fallu à peine deux ans de développement pour mettre au point le 1969, mis sur le marché d’ici à fin 2013, et une petite année pour que cette nouvelle usine à 10 millions de francs sorte de terre, en sachant que des fouilles archéologiques ayant permis de mettre au jour des vestiges allant de l’âge du fer à la période gallo-romaine ont passablement compliqué la tâche. Les capacités de production, à l’heure actuelle de quelque 50’000 chronographes par an, vont progressivement monter en puissance pour atteindre les 100’0000 pièces en 2016, réparties entre les deux mouvements « maison », le 1887 et le 1969. « Dès l’an prochain, résume Stéphane Linder, nous serons le premier fabricant suisse de chronographes mécaniques de manufacture. »

Assumer ses origines horlogères et, surtout, sécuriser sa base industrielle. Pari tenu !
Un concept industriel avant tout

Pour son nouveau calibre 1969 (233 composants), battant à 4 Hz pour une épaisseur de 6,5 mm, 70 heures de réserve de marche avec roue à colonnes et embrayage vertical, TAG Heuer a surtout privilégié une approche véritablement industrielle. En d’autres termes, la conception du mouvement répond à un souci de production en gros volumes. Sans oublier, vu sa finesse, la possibilité d’ajouter des modules additionnels selon les modèles à venir. Avantage pour une Maison qui a entamé sa démarche il y a cinq ans, les centres d’usinage sont de dernière génération pour un fonctionnement 24 heures 6 jours sur 7. Avec cette approche, les collaborateurs employés au support à la production (bureau des méthodes, équipes qualité, fabrication de l’outillage, maintenance) sont quasi aussi nombreux que ceux qui sont directement en phase avec le parc machines. La nuit, l’usine de Chevenez fonctionne ainsi sans personnel et les mauvaises surprises sont rares.

Pas question toutefois pour TAG Heuer de produire la totalité des composants de ses deux calibres « manufacture ». Pour ce qui est du 1969, les ateliers de Chevenez usinent les ébauches « stratégiques » (platines et ponts), assurent l’empierrage grâce à une machine « diaboliquement » précise et intelligente développée in situ, tout comme le contrôle qualité et une partie de l’assemblage. Les pièces mobiles sont acquises à l’extérieur, de même que l’organe réglant auprès d’Atokalpa (Fondation de famille Sandoz qui possède également Parmigiani et Vaucher Manufacture). En cinq ans, la Maison faisant partie du groupe LVMH a fait le pari, audacieux certes mais pleinement maîtrisé, d’assumer ses origines horlogères et, surtout, de sécuriser sa base industrielle. Pari tenu !

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