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Baselworld

TAG Heuer et Breitling, arrêts obligatoires pour baroudeurs nostalgiques

lundi, 25 mars 2019
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Les montres instruments des temps passés représentent un filon que les horlogers n’ont pas fini d’exploiter. TAG Heuer fait ainsi de sa célèbre Autavia des années 1960 un nouveau pilier de la marque. Quant à Breitling, la Maison donne du champ à sa gamme Premier inaugurée l’an dernier sur la base d’un modèle des années 1940.

Dans un monde où l’on vit l’actualité en direct sur les réseaux sociaux et où le moindre recoin de la planète est scruté par l’œil vigilant des satellites qui sillonnent l’orbite terrestre, les aventuriers des temps modernes revêtent singulièrement la panoplie d’un Indiana Jones. Comme si la bravoure seule de ces hommes d’exception suffisait à faire naître un attachement sans faille, d’autant plus profond qu’elle se passe de tout artifice. Pour la petite histoire, on rappellera qu’Henry Walton Jones Junior, le désormais célèbre Indiana Jones imaginé par George Lucas et mis en scène par Steven Spielberg, est né en 1899 et que c’est à partir de 1927, avec la découverte des traces de l’Arche de Noé sur le mont Ararat, qu’il va s’affirmer comme cet archéologue tout terrain aussi érudit qu’intrépide. Est-ce à lui qu’ont pensé les dirigeants de TAG Heuer lorsqu’il s’est agi de créer la toute nouvelle Autavia, prémices d’une collection destinée à devenir un des piliers de la marque ? À la simple vision de la pièce, on pourrait facilement répondre par l’affirmative, même si l’Autavia originale, le célèbre chrono imaginé par Jack Heuer, a vu le jour en 1962, soit une décennie après les derniers exploits d’Indy.

Spiral révolutionnaire en carbone

Si la réponse est sans équivoque, cela tient au fait que cette Autavia en impose immédiatement par ses codes vintage clairement affirmés. Un segment de marché qui n’avait guère été exploité par TAG Heuer, à l’exception de la Monaco, qui souffle ses 50 bougies cette année mais dans un registre beaucoup trop typé pour répondre aux critères néo-rétro qui font actuellement un véritable tabac. Aux côtés des accents sportifs véhiculés par les Carrera, Formule 1 et autres Aquaracer, TAG Heuer a donc imaginé une montre instrument « pour baroudeur, prête pour l’aventure et le danger », dans un style qui fait la part belle à la nostalgie des temps passés. Et pour ce faire, la Maison a puisé ses références dans l’Autavia des origines, celle des années 1933 à 1957 quand cet instrument figurait comme compteur de bord pour l’aéronautique ou la course automobile. C’est seulement à partir de 1962 que l’instrument s’est fait montre chronographe, réputée pour sa fiabilité, sa lisibilité et sa lunette tournante, la toute première chez Heuer. Las, la production de l’Autavia devait cesser en 1985. Mais pas indéfiniment ! On se rappelle en effet la première tentative de redonner vie au modèle. Initiée il y a trois ans, la démarche a d’abord pris la forme d’un grand rassemblement en ligne permettant aux internautes de choisir leur préférée parmi 16 versions de l’Autavia choisies à travers les âges. La lauréate, en l’occurrence la Rindt Autavia de 1966, devait ensuite faire l’objet d’une réédition limitée présentée à Baselworld 2017.

Balancier spiral (Autavia Collection) © TAG Heuer
Balancier spiral (Autavia Collection) © TAG Heuer

Inutile de dire que l’engouement suscité par ce projet Autavia ne pouvait rester sans suite. D’autant que le modèle à la carrure suffisamment imposante pour constituer les fondements d’une collection qui voit ainsi le jour avec ce premier modèle trois aiguilles-date décliné en acier ou en bronze, matériau hautement symbolique pour tout ce qui fait appel aux réminiscences horlogères du passé. « La montre inspirée des cockpits d’avion proposée par TAG Heuer possède des éléments remarquables enracinés dans l’histoire de la marque », précise la Maison. De la couronne surdimensionnée au boîtier rond de l’Autavia de première génération avec ses attaches biseautées, en passant par la lunette tournante bidirectionnelle en céramique, cette pièce respire la fonctionnalité brute, rehaussée par une visibilité sans faille des montres instruments. Et comme elle a été pensée pour accompagner les plus audacieux, elle se voit dotée de la toute dernière technologie sortie des ateliers TAG Heuer, à savoir un spiral en composite de carbone – une première mondiale – associé à un balancier en alliage d’aluminium. Cette régulation révolutionnaire, qui qualifie les nouveaux mouvements Isograph de la marque, assure un meilleur isochronisme, donc une meilleure précision certifiée par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètre (COSC). On relèvera également que ce balancier-spiral reste « de marbre » quels que soient les chocs et les écarts de température ou les champs magnétiques. Indy n’aurait certainement pas rêvé mieux.

Autavia Isographe Calibre 5 © TAG Heuer
Autavia Isographe Calibre 5 © TAG Heuer

Chez Breitling, la réflexion n’est pas fondamentalement différente. Quand Georges Kern a repris les rênes de la Maison il y aura bientôt deux ans, son principal souci a été de donner un coup de jeune aux collections de la marque. Mais pour mieux croquer l’avenir, c’est encore l’histoire qui offre les meilleurs condiments. C’est exactement ce qu’a fait Georges Kern en puisant son inspiration dans les archives de la Maison et ses connexions avec le monde de l’aviation. La nouvelle Navitimer 8 a ainsi vu le jour en référence directe avec le Département Huit Aviation, fondé en 1938 pour produire des instruments de bord et des montres de pilote classiques à des fins civiles et militaires. Quelques mois plus tard, il présentait une toute nouvelle gamme baptisée Premier. Mais là encore, c’est une pièce des années 1940 qui a servi de modèle dans un registre un peu moins « sportif » que d’habitude chez Breitling. « Il s’agit de la première ligne Breitling moderne dédiée à l’élégance quotidienne », résumait Georges Kern lors de la présentation des cinq premières montres Premier. Il faut toutefois croire que l’élégance au quotidien ne dépareille pas au poignet des plus téméraires. C’est donc cette gamme qui a été choisie par la Maison pour prolonger le partenariat qui unit Breitling au constructeur britannique de moto Norton. À Baselworld 2019, l’horloger présentait ainsi une Premier Norton Edition qui incarne style et performance. Et qui dit « style » dit évidemment ici « look rétro ».

Premier B01 Chronograph 42 Norton Edition © Breitling
Premier B01 Chronograph 42 Norton Edition © Breitling

Pour poser le décor, on notera que Breitling, fondé en 1884, et Norton, créé en 1898, font partie des marques fétiches de James Bond, la première apparaissant au poignet de l’agent de Sa Majesté dans Opération Tonnerre (1965), alors que la seconde vrombit dans 007 Spectre (2015). C’est dire dans quel univers navigue ce nouvel instrument de mesure, un chronographe animé par l’irréprochable calibre manufacture B01 habillé pour la vitesse et les courses endiablées au volant d’une Norton Commando 961 Café racer MKII proposée en une édition limitée dédiée à Breitling. Entre la montre et le bolide, l’osmose vintage est parfaitement assumée. Comme si le goût de l’aventure prenait une tout autre saveur en se débarrassant de quelques décennies pour mieux en apprécier tous les dangers…

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