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Tank Anglaise, nouvelle référence d’une lignée mythique
Masterpieces

Tank Anglaise, nouvelle référence d’une lignée mythique

jeudi, 28 juin 2012
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Michel Jeannot
Journaliste spécialisé, BIPH

“L’éternité, c’est long, surtout vers la fin. ”

Woody Allen

Michel Jeannot dirige, en Suisse, le Bureau d’information et de presse horlogère (BIPH), une équipe de journalistes collaborant avec une dizaine de médias dans le monde.

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5 min de lecture

La nouvelle Tank Anglaise de Cartier débarque en force ces jours-ci sur les marchés. L’occasion de revenir en quelques touches sur le parcours de l’une des collections les plus iconiques de l’histoire de l’horlogerie.

En 1917, alors que la Première Guerre mondiale n’en finit pas de s’embourber, un tank fait son entrée chez Cartier. Un tank à propos duquel le créateur français Jean-Charles de Castelbajac s’exprimera beaucoup plus tard en prônant que « si tous les tanks étaient fabriqués par Cartier, nous aurions le temps de vivre en paix ! ». Cette étrange histoire de tank – car c’est bien d’un char d’assaut qu’il est question au départ – prend probablement racine à la bataille de la Somme en septembre 1916. La légende veut en effet que Louis Cartier imaginât les lignes rigoureuses de cette nouvelle création en s’inspirant des chars d’assaut Renault apparus au cours du premier conflit mondial.

L’architecture de la première Tank révèle bel et bien cette inspiration militaire par son dessin qui renvoie à l’image du char vu de haut : les brancards pour les chenilles et le boîtier pour l’habitacle du véhicule. Reste que l’avènement de la première Tank, commercialisée en 1919, est avant tout une étape d’un travail stylistique entamé bien plus tôt chez Cartier, au tournant du siècle, lorsque l’on commence à explorer les voies d’un porté de la montre au poignet. La rigueur des lignes et la puissance géométrique de la Tank s’inscrivent également dans le néoplasticisme, un courant artistique qui prend son envol à l’époque – porté notamment par Mondrian et la revue De Stijl –, prônant l’ordre et la clarté.

Capacité à se transformer

Dans la préface du livre qu’il a consacré en 1998 à la montre Tank de Cartier, Franco Cologni, alors vice-président de Cartier International et actuel président du Comité culturel de la Fondation de la Haute Horlogerie, résumait en quelques phrases le statut de cette icône : « Il en va de certains objets comme des personnages hors du commun : leur aura est telle que raconter leur histoire singulière, c’est raconter les aventures collectives de leur époque. La montre Tank de Cartier est de ceux-là. Elle fait partie de ces VIO, ces Very Important Objects, qui n’ont rien à envier aux plus célèbres des VIP du règne humain. Ne dit-on pas “la” Tank comme on parle de “la” Callas, dans un raccourci du langage réservé aux divas, signe d’une notoriété universelle. »

Sous toutes ses formes, la Tank s’est hissée au poignet des plus célèbres.

Diva, la Tank de Cartier ? Sans doute, quand bien même son aura et son pouvoir d’attraction ont naturellement fluctué en parallèle à la santé et à la visibilité de la Maison. C’est dire qu’aujourd’hui la Tank se porte bien et que la nouvelle venue ne pourra qu’amplifier la tendance. Davantage qu’un « modèle » exemplaire, Tank est une « collection » iconique. L’observation des multiples déclinaisons qui ont nourri cette ligne suffit à s’en convaincre tant elle a joué de cette capacité à se transformer, modérément ou plus fondamentalement. Au fil de son histoire, le look de la Tank s’est ainsi fait carré, puis rectangulaire, grand, ensuite petit, asymétrique, basculant, aminci, puis plus tassé, quand il n’était pas fou ou déstructuré. Sous toutes ses formes, la Tank s’est hissée au poignet des plus célèbres, d’Ingrid Bergman à Andy Warhol en passant par Truman Capote et Mohamed Ali.

Tank troïka

Parmi toutes les variations de la Tank, l’avènement de la Tank Anglaise cette année vient compléter une troïka inspirée par l’histoire même de Cartier, lorsque la Maison fondée à Paris en 1847 n’en était plus tout à fait une mais trois, chaque entité vivant sa vie sans (trop) se préoccuper de ce qui se faisait ailleurs. Une époque – difficilement imaginable aujourd’hui à l’heure de la mondialisation – où Cartier Paris cohabitait parfaitement avec Cartier New York et Cartier Londres, cohabitation qui prendra fin en 1979 lorsque ces trois entités seront à nouveau réunies juridiquement. Avec la Tank Anglaise, qui vient aujourd’hui rejoindre dans l’offre de Cartier la Tank Américaine (lancée en 1989) et la Tank Française (lancée en 1996), la troïka est désormais réunie et le clin d’œil historique complet.

 

Montre-bracelet Tank Américaine, 1993 © Cartier / N. Welsh, Collection Cartier

Comme se plaît à l’écrire Cartier, « l’histoire de la montre Tank s’écrit, se poursuit, ne s’arrête pas. Never Stop Tank ». Ainsi, la Tank Anglaise s’apprête à venir nourrir la légende de cette alerte centenaire.

Article paru dans le BIPH

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