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Tom Holland, un Spider-Man en Cartier
Histoires de montres

Tom Holland, un Spider-Man en Cartier

vendredi, 30 août 2019
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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9 min de lecture

Good news pour les amateurs de haute voltige : l’homme-araignée se paie à nouveau une toile, sur grand écran évidemment, et c’est encore Tom Holland, un petit gars bien comme il faut, qui est chargé de sauver la veuve et l’orphelin. Rencontre.

C’est la cinquième fois que vous endossez la panoplie de Spider-Man. On se demandait si vous ne commenciez pas à vous lasser du personnage…

Au contraire, il est devenu une extension de moi-même, voire un frère de sang. Je ne ressens aucune lassitude. Bref, j’incarne ce super-héros avec la même fraîcheur, la même conviction et le même plaisir qu’au premier jour ! Je peux même ajouter que ce nouveau film de l’homme-araignée a été le plus difficile à tourner de ma carrière.

Tom Holland
Tom Holland
Pourquoi ?

Déjà parce que nous arrivons après Avengers: Endgame. Le public a été tellement impressionné par ce film réalisé par les frères Russo que, forcément, il s’attend à ce que nous mettions la barre encore plus haut avec Spider-Man: Far From Home. L’autre défi tourne autour de l’évolution du personnage. Il joue davantage la carte émotionnelle que dans ses précédentes prestations. Il est aussi plus mature. Beaucoup plus mature que moi en tout cas ! (rires) Enfin, il y a l’investissement physique. Je n’ai jamais réalisé autant de cascades de toute ma carrière. Il y a par exemple une scène qui a été tournée à Venise. Comme je ne porte pas de masque, on voit bien que c’est moi qui saute d’un pont de 9 mètres, qui voltige au-dessus de piquets et qui saute d’une maison à une autre. Loin de moi l’idée de me comparer à Tom Cruise, mais je pense avoir fait du bon boulot. Je dirais que j’ai assuré 90 % des cascades. Dans tous les cas, je me suis donné à fond. Cela m’a valu d’ailleurs une blessure à la jambe et des ecchymoses un peu partout. Mais je ne vais pas me plaindre. L’autre jour, je buvais une bière avec un pote qui m’a demandé quels étaient mes projets. Quand je lui ai dit, un peu embarrassé, que j’allais faire la promo du film à Bali, il m’a gentiment intimé de la fermer et de boire ma bière !

Comme Jake Gyllenhaal, également à l’affiche de ce Spider-Man, vous portez une Cartier ?

Yep ! Nous sommes désormais des « watch buddies » grâce à la Santos de Cartier. Nous ne nous sommes pas concertés. C’est un pur hasard si nous aimons la même montre.

D’une certaine manière, la Santos de Cartier est une montre caméléon.
En attendant, ce n’est pas courant, ce type de montre sur le poignet d’un si jeune homme…

Vous avez raison, mais il n’y a pas d’âge pour apprécier les belles choses. Récemment, j’ai découvert que j’étais devenu un « watch guy ». Je ne sais pas si c’est le fait de vieillir ou de courir après le temps, mais quand je vois une montre bien dessinée, je m’y intéresse de plus près alors qu’auparavant cela me passait un peu au-dessus de la tête. La montre a longtemps été pour moi une sorte d’instrument n’ayant qu’une seule fonction : vous donner l’heure. Tout ce qu’il y avait autour, à savoir sa fabrication, ses complications, son histoire, était accessoire.

Tom Holland
Tom Holland
Pourquoi avoir opté pour la Santos ?

C’est une montre intelligente dans le sens où elle arrive à s’adapter à toutes les situations. Vous pouvez la porter avec un costume ou en jeans et tee-shirt, elle répondra toujours présent. D’une certaine manière, c’est une montre caméléon. Elle suit votre mode de vie au quotidien. Vous ne vous posez pas de questions quand vous l’avez au poignet, car vous savez qu’en toutes circonstances elle remplira bien sa mission. En l’occurrence, montrer aux autres que vous êtes quelqu’un qui a bon goût !

Combien de montres possédez-vous ?

J’en possède quelques-unes maintenant : une Patek Philippe Aquanaut, une Piaget Altiplano 900P… Je n’ai pas de marque de prédilection. Ce que je regarde, c’est le look, l’esthétique générale de la montre, la finition et la fiabilité aussi. Je suis très sensible au travail de qualité, au travail bien fait. Il ne faut pas oublier que j’ai été en école de design et que du côté de ma mère il y a beaucoup de charpentiers. Quand j’ai commencé à vouloir faire carrière en tant qu’acteur, je n’ai pas eu d’autres choix que de passer des dizaines et des dizaines d’auditions qui ne me menaient à rien. J’étais constamment recalé. Ma mère m’a alors poussé à envisager un plan B. Après tout, j’aurais très bien pu ne jamais décrocher un rôle. Je me suis donc retrouvé à Cardiff, au pays de Galles, pour apprendre l’ébénisterie. Ces cours m’ont laissé des souvenirs impérissables, car la plupart des élèves étaient d’anciens taulards ou d’ex-militaires en voie de reconversion. Autant dire qu’ils ne prenaient pas de pincettes avec moi.

Et où trônent toutes vos belles montres lorsqu’elles ne sont pas à votre poignet ?

Les plus beaux modèles, je les garde dans un coffre-fort. Je ne les sors que pour des occasions exceptionnelles. Après l’énorme succès au box-office des Avengers, j’ai dit à ma mère et mes grands-parents que je voulais m’acheter une Porsche ou toute autre voiture capable d’aller très vite. Panique à bord du côté de ma mère, pour qui c’était beaucoup trop dangereux. Frustré, je me suis donc rabattu sur une autre montre. Mais je ne désespère pas. Mon grand-père m’a bien fait comprendre tout le bien qu’il pensait quant à l’achat d’une belle voiture. Il n’est donc pas impossible que je m’en offre une. Et promis, maman, je n’actionnerai pas le chrono de ma montre pour voir en combien de temps j’atteins les 300 km/h !

Certaines personnes ne comprennent pas que je suis un mec simple.
À part les montres, d’autres plaisirs grâce à vos cachets ?

Oui, et c’est une belle histoire à raconter. Quand j’avais 12 ans, je me suis rendu à New York pour la première fois avec mon père. Nous nous sommes retrouvés pas loin du Ritz Carlton, sur la 59e, dans une de ces boutiques d’art qui exposaient des sculptures ultra réalistes en cuivre. Je ne sais pas trop comment, mais ces objets semblaient flotter dans les airs. Mon père était littéralement scotché. Je l’entends même encore me dire que s’il en avait eu les moyens il en aurait acheté plusieurs. Je n’ai jamais oublié. Pour preuve, je lui ai offert l’une de ces sculptures pour son 52e anniversaire, qu’il vient de fêter. J’ai eu un mal de chien à en trouver une, car l’artiste n’en fait plus. Bref, quand mon père l’a déballée, je sentais bien qu’il était très ému. Mon père n’est pas le genre de type à montrer ses émotions, mais là il a fondu en larmes. Il était très fier de moi ! Et moi, j’ai tout immortalisé sur mon iPhone.

Si je vous dis « célébrité », qu’est-ce que vous me répondez ?

Je vous réponds « plaisirs + emmerdes » ! Je ne me suis jamais pris pour le centre du monde, bien au contraire. Et pourtant, j’ai bien compris que ma vie ne serait plus jamais comme avant. Je ne le déplore évidemment pas sur le plan financier, mais je le vis très mal à partir du moment où certaines personnes ne comprennent pas que je suis un mec simple. Un mec qui n’aspire qu’à se déplacer sans avoir une horde de chasseurs d’autographes à ses trousses. D’ordinaire, je n’ai rien contre les gens qui demandent des autographes. Le problème, c’est que la plupart de ces personnes en font commerce.

Tom Holland
Tom Holland
Cet été, vous allez faire quoi ? Hormis la promo de Spider-Man…

Je vais parfaire mon espagnol. J’ai découvert récemment une application qui s’appelle Duolingo. Vous connaissez ? C’est un site destiné à l’apprentissage des langues. À part ça, dans l’immédiat, je vais passer quatre jours à Bali pour faire de la plongée sous-marine avec mon frère. Mais ne le répétez pas. Théoriquement, pour des questions d’assurance, je n’ai pas le droit de pratiquer des sports à risque. Ironiquement, on veut bien que je saute d’un building en combi de Spider, mais on ne me permet pas d’admirer les petits poissons multicolores à quelques mètres sous l’eau !

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