>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

« Un espace où l’identité des marques est parfaitement...
Economie

« Un espace où l’identité des marques est parfaitement respectée »

vendredi, 12 juillet 2013
fermer
Editor Image
Anaïs Georges du Clos
Journaliste indépendante

“Rien de grand ne s’est fait dans le monde sans passion.”

Georg Wilhelm Friedrich Hegel

« S’autoriser à tout penser, réfléchir avant d’écrire. »

Lire plus

CLOSE
5 min de lecture

Petite révolution à Paris, où Bucherer a fêté récemment ses 125 ans en inaugurant la plus grande boutique du Groupe, soit 2’200 m2 sur trois étages, à deux pas des grandes boutiques de la place Vendôme et de la Madeleine. Entretien avec Nathalie Célia, directrice générale de Bucherer France.

Bucherer comptait déjà 24 boutiques en Suisse, Allemagne et Autriche. Pourquoi vous installez-vous à Paris et pourquoi maintenant ?

Le groupe familial indépendant Bucherer est l’un des acteurs majeurs pour les achats d’horlogerie et de joaillerie haut de gamme en Europe. Paris étant la capitale mondiale de la mode, du luxe et du tourisme, il était logique que nous suivions notre clientèle dans l’un de ses lieux de villégiature favoris. J’ajoute que nous célébrons cette année les 125 ans de la Maison Bucherer et cela nous a paru l’occasion idéale pour s’installer à une adresse aussi prestigieuse.

Peut-on parler de consécration ?

Je préfère le terme d’« étape », car nous espérons annoncer d’autres ouvertures à l’avenir.

La boutique est située dans le voisinage immédiat du boulevard Haussmann, de la Madeleine et de la place Vendôme. Quelle clientèle ciblez-vous et que pensez-vous lui apporter qu’elle ne trouvait pas chez vos confrères ?

Grâce au concept de « shop in the shop », nous proposons à nos clients de déambuler librement dans un espace où l’identité de chaque marque est respectée mais où les vendeurs, qui sont employés par le Groupe, n’ont pas de parti pris pour l’une ou l’autre. Au contraire des boutiques monomarques, qui ne permettent pas la comparaison, ou des grands magasins, qui travaillent souvent en concession, nous souhaitons accompagner le client dans son parcours. Nous proposons l’offre le plus large possible et le meilleur conseil pour qu’il puisse faire son choix dans des conditions d’écoute et d’information optimales. Par ailleurs, comme la plupart de nos confrères, nous ciblons une clientèle internationale, tant individuelle que collective, mais la taille exceptionnelle de notre magasin et l’amplitude de nos horaires, qui vont de 8 h 00 à 20 h 00 et jusqu’à 21 h 00 le jeudi, nous permet d’accueillir également une clientèle locale parfois dissuadée par l’affluence chez nos voisins. En ce sens, nous appliquons à Paris la philosophie du groupe Bucherer qui veut que nous nous adaptions aux contraintes de nos clients et non l’inverse.

Sur le fond, l’ouverture de cette boutique s’inscrit dans une évolution structurelle globale de la distribution horlogère. Comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Il est vrai que de nombreuses marques horlogères, après avoir longtemps confié leur distribution à des acteurs indépendants, sont actuellement tentées de reprendre à leur compte la vente de détail bien que l’opération soit coûteuse et risquée. Chez Bucherer, nous pensons qu’il y aura toujours une clientèle pour les grands magasins dont l’offre va bien au-delà de l’horlogerie-joaillerie. Nous pensons également que la multiplication des boutiques monomarques est logique, car elle permet aux Maisons de connaître leur clientèle, de maîtriser leur image et de fournir un service de qualité. Quant aux boutiques multimarques, bien que chahutées actuellement, elles sont les seules où la comparaison reste possible. Notre positionnement offre l’avantage de faire la synthèse entre ces trois modèles : nous sommes un grand magasin spécialisé dans l’horlogerie et la joaillerie où l’identité des marques est présentée dans un espace décloisonné.

La concurrence étant plus rude à Paris qu’à Lucerne, la gestion de la relation client devient un enjeu majeur. Comment l’abordez-vous ?

C’est effectivement un point sensible, car nous partons de zéro. Nous constituons actuellement une base de données clients, dans le strict respect des instructions de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés, ndlr), base de données dans laquelle nous collectons les informations que les clients souhaitent nous laisser et qui concernent leurs goûts en matière d’horlogerie-joaillerie. Nous rencontrons un certain succès et dès le mois de septembre nous organiserons des événements sur le thème d’une marque, d’une complication ou d’une culture, russe ou chinoise, par exemple. Nous nous adresserons également au public féminin, qui s’intéresse de plus en plus aux montres mécaniques.

Les 23 marques représentées boulevard des Capucines sont-elles les mêmes que dans les autres boutiques Bucherer ou existe-t-il une exception française ?

L’offre parisienne correspond sensiblement à celle des autres boutiques Bucherer. Nous regrettons cependant l’absence de marques comme Audemars-Piguet, Patek Philippe ou Breguet, dont les accords signés avec d’autres partenaires commerciaux parisiens nous empêchent malheureusement de collaborer pour l’instant avec eux. Quant à Cartier, qui reste la marque parisienne de référence, nous proposerons bientôt à notre clientèle d’accéder directement à la boutique monomarque mitoyenne qui ouvrira ses portes prochainement.

Nathalie Célia, directrice générale de Bucherer France SAS

Diplômée de l’Edhec en 1992, Nathalie Célia débute sa carrière comme auditrice comptable et fiscale chez Ernst & Young. Elle se spécialise ensuite dans la distribution, dont elle maîtrise les subtilités après avoir été successivement directrice du magasin Louis Vuitton aux Galeries Lafayette, directrice Parfums chez Sephora sur les Champs-Élysées et directrice des ventes Accessoires et Luxe au Printemps Haussmann. Nommée directrice générale de Bucherer France SAS en août 2012, elle a contribué au lancement du flagship parisien, qui est aujourd’hui la plus grande des 25 boutiques que compte le Groupe.

Haut de page