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Un peu d’électronique dans votre moteur ? (I)
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Un peu d’électronique dans votre moteur ? (I)

jeudi, 30 juin 2016
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Timm Delfs
Journaliste indépendante

“À l’inverse d’une montre, un cadran solaire ne s’arrête jamais.”

Journaliste indépendant basé à Bâle, Timm Delfs gère la Zeitzentrale, un magasin qui vend toute sorte d’instruments de mesure du temps. Son amour « horloger » : les cadrans solaires.

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5 min de lecture

Depuis leur renaissance après la révolution du quartz, les garde-temps mécaniques sont toujours restés à bonne distance de tout ce qui ressemble à de l’électronique. L’intégration de circuits intégrés était par conséquent hors de question… jusqu’à l’avènement des montres connectées.

Les montres connectées existaient bien avant que l’Apple Watch entre en scène. Pour preuve, les montres connectées de Samsung et Sony, tout comme les instruments de mesure dédiés au sport du fabricant de montres finlandais Suunto. Mais pas de quoi ébouriffer les plumes de l’industrie horlogère suisse ! C’est la montre de Cupertino qui s’est finalement démarquée. Pourquoi cela ? Tout d’abord parce que son style – qu’il plaise ou non – est différent, quelque part plus luxueux, notamment pour les versions or et acier brossé. Et aussi parce que la montre s’accompagne de toute une combinaison de lanières et bracelets interchangeables qui lui donnent en quelque sorte un style caméléon. Autre réelle innovation : celle des systèmes de fermeture des bracelets dont certains sont même magnétiques.

Une approche innovante

Que pourrait-on trouver d’autre pour expliquer ce nouveau phénomène de l’irruption de l’électronique dans l’horlogerie mécanique ? Il n’est pas question ici de l’initiative prise par TAG Heuer de créer une montre connectée avec l’aide de Google et Intel. Cela correspond parfaitement à la logique de la marque qui s’adresse à un vaste public et qui n’a jamais abandonné le quartz. Notre sujet ici concerne bien davantage l’approche innovante choisie par certaines marques parmi les plus audacieuses de la Haute Horlogerie, à l’instar d’Urwerk et HYT, ainsi que d’autres Maisons bien établies comme Piaget et Van Cleef & Arpels. Au Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), elles ont été les premières à présenter des idées intéressantes sur l’art de combiner tradition mécanique et innovation électronique sans que l’une ou l’autre ait à transiger.

Urwerk EMC Time Hunter
Urwerk EMC Time Hunter

Pionnier depuis toujours, Urwerk présentait son premier modèle EMC (Electro Mechanical Control) dès l’an dernier : une montre-bracelet mécanique qui intègre un indicateur de performance permettant d’obtenir une mesure électronique ultra-précise de la bonne marche du mouvement mécanique. Les appareils utilisés pour vérifier et ajuster l’amplitude du balancier sont en général de grande taille. Il est donc plus courant de les voir sur l’établi des horlogers. Pourtant, les techniciens de la Maison Urwerk sont parvenus à miniaturiser circuit intégré et microphone de telle sorte qu’ils s’intègrent au boîtier typiquement futuriste de la marque. Il s’agit en outre de la première montre Urwerk à indiquer le temps de façon conventionnelle, par le biais d’un jeu d’aiguilles standard. Plus besoin de pile, l’EMC est équipée d’une dynamo miniature à manivelle pliante extractible qui alimente un condensateur assurant les fonctions de contrôle de l’EMC. De cette façon, la montre mécanique et l’instrument de mesure électronique puisent tous deux leur énergie des mouvements du porteur de la montre. Cette année, l’EMC est apparue dans une version un peu moins volumineuse d’une couleur gris-vert militaire. Malgré tout, on s’est vite rendu compte dans les travées du SIHH que cette Urwerk EMC n’était tout à coup plus la seule montre hybride…

HYT H4 Metropolis
HYT H4 Metropolis
Même les marques traditionnelles

En effet, à une encablure d’Urwerk au sein du Carré des Horlogers, ce nouvel espace du SIHH dédié à une sélection d’horlogers indépendants, HYT présentait sa H4 Metropolis. Cette montre est équipée d’un affichage liquide et d’un système d’éclairage LED activé par une seconde couronne de remontoir à 4 h 30. Un train d’engrenages actionne le rotor d’un générateur miniature produisant alors suffisamment d’énergie pour que les deux LED baignent d’une lumière bleutée le fond de l’écran, donnant ainsi à cette montre une allure fantomatique la nuit. Le colorant phosphorescent du fluide circulant dans le capillaire de verre courbe est également excité par cette source lumineuse si bien que l’heure devient parfaitement lisible.

Van Cleef & Arpels Midnight Nuit Lumineuse
Van Cleef & Arpels Midnight Nuit Lumineuse

Même une marque traditionnelle comme Van Cleef & Arpels, profondément enracinée dans la Haute Joaillerie, s’est montrée intéressée par de nouvelles techniques combinant tradition et innovation permettant de faire briller ses diamants grâce à un rétroéclairage. Sa montre Midnight Nuit Lumineuse – prototype ou plutôt « concept watch » révélatrice des tendances de demain – présente un cadran bleu nuit agrémenté de diamants disposés en constellations dans un ciel étoilé. La pression d’un poussoir situé sur le côté du boîtier illumine une partie – et une partie seulement – des diamants, de façon à ne faire ressortir que la constellation de la Licorne. Mais si, pour les autres montres précédemment évoquées, l’énergie est produite par une dynamo, elle provient ici d’un interrupteur piézoélectrique, similaire à ceux que l’on retrouve dans certains luminaires haut de gamme. Un petit clic signale que l’énergie nécessaire a été produite et aussitôt la constellation s’illumine.

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