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Une année 2010 de consolidation pour Hublot
Points de vue

Une année 2010 de consolidation pour Hublot

Monday, 22 March 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Hublot, qui présente cette année l’UNICO, son premier mouvement entièrement manufacturé, voit son année 2010 comme un exercice de consolidation. Au programme : absorption des nouveaux mouvements, des nouvelles forces, des nouvelles capacités de production et des nouveaux débouchés. Entretien.

Après trois ans de travail et près de 3 millions de francs d’investissement, Hublot présente son premier mouvement manufacturé, l’UNICO, un chronographe flyback roue à colonnes (calibre HUB 1240) qui vient équiper une King Power de la marque et qui souligne son avancement dans la verticalisation de ses capacités de production. Particularité du mouvement : un porte-échappement amovible permettant une personnalisation de la pièce et le positionnement de son mécanisme comme de la de roue à colonne côté cadran, cette dernière placée à 12h se substituant au compteur des heures.

Autre spécialité de l’année : le lancement de la Confrérie Horlogère Hublot, un concept repris de l’entreprise BNB dont Hublot a engagé une trentaine d’horlogers et son directeur Mathias Buttet suite à la faillite de l’entreprise intervenue en janvier dernier. La Confrérie, soit la réunion de compétences autour de la réalisation de pièces d’exception, présente son premier modèle : un tourbillon Manufacture célébrant les 30 ans de Hublot, également intégré dans une King Power éditée en version limitée de 50 pièces et au design « architectural » en tons « all black » inspiré des tubulures de la nouvelle manufacture Hublot.

Ces nouveaux modèles sont-ils représentatifs de la stratégie de Hublot ?

Jean-Claude Biver : en effet car une stratégie ne se change pas. Tout au plus s’agit-il de l’adapter. Avec ces deux modèles de nos nouveautés 2010, nous poursuivons sur la voie de l’indépendance qui veut que nous soyons à même de concevoir et produire nos propres mouvements, d’un calibre trois aiguilles à une répétition à minutes.

A ce jour combien de calibres avez-vous ?

Nous avons une répétition à minutes tourbillon, un tourbillon GMT, un tourbillon chronographe, un mouvement trois aiguilles et les deux mouvements que nous présentons à Bâle, l’Unico et le tourbillon simple à remontage mécanique. Pour être complet, il nous manque un quantième perpétuel et un quantième annuel que nous allons d’ailleurs pouvoir développer sur la base de nos mouvements existants. Sans parler bien évidemment des projets de la Confrérie.

Quel regard portez-vous sur cette année 2009 de tous les dangers ?

Honnêtement, je suis très déçu qu’elle soit déjà terminée. De telles années sont faites pour les forts, les courageux, les visionnaires. Il faut donc en profiter quand elles se présentent. En ce qui concerne Hublot, l’année 2009 a été la deuxième meilleure de son histoire. Lors des trois derniers mois de l’exercice, nous avons réalisé le meilleur quatrième trimestre que Hublot a jamais enregistré. Ce qui va probablement se répéter entre janvier et mars 2010. Nous venons d’engager trente nouveaux collaborateurs et effectué des investissements importants dans la manufacture. En un mot : une année exceptionnelle qui a été extrêmement bénéficiaire.

La reprise des capacités de production et d’une partie du personnel de BNB n’est-elle pas une opération financièrement délicate ?

Au contraire, c’est un formidable accélérateur. Nous l’aurions fait de toute manière en prenant davantage de temps et, peut-être, avec plus de difficultés pour recruter ce type de talents. Comme nous sommes autofinancés, sans dettes, avec des liquidités, une marque internationale, un bon marketing et un réseau de distribution établi, je pourrais même dire que c’est un jeu d’enfant.

N’avez-vous pas l’impression d’en faire trop. Hublot est partout, du ski à la voile, en passant par le football, le polo, la F1…

Nous devons être partout parce que nos clients sont partout. La clientèle d’aujourd’hui est éclectique et passionnée. Partout où elle va, elle doit donc voir Hublot pour avoir la sensation que la marque fait partie de son univers. C’est exactement la stratégie qu’ont appliquée certains détaillants il y a un vingtaine d’années. Mes clients voyagent, je voyage donc avec eux et m’installe partout où ils vont. C’est exactement ce que nous faisons. Nous suivons notre clientèle partout où elle va. Cela dit, avec des budgets marketing de l’ordre de 25% de notre chiffre d’affaires, nous sommes tout à fait dans la moyenne de la branche. La seule différence, peut-être, est que nous investissons davantage dans l’événementiel que dans les médias traditionnels.

Quels sont les défis de cette année 2010 ?

Pour nous, les mois à venir vont nous demander de réaliser un certain nombre d’absorptions. Absorption des nouveaux mouvements que nous présentons, absorption des collaborateurs de BNB, des nouvelles capacités de production, des nouveaux marchés, notamment la Chine où nous avons ouvert quatre points de vente, des nouveaux métiers. Les enjeux de l’année pour Hublot sont dans l’intégration de ces différentes forces qui rendront la marque plus forte encore.

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