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Une campagne de choc anti-contrefaçon
Culture

Une campagne de choc anti-contrefaçon

vendredi, 30 janvier 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

La Fondation de la Haute Horlogerie, en partenariat avec la Fédération de l’industrie horlogère suisse, lance une campagne internationale pour lutter contre le fléau de la contrefaçon. Une campagne destinée à sensibiliser ceux qui, en premier lieu, entretiennent cette gangrène du XXIe siècle: le client final.

« Fake watches are for fake people! », tel est le slogan de la nouvelle campagne anti-contrefaçon lancée lors du SIHH 2009 par la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH), en partenariat avec la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH). « Si de nombreuses Maisons horlogères sont impliquées depuis longtemps dans cette lutte de tous les instants destinée à combattre la contrefaçon, force est de constater que le problème subsiste et prend même de l’ampleur, exposait Jean-Daniel Pasche, président de la FH, lors du lancement de la campagne. L’objectif d’une telle démarche, qui doit permettre aux clients de garder toute leur confiance dans les produits originaux, est primordial. N’oublions pas que la réputation des Maisons horlogères est en jeu. Une réputation qui a déjà fortement pâti des réseaux mis en place par les contrefacteurs. »

De son côté, Franco Cologni, président de la FHH, s’est plu à rappeler que si la crise est désormais une réalité pour les acteurs de l’horlogerie suisse, rien de tel n’est observable en matière de contrefaçon: « Les spécialistes de la contrefaçon sont même ravis de la situation actuelle, disait-il, car pour eux, elle est clairement synonyme de profits. Les clients dont le portemonnaie souffre actuellement de la conjoncture ambiante mais qui ne veulent pas renoncer à paraître avec une belle montre au poignet, vont immanquablement se reporter sur les contrefaçons. Une récente étude menée en Italie dans l’univers du luxe montre d’ailleurs très bien que ce marché est en hausse. En d’autres termes, la contrefaçon gagne du terrain, aucunement menacée par des mesures de répression qui ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan. Notre rôle est donc de toucher le vrai contrefacteur: le client final peu scrupuleux qui achète une fausse montre. C’est par là que nous voulons attaquer le problème via cette campagne internationale. »

Des achats aux lourdes conséquences

« Le client final doit en effet prendre conscience des conséquences de ses actes lorsqu’il achète une fausse montre », ajoutait Jean-Daniel Pasche. Conséquences observables tant au niveau des entreprises que des États. Pour les Maisons horlogères, le marché de la contrefaçon porte clairement atteinte à leurs capacités d’innovation, à leur réputation, tout autant qu’à leurs ventes, sans oublier les coûts engendrés par la lutte contre toute forme de piratage et par la protection de leurs produits en termes de propriété intellectuelle. Du côté des États, un tel marché induit des sommes de plus en plus importantes engagées dans le combat destiné à l’éradiquer, des montants à mettre en regard des profits astronomiques dégagés par les mafias, triades et autres groupements terroristes qui règnent en maître sur ce commerce du faux.

C'est le client finale qu'il faut sensibiliser.

Comme le rappelle la FHH, au niveau mondial et selon les différents calculs basés sur les saisies douanières, ce marché de la piraterie et de la contrefaçon représente des montants annuels compris entre 200 et 360 milliards de dollars, soit entre 5% et 7% du commerce international. Pour la branche horlogère suisse, touchée de plein fouet, l’équation n’est pas différente. Selon la FH, la production de fausses montres suisses, soit un volume de plus de 40 millions de pièces par année, contre 26 millions de vraies montres exportée, représente un bénéfice de l’ordre du milliard de dollar ou 6% environ de la valeur totale des exportations annuelles suisses de la branche. Dans ce contexte, rappelle la FHH, il serait totalement illusoire de croire que le marché de la contrefaçon sera uniquement combattu en s’attaquant aux seuls réseaux de trafiquants et à leurs capacités de production. C’est le client finale qu’il faut sensibiliser. « Fake watches are for fake people! » Les voilà donc avertis!

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