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Une horlogerie techno-sportive aux Geneva Watch Days
Evénements

Une horlogerie techno-sportive aux Geneva Watch Days

mercredi, 2 septembre 2020
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Les Geneva Watch Days, qui ont réuni 16 marques horlogères dans la cité de Calvin, inauguraient une formule « light » destinée à combler l’absence des traditionnels salons professionnels. Au menu, des montres homme pour esthètes et hommes d’action.

On se serait presque revu en période de Salon International de la Haute Horlogerie – remplacé cette année par un Watches & Wonders virtuel –, lorsque nombre de Maisons de la branche investissent les hôtels genevois de la rade, quand elles n’ont pas pignon sur rue, pour capter l’audience du Salon. C’est effectivement cette formule qu’ont choisie les 16 marques réunies du 26 au 29 août lors des Geneva Watch Days, à savoir un salon « light » et « hôtelier », destiné aux visiteurs intéressés pour « palper » leurs nouveautés de l’année. Étant donné la profusion de rencontres et de présentations en ligne organisées ces derniers mois, autant dire que cet unique rendez-vous physique de la profession avait la singularité pour lui.

Endurance Pro Outerknown econyl Nato strap © Breitling
Endurance Pro Outerknown econyl Nato strap © Breitling

En parfaite conformité avec la tendance de fond qui voit dans la montre sport chic le graal horloger actuel, les Maisons présentes lors de ces « journées genevoises » ont fait honneur à l’homme d’action. Peu importe qu’il soit en phase de préparation pour le prochain Red Bull Rampage, la compétition de vélo freeride la plus déjantée, ou simplement en train d’en commenter les phases les plus délicates, l’essentiel est dans l’allure. Et dans ce registre, le garde-temps adéquat est du plus bel effet. Pour Breitling, l’hésitation n’a pas lieu. C’est assurément à la première catégorie que l’horloger dédie sa toute nouvelle Endurance Pro, un chrono taillé pour la performance avec son mouvement SuperQuartz™ thermocompensé, logé sans un boîtier Breitlight® ultraléger de 44 mm. Seules les montres-instruments faisant partie de sa gamme Professional sont dotées de mouvements SuperQuartz™ à la précision dix fois supérieure au quartz traditionnel, précise la Maison. Quant au Breitlight® lancé en 2016, il s’agit d’un matériau non magnétique, stable sur le plan thermique et hypoallergénique, 3,3 fois plus léger que le titane. Pour cette Endurance Pro étanche à 100 mètres, Breitling propose cinq variantes de couleur que l’on retrouve au niveau du rehaut et du bracelet.

Streamliner Centre Seconds Matrix Green © H. Moser & Cie
Streamliner Centre Seconds Matrix Green © H. Moser & Cie

Malgré cette incursion dans une dynamique de course, partiellement reprise par la Bulgari Aluminium en version chrono, ce sont les sportifs de salon qui ont majoritairement eu la cote à Genève. À commencer avec H. Moser & Cie, qui leur propose une version « simplifiée » de sa Streamliner chronographe flyback présentée en toute fin d’année dernière. À ce chrono à aiguilles centrales fort remarqué, développé par Agenhor pour Moser, succède ainsi cette Streamliner Centre Seconds aux indications horaires simples, toujours dotée d’un boîtier en acier avec bracelet intégré aux lignes fluides. Pour l’occasion, une nouvelle teinte de cadran fait son apparition sous l’intitulé Matrix Green. C’est également à l’homme plein d’allant que s’adresse la dernière Gérald Genta Arena Bi-Retro Sport. L’an dernier, à l’occasion du 50e anniversaire de la marque Genta appartenant à Bulgari depuis 2000, la Maison italienne avait présenté une pièce commémorative en platine à heures sautantes, minutes et date rétrogrades. Inspirée d’un design datant de 1969, ce modèle revient ainsi cette année dans une version avec cadran noir anthracite et boîtier en titane brossé étanche à 100 mètres. Ce modèle annonce la renaissance de Gérald Genta, précise Bulgari, qui promet déjà « de nouvelles créations à venir ».

Blast rose gold © Ulysse Nardin
Blast rose gold © Ulysse Nardin

Ulysse Nardin a également été sensible aux formes « sculptées » avec sa toute nouvelle Blast. Inspirée du fuselage des avions furtifs, elle se veut « l’incarnation de son époque, une merveille technologique aux lignes masculines musclées ». Digne héritière de la ligne Executive de la marque, dont la transparence est ici soulignée par un « X » intégré aux ponts traversants, cette montre est équipée d’un tourbillon automatique en silicium cadencé à 2,5 Hz avec micro-rotor logé sur le barillet pour une réserve de marche de trois jours. On trouve le même souci architectural chez Girard-Perregaux, dont la toute dernière Free Bridge réinvente une nouvelle fois les célèbres « Ponts » de la marque nés dans les années 1860. Une des dernières itérations de cette approche de cadran mettant en valeur l’échappement d’un mouvement sans tourbillon remonte à 2017 avec la Neo-Bridges. Avec la Free Bridge, l’option a été de conserver un seul pont et de positionner le rotor au dos du mouvement GP01800, dont l’échappement et les pièces du balancier sont en silicium. Il en résulte une parfaite symétrie entre le barillet et le couple balancier-spiral, qui gagnent en caractère en tant que seules « animations » du cadran.

Space Revolution © Louis Moinet
Space Revolution © Louis Moinet

Cette approche horlogère « racée » ne devait toutefois pas occulter les pièces davantage destinées aux esthètes et autres collectionneurs. Ferdinand Berthoud en avait donné un avant-goût avec son nouveau Chronomètre FB 2RE, hommage aux chronomètres de marine développés par le maître horloger au XVIIIe siècle. Bovet 1822 devait lui emboîter le pas avec sa Virtuoso VIII Chapter Two offrant un tourbillon volant assorti d’une grande date et d’une réserve de marche dans une configuration des plus originales et ce, dans un boîtier incliné de type « écritoire » avec bélière à 12 h. À son habitude, Bovet offre des finitions dignes de cette architecture parfaitement orchestrée. Dans un registre nettement plus contemporain, Louis Moinet présentait la Space Revolution avec son double tourbillon satellite volant, volontiers qualifié de « premier objet spatial de Louis Moinet » pour cette première mondiale. Explication : « Sous un dôme de saphir s’affrontent deux vaisseaux spatiaux. Leur confrontation aura lieu 18 fois par heure, car l’astronef supérieur effectue une révolution horaire en 5 minutes, alors que l’astronef inférieur fait le chemin inverse, une révolution antihoraire en 10 minutes. Pendant ce temps, deux stations spatiales en rotation constante mettent en place une puissante défense contre les effets de la gravité ». En guise de première mondiale, on relèvera enfin la De Bethune DB28 Steel Wheels Sapphire Tourbillon, autre vision futuriste de l’horlogerie équipée de la cage la plus légère jamais réalisée de 0,18 gramme, l’option étant de créer un tourbillon taille plume à haute fréquence et rotation rapide pour une efficacité maximale.

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