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Une pluie d’anniversaires horlogers en 2021
Culture

Une pluie d’anniversaires horlogers en 2021

mercredi, 5 mai 2021
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Le millésime horloger 2021 est marqué par plusieurs anniversaires qui consacrent ces montres taillées pour l’aventure, à commencer par la Reverso de Jaeger-LeCoultre, suivie par la Montre d’Aviateur chez IWC ou encore l’Explorer II de Rolex. L’aventure en « costar » n’est pas exclue des festivités avec la Tank de Cartier ou la Nautilus de Patek Philippe.

En début d’année, le lancement de l’édition anniversaire de la Tank Cintrée de Cartier est passé quasi inaperçu. Et pour cause, les 150 exemplaires du modèle étaient tous prévendus. Cette célébration n’en est pas moins à marquer d’une pierre blanche, car elle marque les 100 ans d’une montre qui représente la première itération de la Tank de Cartier, un garde-temps imaginé quelques années plus tôt dont la commercialisation date de 1919. À cette époque des premiers balbutiements de la montre-bracelet, époque où l’influence du Bauhaus commence à se faire sentir, cette montre imaginée par Louis Cartier fut volontiers considérée comme l’archétype de la montre moderne. D’où son succès, qui ne s’est jamais démenti en un siècle d’histoire.

Tank Cintrée, 1921 © Cartier
Tank Cintrée, 1921 © Cartier

Avec la Tank Cintrée, « la montre se devait d’épouser la cambrure naturelle du poignet, peut-on lire dans l’ouvrage Cartier, la montre Tank. Cartier en avait d’ailleurs fait l’expérience avec la Tonneau de 1906. Synthèse du rectangle et de l’ovale, cette nouvelle forme accompagnait merveilleusement les premières tentatives consistant à rompre de manière radicale avec l’univers des montres de poche. Une approche qui allait de pair avec l’idée de “cintrer” le boîtier, autrement dit de l’incurver légèrement pour bien montrer que la conception même de la montre incluait un porter au poignet. »

Première Nautilus Jumbo, 1976 © Patek Philippe
Première Nautilus Jumbo, 1976 © Patek Philippe

Cette première célébration, qui renvoie à une pièce majeure dans l’histoire horlogère, n’était en fait que la prémisse d’une série de commémorations qui font de cette année 2021 un millésime d’exception. Autre montre, certes plus récente mais non moins cruciale dans l’évolution des designs horlogers : la Nautilus de Patek Philippe dessinée par Gérald Genta, qui souffle ses 45 bougies. « Lancée en 1976, la Nautilus a créé la surprise par de nombreux aspects, explique la Maison genevoise. Le choix de l’acier, un métal alors inédit pour une montre de luxe. Une lunette octogonale aux angles adoucis, bien loin des designs habituels. Une construction de boîtier inspirée d’un hublot de bateau. Une robustesse hors pair et une étanchéité à 120 mètres – un exploit à l’époque pour une montre de série. Dotée d’un cadran au relief horizontal frappé et d’un bracelet intégré avec maillons latéraux s’amincissant du boîtier au fermoir, la Nautilus s’est vite imposée comme la parfaite incarnation du sport élégant. » Pour lui faire honneur, Patek Philippe propose cette année un modèle acier avec cadran vert, serti ou non, une version en or rose de la Travel Time Chronograph et une pièce de Haute Joaillerie.

Première Reverso, 1931 © Jaeger-LeCoultre
Première Reverso, 1931 © Jaeger-LeCoultre

Avant l’avènement des modèles sport chic dans les années 1970, dont la Nautilus est l’exemple type, tout comme la Royal Oak d’Audemars Piguet ou la Riviera ressuscitée cette année par Baume & Mercier, ce sont les montres-instruments qui tenaient le haut du pavé dans le registre « intrépide. » Or de telles pièces font également partie des célébrations de l’année. Notamment chez Jaeger-LeCoultre, qui fête les 90 ans de sa Reverso en grande pompe. Et « grande pompe » signifie ici grande complication avec la pièce d’exception Hybris Mechanica Calibre 185 et ses 11 complications, dont certaines, astronomiques, sont inédites en horlogerie. On ne saurait toutefois oublier que la Reverso a d’abord été une montre développée pour les joueurs de polo afin de protéger leur montre en pleine action grâce à la réversibilité du boîtier. Une astuce ingénieuse qui devait permettre les déclinaisons horlogères parmi les plus audacieuses. Il n’empêche, dans sa version « simple », la Reverso représente clairement un modèle conçu pour résister à des conditions extrêmes, le type même de montres qui allaient marquer les années, voire les décennies suivantes.

Montre la « Montre Spéciale pour Aviateur » (réf. IW 436) © IWC
Montre la « Montre Spéciale pour Aviateur » (réf. IW 436) © IWC

Chez IWC, ce besoin de répondre aux exigences les plus poussées avec des garde-temps robustes, précis et fiables s’est traduit par une première Montre Spéciale pour Aviateur en 1936. « L’histoire des Montres d’Aviateur IWC remonte aux prémices de l’aviation, précise la Maison. À l’époque, une montre-bracelet précise était considérée comme un instrument de cockpit essentiel et crucial pour la survie du pilote. Utilisée principalement pour surveiller les temps de vol ou les heures de fonctionnement du moteur, elle faisait aussi office d’outil de navigation pour les vols à vue. Associée à un sextant, une montre-bracelet ultraprécise pouvait aider son propriétaire à déterminer sa position actuelle en navigation astronomique. IWC fut l’une des premières manufactures à produire des instruments techniques conçus pour répondre aux besoins des aviateurs. » Parmi les caractéristiques techniques du premier modèle de 1936, on retrouve déjà un mouvement antimagnétique parfaitement fonctionnel à des températures comprises entre – 40 et + 40 °C et un verre incassable. Ces spécificités ont permis de forger une vaste collection Pilot chez IWC, qui s’enrichit en cette année de 85e anniversaire d’un modèle 43 mm évoquant parfaitement l’ivresse des pionniers de la conquête du ciel.

Première Oyster Perpetual Explorer II, 1971 © Rolex
Première Oyster Perpetual Explorer II, 1971 © Rolex

Ce souci de concevoir des montres taillées pour l’aventure, Rolex s’en est fait une spécialité. « L’Explorer II est l’héritière des liens de longue date qui unissent Rolex et le monde de l’exploration, expose la Maison. Présentée en 1971, cette montre robuste et fiable s’est rapidement révélée un élément essentiel de l’équipement de celles et ceux qui s’aventurent aux confins de la Terre, dans des environnements souvent extrêmes. Grâce à son affichage 24 heures constitué d’une aiguille additionnelle orange et d’une lunette gravée, l’Explorer II permet en effet de distinguer sans équivoque les heures du jour de celles de la nuit – une option particulièrement utile dans les zones où l’alternance entre jour et nuit n’est plus clairement établie, voire absente, comme sous terre ou dans les régions polaires, qui connaissent six mois d’obscurité et six mois de lumière du jour. Cet affichage permet aussi, sous certaines conditions, d’utiliser la montre comme boussole. L’affichage 24 heures peut également servir à indiquer l’heure d’un second fuseau horaire. » Pour ce 40e anniversaire, Rolex présente ainsi une Explorer II redessinée et équipée du calibre 3285, « à l’avant-garde de la technique horlogère ». Question de bien montrer que l’aventure commence toujours aujourd’hui.

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