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Vacheron Constantin parle le langage Cabinotiers aux...
Histoire & Pièces d'exception

Vacheron Constantin parle le langage Cabinotiers aux collectionneurs

mercredi, 12 février 2020
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Créé en 2006, le département Les Cabinotiers de Vacheron Constantin occupe une place privilégiée au sein de la Maison. Question de renouer avec les traditions voulant que les commandes sur mesure et les pièces uniques soient un véritable « service » aux collectionneurs.

En dévoilant la Référence 57260, montre la plus compliquée jamais réalisée avec ses 57 fonctions, Vacheron Constantin a jeté un coup de projecteur des plus flatteurs sur son département Les Cabinotiers à la base de cette « petite » merveille. C’était en 2015, année du 260e anniversaire de la Maison et, depuis, il ne se passe guère de mois sans que l’on entende à nouveau parler de ce département dédié à la personnalisation des pièces et aux créations uniques, dans la plus pure tradition de l’horlogerie genevoise du XVIIIe siècle. Dernière illustration en date, l’événement organisé par Vacheron Constantin à Singapour en toute fin d’année dernière avec comme thématique « La Musique du temps », en d’autres termes les montres à sonnerie. Autant dire que la Maison est en territoire connu avec ce type de complication dont la première mention dans les archives de la manufacture remonte à 1806 avec une montre de poche en or à répétition minutes.

Fête de la musique à Singapour

À Singapour, c’était donc à nouveau l’occasion pour la Maison genevoise fondée en 1755 de faire montre de tout son savoir dans les montres compliquées. Et celui-ci force le respect, qui plus est lorsque associé à une esthétique irréprochable. Au répertoire de cette musique du temps, on retrouve bien évidemment des répétitions minutes et notamment quatre pièces dotées du fameux calibre manufacture 1731 d’une finesse exemplaire avec ses 3,90 mm de hauteur pour une réserve de marche des plus confortables de 65 heures, agrémenté sur l’une d’elles d’un module de quantième perpétuel. Autre mouvement à l’honneur, le calibre 2755, toujours à répétition minutes, décliné avec tourbillon et carte astrale sur la pièce « Une note céleste », ou tourbillon seul sur les quatre montres dédiées aux quatre saisons dont les cadrans sont gravés en bas-relief et émaillés.

Les Cabinotiers Répétition minutes tourbillon carte du ciel, Une note céleste © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers Répétition minutes tourbillon carte du ciel, Une note céleste © Vacheron Constantin

On l’aura compris, les métiers d’art sont évidemment à l’honneur, notamment sur la montre « La Caravelle 1950 » en émail cloisonné ou encore sur la Tourbillon squelette haute joaillerie, où les références musicales deviennent symboliques. Métiers d’art également sur la pièce maîtresse de la série, la Symphonia dont le boîtier est gravé d’une partition reprenant les notes de la Sixième symphonie « Pastorale » de Beethoven et dont le calibre 1860 est à grande sonnerie, une véritable rareté dans l’univers des montres-bracelets pour assurer la sonnerie des heures et des quarts au passage, que vient encore agrémenter une répétition minutes.

Hymne aux coutumes d’antan

Inutile de faire l’exégèse de ces 13 pièces uniques qui, toutes, attestent d’une maestria horlogère peu commune, d’une profondeur historique exceptionnelle et qui deviennent une véritable vitrine de la Maison. « C’est en 2006 que le département Les Cabinotiers a été créé, rappelle Christian Selmoni, Directeur Style et Héritage au sein de la Maison. Au fil des ans, il a pris une importance croissante comme axe de développement, pour représenter aujourd’hui une ligne de produits à part entière, comme nos autres collections. Il en découle davantage de visibilité pour ce département qui dispose d’une structure de création et de production intégrée et pour lequel nous organisons chaque année des temps forts liés à la présentation des pièces. » Depuis bientôt quatre ans, Les Cabinotiers organise ainsi ses propres événements, tout comme les Maisons de joaillerie ont l’habitude de le faire. Et avec des montres qui suscitent immanquablement l’admiration. Après Tokyo en 2017, c’était au tour de Paris en 2018 avec « Les Mécaniques sauvages », puis à Singapour l’an dernier avec « La Musique du temps ».

Les Cabinotiers Symphonia Grande sonnerie, La sixième symphonie © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers Symphonia Grande sonnerie, La sixième symphonie © Vacheron Constantin

Autant dire qu’avec Les Cabinotiers Vacheron Constantin fait figure d’exception et démontre une attention toute particulière envers les collectionneurs, toujours en quête de « la » montre ultime. « Avec la réalisation de ces pièces uniques, nous renouons en quelque sorte avec les traditions d’antan, poursuit Christian Selmoni. Il n’était pas rare à l’époque que les grands collectionneurs s’adressent directement aux manufactures pour la réalisation de pièces sur commande. De nos jours, cette tendance à la personnalisation se manifeste d’ailleurs avec force dans l’univers du luxe. Avec Les Cabinotiers, nous avons décidé d’y répondre. Et nous l’avons fait relativement tôt. »

Les Cabinotiers Répétition minutes tourbillon, Les quatre saisons © Vacheron Constantin
Les Cabinotiers Répétition minutes tourbillon, Les quatre saisons © Vacheron Constantin

Sans parler des défis techniques à relever. Si l’on se réfère à l’une des dernières pièces majeures Vacheron Constantin à être passées sous le marteau du commissaire-priseur, à savoir la Référence 3620 « Don Pancho », il s’agissait déjà d’une pièce unique hors du commun réalisée sur commande, soit une montre à répétition minutes, indications calendaires du jour de la semaine et date rétrograde livrée en 1940 après quatre ans de développement. Fidèle à cette traduction, le département Les Cabinotiers repousse ainsi les limites du possible horloger à chacune de ses thématiques actuelles. Sans déroger au postulat de base de la Maison voulant qu’une montre Vacheron Constantin doit être élégante ou ne sera pas.

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