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Vacheron Constantin perpétue la grande tradition horlogère
Culture

Vacheron Constantin perpétue la grande tradition horlogère

jeudi, 7 octobre 2021
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

Après huit ans de développement, la Maison genevoise présente la montre de poche Les Cabinotiers Sonnerie Westminster – Hommage à Johannes Vermeer. Cette pièce, d’une apparente simplicité, figure au sommet de l’Olympe horloger, tant par sa mécanique complexe à grande sonnerie que par l’éblouissant travail des artisans d’art.

Il y a eu la Référence 57260, la montre la plus compliquée au monde, présentée à l’occasion du 260e anniversaire de Vacheron Constantin. Et il y aura probablement cette Sonnerie Westminster – Hommage à Johannes Vermeer, pièce unique, également en montre de poche, sortie du même atelier Les Cabinotiers de la Maison. Avec cette pièce exceptionnelle, Vacheron Constantin renoue avec la grande tradition horlogère, celle de commandes spéciales faites par de grands collectionneurs. On se souvient notamment des modèles développés pour le constructeur automobile James Ward Packard ou pour le roi Fouad Ier d’Égypte au début du siècle dernier. Cette Sonnerie Westminster en est parfaitement digne avec, comme signe distinctif, un travail éblouissant des artisans d’art à l’œuvre sur cette pièce. La contempler provoque une émotion rare ; la faire sonner déclenche une surprise béate ; la dévoiler suscite la contemplation. Pas moins de huit ans de développement auront ainsi été nécessaires pour satisfaire la commande de ce collectionneur pour qui « la passion consiste à toujours chercher ce qui, a priori, est impossible à obtenir ». Avec cette montre, Vacheron Constantin démontre que les « a priori » n’ont pas leur raison d’être.

9910C/000J-B413 Pocket watch Les Cabinotiers Westminster Sonnerie – Tribute to Johannes Vermeer

Le cahier des charges formulé par le commanditaire était très clair : « J’ai longtemps rêvé d’avoir dans ma collection une vraie montre de poche Westminster sonnant avec cinq marteaux sur cinq timbres, avec grande et petite sonneries et décorée avec de l’émail miniature », explique-t-il. À charge de Vacheron Constantin de transformer le rêve en réalité. Les horlogers du département Les Cabinotiers se sont ainsi inspirés du mouvement de la Référence 57260 pour construire ce nouveau calibre 3761 à grande et petite sonneries et répétition minutes de 71 mm de diamètre pour 17 mm de hauteur régulé par un tourbillon. « Le carillon Westminster dont est doté le mouvement est l’un des mécanismes de sonnerie les plus compliqués à construire, car il nécessite une suite de cinq timbres frappés de manière parfaitement harmonieuse par leurs marteaux respectifs actionnés par quatre râteaux », explique Vacheron Constantin.

9910C/000J-B413 Pocket watch Les Cabinotiers Westminster Sonnerie – Tribute to Johannes Vermeer

La solution à quatre râteaux et limaçons, soit trois râteaux pour le carillon sonnant les heures et les quarts et un râteau pour les minutes de la répétition, offre ici un parfait séquençage des mélodies et, subtilité supplémentaire, permet de jouer les différentes mélodies de la sonnerie Westminster au passage des quarts. Les notes si, mi, fa, sol retentissent en effet dans un ordre différent sur les quatre mesures que compte la mélodie complète. Pour mémoire, on rappellera qu’une grande sonnerie sonne les quarts au passage, avec autant de mesures que de quarts d’heure écoulés et avec rappel de l’heure à chaque quart. En mode petite sonnerie, le mécanisme sonne seulement les quarts au passage et fait retentir la mélodie complète avant de sonner l’heure au passage. Les deux barillets de cette montre offrent une autonomie d’environ 16 heures pour le mécanisme musical en mode Grande Sonnerie et 80 heures pour les indications horaires avec un couple stable garanti jusqu’à la fin de la réserve de marche.

9910C/000J-B413 Pocket watch Les Cabinotiers Westminster Sonnerie – Tribute to Johannes Vermeer

C’est à Anita Porchet qu’a été confié le travail de peinture émail miniature réalisé sur le capot du fond de la boîte. Selon le choix du commanditaire, elle devait reproduire La Jeune Fille à la perle, du peintre Johannes Vermeer, œuvre réalisée vers 1665. Le défi : reproduire cette toile sur un support de 98 mm de diamètre, une dimension extrême pour ce type de travail qui demande d’autant plus de dextérité du geste que la moindre irrégularité saute pratiquement aux yeux. « Il suffit de s’imaginer qu’une seule couche d’émail sur le turban de la jeune fille demande au minimum deux semaines de travail, précise Vacheron Constantin. La palette de couleurs est à l’avenant avec, notamment, une composition de sept teintes pour obtenir le noir, sans oublier la vingtaine de passages au four pour fixer les couleurs. Au total, sept mois d’ouvrage, par intermittence, ont été nécessaires pour faire naître ce portrait. Le travail de recherche et de mises au point, notamment au niveau des pigments et des émaux à utiliser, a ainsi démarré en 2018 pour un résultat final achevé en 2020. »

9910C/000J-B413 Pocket watch Les Cabinotiers Westminster Sonnerie – Tribute to Johannes Vermeer

Le travail de la graveuse sur la carrure du boîtier et la bélière est tout aussi impressionnant. De magnifiques frises travaillées en champlevé avec ciselure point par point des aplats viennent ainsi orner les flancs du boîtier avec un décor de feuilles d’acanthe et de tulipes, accompagnées, de part et d’autre, par une délicate lisière « perlée », clin d’œil au tableau de Vermeer. Dans le prolongement de ce remarquable travail sur la carrure, la bélière constitue une œuvre d’art à part entière avec ses deux lions rugissant sculptés en ronde-bosse dans un bloc d’or. « Au départ, la graveuse se sert d’une fraise pour dégrossir la matière puis de burins pour un travail de plus en plus fin et précis. Les détails des textures satinées, mates ou polies sont obtenus à l’aide d’outils spécifiques, certains créés pour l’occasion », note Vacheron Constantin. En sachant qu’une seule erreur peut dénaturer tout travail, le geste doit être sûr et précis. Au total, cinq mois ont été nécessaires pour graver et sculpter ces éléments de la montre. Pour le commanditaire, la patience aura été une vertu largement récompensée.

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