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Vacheron Constantin touché par la grâce
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Vacheron Constantin touché par la grâce

mercredi, 01 février 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Dans le sillage de sa référence 57260, modèle anniversaire aux 57 complications présenté il y a un peu plus d’un an, Vacheron Constantin récidive au SIHH 2017 avec deux pièces aussi complexes techniquement que parfaites esthétiquement. Du grand art !

En ce début d’année 2017, qui se caractérise par une vaste restructuration au sein des instances dirigeantes du groupe Richemont, l’un de ses joyaux nommé Vacheron Constantin semble planer dans d’autres sphères. Dans un univers où les contingences financières et autres jeux de pouvoir n’ont pas droit de cité, l’art horloger occupe toute la place. Après la référence 57260, la montre la plus compliquée au monde présentée fin 2015, on savait déjà la manufacture capable du meilleur. Elle en fait une nouvelle démonstration étincelante avec deux montres exceptionnelles issues de son atelier Les Cabinotiers, précisément dédié à la réalisation de ce que la mesure du temps a de plus complexe. Au menu de ce Salon International de la Haute Horlogerie 2017, la Maison présentait ainsi la montre Les Cabinotiers Celestia Astronomical Grande Complication 3600, garde-temps astronomique à 23 complications, et le modèle Les Cabinotiers Symphonia Grande Sonnerie 1860 offrant, comme son nom l’indique, une grande et une petite sonnerie associées à une répétition minutes. Les deux garde-temps sont des pièces uniques ; tous deux sont estampillés du Poinçon de Genève et tous deux sont le fruit de respectivement 5 et 10 ans de développement.

Vacheron Constantin Les Cabinotiers Celestia Astronomical Grande Complication 3600
Vacheron Constantin Les Cabinotiers Celestia Astronomical Grande Complication 3600
Au bout des possibles

Comme le rappelle Vacheron Constantin, « l’astronomie, science des corps célestes, et l’horlogerie sont intimement liées. La première cherche à expliquer l’origine, l’évolution et les propriétés des astres. La seconde cherche à capter et à exprimer mécaniquement le cours du temps et sa danse perpétuelle avec les astres ». Cette symbiose a été source d’inspiration pour la manufacture genevoise depuis fort longtemps. À la fin du XIXe siècle, elle faisait déjà preuve d’une parfaite maîtrise des complications astronomiques via la réalisation de montres de poche à quantième perpétuel et phase de lune, à heure sidérale, voire à équation marchante. Avec la Celestia Astronomical, Vacheron Constantin est toutefois allé au bout des possibles. Cette montre biface offre ainsi l’affichage combiné des temps civil, solaire et sidéral au moyen de trois trains de rouage distincts, animés par six barillets montés en série trois par trois, assurant une réserve de marche de trois semaines. Au total, ce nouveau calibre compte 514 composants condensés dans une hauteur d’à peine 8,7 mm.

Vacheron Constantin Calibre 3600 à remontage manuel
Vacheron Constantin Calibre 3600 à remontage manuel

Sur le cadran, le temps civil, soit le temps moyen universellement admis de 24 heures par jour, au nombre de 365,25 dans une année, se lit de manière conventionnelle via les aiguilles des heures et des minutes. Le temps solaire vrai correspond quant à lui au déplacement apparent du soleil au cours d’une journée selon un angle horaire et un lieu donnés. Du fait que l’orbite de la Terre est elliptique et que le soleil ne s’y trouve pas rigoureusement en son centre, selon le jour de l’année, le temps solaire affiche une différence avec le temps moyen comprise entre + 14 et – 16 minutes. Cette différence est ici indiquée par une équation du temps « marchante », c’est-à-dire par aiguille centrale, qui permet une lecture instantanée grâce à un rouage dit « tropique » simulant une année « tropique » de 365,2421898 jours. Troisième échelle de temps, l’heure sidérale, considérée comme la mesure du déplacement de la voûte céleste en un lieu donné par rapport au méridien local, se lit au dos de la montre.

Vacheron Constantin Les Cabinotiers Celestia Astronomical Grande Complication 3600
Vacheron Constantin Les Cabinotiers Celestia Astronomical Grande Complication 3600

Comme l’heure sidérale diffère de 4 minutes par rapport au temps moyen, elle fait l’objet d’un affichage particulier via deux disques saphir superposés : le premier comporte la voûte céleste, la minuterie du temps sidéral et les quatre points cardinaux alors que le second est dédié aux constellations, aux projections de l’équateur et de l’écliptique, soit la trajectoire annuelle du soleil vue depuis la Terre. Outre ces trois lectures du temps, la Celestia Astronomical est également dotée d’un quantième perpétuel avec phase de lune de précision, d’un maréoscope avec représentation tridimensionnelle de l’alignement Terre-lune-soleil, d’un affichage des heures de lever et coucher du soleil, de la durée du jour et de la nuit, des signes du zodiaque, des saisons, des solstices, des équinoxes… Sans oublier l’incontournable échappement à tourbillon visible par le fond saphir.

Depuis 1992, date de la première grande sonnerie réalisée en montre-poignet, les manufactures à avoir maîtrisé l’exercice sont restées très rares.
Panthéon horloger

Comme au temps où Vacheron Constantin vendait ses montres par paires en Chine, marché de prédilection de la Maison dès le XIXe siècle, ses exploits horlogers en ce début d’année forment un binôme. Aux côtés de la Celestia Astronomical vient ainsi se ranger la Symphonia Grande Sonnerie, autre montre d’exception dont la sobriété du cadran cache un mécanisme d’une complexité extrême avec ses 727 composants.

Vacheron Constantin Les Cabinotiers Symphonia Grande Sonnerie 1860
Vacheron Constantin Les Cabinotiers Symphonia Grande Sonnerie 1860

Là également, Vacheron Constantin n’a pas agi en novice. Si cette Symphonia représente la première montre-bracelet grande sonnerie de l’histoire de la marque, elle compte déjà à son actif des montres de poche datant des XVIIIe et XIXe siècles à grande sonnerie (sonnerie des heures et des quarts au passage) et petite sonnerie (sonnerie des heures au passage) ou à grande sonnerie et répétitions minutes (sonnerie des heures, des quarts et des minutes à la demande). La Maison s’est également distinguée en associant des mécanismes de sonnerie à d’autres complications comme le chronographe ou certaines fonctions astronomiques. Sans oublier son fameux calibre 1731 à répétition minutes le plus plat du monde présenté en 2013. À noter que, depuis 1992, date de la première grande sonnerie réalisée en montre-poignet, les manufactures à avoir maîtrisé l’exercice sont restées très rares. Exercice réussi donc pour Vacheron Constantin avec son calibre 1860 dont les mensurations (16’’’ ou 37 mm pour 9,10 mm de hauteur) restent stupéfiantes.

Vacheron Constantin Les Cabinotiers Symphonia Grande Sonnerie 1860
Vacheron Constantin Les Cabinotiers Symphonia Grande Sonnerie 1860

Particularité du modèle : les deux barillets offrent une réserve de marche de 72 heures et une charge de sonnerie de 20 heures dans le mode grande sonnerie ; la sélection des trois modes de sonnerie (grande, petite et silence) se fait par la lunette tournante à 30° ; les quarts fantômes, ces petits silences perturbants entre la sonnerie des heures et celle des minutes, ont été ingénieusement supprimés ; quant au mécanisme de sonnerie, protégé de toute manipulation inopinée par des systèmes de sécurité inédits, il est visible au dos de la montre. « Au panthéon de la sophistication technique et de la poésie mécanique, la montre à sonnerie trône parmi les complications les plus rares et convoitées de la Haute Horlogerie », explique Vacheron Constantin, qui commence déjà son année en apothéose.

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