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Verbatim – Hermès enflamme et interroge
Economie

Verbatim – Hermès enflamme et interroge

Wednesday, 12 May 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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3 min de lecture

Au premier trimestre 2010, Hermès a probablement réalisé une des meilleures performances de l’industrie du luxe avec une croissance organique de ses ventes de 20%. Un résultat qui soutient les titres du groupe, d’autant que la spéculation va bon train sur un rachat d’Hermès suite au décès de Jean-Louis Dumas.

« Hermès et l’industrie du luxe pleurent Jean-Louis Dumas, CEO du groupe de 1978 à 2006 et le membre de la famille fondatrice de la Maison considéré comme la force fédératrice au sein des héritiers, écrit J.P. Morgan Cazenove dans sa lettre hebdomadaire. Jean-Louis Dumas est décédé samedi 1er mai. Nous pensons que les rumeurs grandissantes selon lesquelles les membres de sa famille pourraient vendre les 72% qu’ils détiennent dans la compagnie sont susceptibles de pousser le prix de l’action encore plus avant. LVMH, largement perçu comme premier candidat au rachat pourrait en revanche subir la pression du marché dans la mesure où les titres Hermès semblent déjà chers. Cette pression devrait toutefois être tempérée par une contre-rumeur selon laquelle, pour acquérir Hermès, LVMH pourrait être amené à vendre sa participation dans Moët & Hennessy, à la vendre bien, et pourquoi pas à Diageo, comme le prétendait la presse il y a quelques mois déjà. »

(Version française) Source: Hermès International
(Version française) Source: Hermès International

Si les spéculations vont donc bon train, elles ne datent pas d’hier. Lorsque Jean-Louis Dumas avait quitté la direction du groupe en 2006 pour raison de santé, une possible cession avait déjà été largement évoquée, non sans doper les cours du titre qui conserve aujourd’hui encore des multiples de valorisation parmi les plus élevés du secteur. Comme le relève le Credit Suisse, les actions Hermès se traitent à 31,9x les bénéfices estimés 2010 contre 18,4x pour la moyenne du secteur, soit une prime de l’ordre de 65% pour une capitalisation boursière qui dépasse les € 10 milliards.

(Version française) Source: Hermès International
(Version française) Source: Hermès International
De quoi susciter toutes les convoitises

Et ce n’est pas les chiffres du premier trimestre qui vont peser sur les cours, bien au contraire. Avec une croissance organique de ses ventes de 20%, Hermès dépasse largement LVMH (+12%) ou Gucci (+5%). Le chiffre d’affaires est clairement tiré par des résultats en forte croissance en Asie hors Japon (+47%) et par un fort rebond aux Etats-Unis (+25%). Toutes les divisions sont porteuses et particulièrement la maroquinerie, en hausse de 23% malgré une base comparative difficile (+10% réalisé au premier trimestre 2009).

Jean-Louis Dumas a tenu son pari, lui qui a régné sur Hermès pendant 28 ans et qui a fait de ce sellier parisien une des marques les plus prestigieuses de l’univers du luxe avec un chiffre d’affaire qui est passé de € 42 millions à € 1,9 milliard l’an dernier. Gérant et directeur artistique de la marque tout à la fois, c’est lui qui l’a introduite en Bourse en 1993, qui l’a internationalisée, diversifiée et fait reposer cette enseigne sur plus de 300 boutiques à travers le monde. Titre et entreprise hautement défensifs, la Maison Hermès a en effet de quoi attirer toutes les convoitises.

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