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Vulcain, la marque qui réveille
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Vulcain, la marque qui réveille

jeudi, 20 décembre 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

« La montre des présidents », tel est en effet l’un des arguments de la Maison Vulcain. Une montre-réveil mécanique baptisée « Cricket » qui s’est retrouvée au poignet de plusieurs dirigeants américains et qui tirerait des bras de Morphée le plus surmené des chefs d’État.

Les visiteurs du récent Belles Montres à Paris, à peine entrés dans l’enceinte du Salon, ont pour la plupart été accueillis par le chant d’un grillon dont la sonorité mécanique avait de quoi interloquer les plus avertis d’entre eux. Rien d’étonnant à cela. Sur le stand de la Maison Vulcain, les collaborateurs de la marque n’avaient de cesse de faire entendre le « carillon » de la Cricket, une montre-réveil qui est probablement la seule à ce jour à remplir sa fonction avec toute l’assurance voulue tant le son qu’elle produit ressusciterait le plus endormi des amateurs de belle horlogerie. C’est simple, d’une durée de 20 secondes grâce son barillet dédié, le réveil de la Cricket n’a aucun équivalent sur le marché.

Le son, ressemblant au chant des grillons, est alors amplifié par un double fond percé d’orifices.
Hymne à la forge

Dès ses débuts, en 1858, l’atelier horloger fondé par les frères Ditisheim, qui donnera naissance à la marque Vulcain, dieu romain de la forge et des métaux, se distingue par ses garde-temps à complication primés lors de plusieurs expositions universelles. Mais sa notoriété internationale, Vulcain la doit à cette montre-réveil mécanique, première du genre, lancée en 1947. Il aura fallu pas moins de cinq ans de recherche et de développement aux équipes de Robert Ditisheim, descendant des fondateurs, pour mettre au point ce mécanisme de sonnerie qui tranchait avec ceux connus à l’époque, dont le principal défaut consistait à rester beaucoup trop discrets. La solution viendra d’un plot judicieusement placé sur une membrane entrant en résonnance sous l’action du marteau. Le son, ressemblant au chant des grillons, est alors amplifié par un double fond percé d’orifices.

La Cricket était née et va connaître un succès tel qu’on la retrouve au poignet des chefs d’État américains Eisenhower, Truman, Nixon et Johnson. Lyndon Johnson était d’ailleurs tellement enthousiasmé par son modèle acheté à Genève qu’il passa commande de 200 exemplaires dès son retour aux États-Unis. La Cricket pouvait ainsi entrer dans l’histoire horlogère comme « la montre des présidents », le dernier en date, Barak Obama, s’étant bien évidemment vu offrir sa propre Cricket lors de son accession au pouvoir. Question de perpétuer la tradition.

Une seconde jeunesse

Mais si Vulcain a connu ses heures de gloire dans les années 1950 à 1970, la Maison va progressivement tomber dans l’oubli. Pendant une quinzaine d’années, ses brevets ne sont plus exploités. Jusqu’en 2002, année où Bernard Fleury, entouré d’un groupe d’investisseurs, décide de relancer la marque avant qu’Excellence Holding, par ailleurs propriétaire des boutiques « Les Ambassadeurs », prenne le relais en 2009. « L’arrivée d’Excellence nous permet aujourd’hui de poursuivre le développement de Vulcain, explique Danielle Jordi, responsable Marketing et Communication de la marque. Avec un mouvement propre à notre actif, nous sommes aujourd’hui organisés comme une manufacture à l’horizontale dans la mesure où nous travaillons avec des fournisseurs qui sont tous situés dans l’Arc jurassien, l’assemblage, l’emboîtage et le contrôle se faisant dans nos ateliers qui ont pris place dans une maison de maître récemment acquise au Locle. Maintenant que les aspects techniques sont très bien maîtrisés, nous portons nos efforts sur notre réseau de distribution et sur la notoriété de la marque. »

En termes de notoriété, Vulcain peut puiser dans son riche historique pour avoir accompagné la première équipe d’alpinistes à la conquête du K2 en 1954, équipé Hannes Keller lors de ses records de plongée à plus de 300 mètres en 1962, sans oublier ses liens avec le Real Madrid dans les années 1930 ou encore celui récemment tissé avec l’artiste de jazz mondialement connu Herbie Hancock. Pour Vulcain, ces connexions sont autant d’occasions d’étendre ses collections et d’enrichir ses gammes avec des modèles de plongée, GMT, chronomètre ou à cadran en émail cloisonné, objet de séries limitées. Avec l’incontournable caractéristique des montres Vulcain : un réveil à remontage manuel (le V10) ou automatique (le V21) qui sonne la charge d’une reconquête de la marque. Avec une production de quelque 5’000 pièces par an, la Maison entend aujourd’hui passer la vitesse supérieure. D’autant que son positionnement dans l’univers de la montre mécanique place clairement Vulcain dans un segment où son particularisme risque de faire merveille.

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