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Watches & Wonders

Watches & Wonders dessine les tendances horlogères de l’année

lundi, 27 avril 2020
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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8 min de lecture

Avec le lancement de Watches & Wonders 2020 en ligne se dessinent les premières tendances horlogères de l’année. Une mention particulière pour les pièces astronomiques et les modèles squelette qui côtoient les montres de forme pour dame. Le sport chic est à l’honneur.

L’horlogerie est une industrie qui fait preuve d’une remarquable résilience. Maintes fois mise à mal par les aléas conjoncturels, elle a toujours su rebondir. La clé de cette formidable résistance : une ténacité hors pair et une créativité jamais mise en défaut, quels que soient les coups du sort. Avec le lancement de la nouvelle plateforme en ligne watchesandwonders.com, les Maisons participantes en font encore une fois une éclatante démonstration. Dans ce contexte, on ne saurait résister à l’envie de commencer par le plat de résistance et souligner ce que les allées virtuelles de la plateforme recèlent comme pièces d’exception. Un registre volontiers qualifié d’excellence horlogère qui voit cette année les montres astronomiques occuper une place privilégiée.

Passion mécanique

Deux manufactures, dont la réputation n’est plus à faire en termes de complexité mécanique, sortent clairement du lot, à savoir Jaeger-LeCoultre et Vacheron Constantin. La première présente ainsi une Master Grande Tradition Grande Complication associant une répétition minutes à la voûte céleste mue par un tourbillon orbital effectuant un tour complet du cadran en l’espace d’une journée sidérale. On retrouve la même base « musicale » de la répétition minutes chez Vacheron Constantin, qui arrive avec deux propositions totalement ébouriffantes dans sa collection de pièces uniques Les Cabinotiers : une montre Tempo totalisant 24 complications et une pièce Ode à la musique riche de 19 fonctions. Ces deux garde-temps indiquent pratiquement tout ce qu’une montre astronomique est capable d’afficher, à l’instar de l’équation du temps, des levers et couchers du soleil, quantième perpétuel, phases et âge de la lune, heures et minutes célestes, disque tropique et du zodiaque, carte de l’hémisphère Nord avec écliptique et équateur céleste… Toujours dans le registre des montres à sonnerie, on notera encore la Zeitwerk à Répétition Minutes d’A. Lange & Söhne qui revient dans une édition en or gris et l’Excalibur Diabolus in Machina de Roger Dubuis, qui fait une incursion remarquée dans cet univers particulier des complications horlogères.

Les montres squelette occupent depuis plusieurs années le devant de la scène, parfaitement en phase avec ce goût pour l’introspection horlogère.

La passion mécanique ne s’exprime toutefois pas uniquement par cet « enchevêtrement » toujours plus complexe de cames et rouages. Les montres squelette, notamment, occupent depuis plusieurs années le devant de la scène, parfaitement en phase avec ce goût pour l’introspection horlogère. Cet exercice de style, consistant à épurer les rouages du mouvement pour mieux en dévoiler l’intrinsèque beauté cinétique, s’est en effet répandu à travers la profession, comme en témoignent encore les modèles présentés sur watchesandwonders.com. Hermès, avec son Arceau Squelette, en avait donné un avant-goût. Cartier récidive en squelettant ses deux collections à l’honneur cette année, la Tank Asymétrique et la Pasha. Roger Dubuis, coutumier du fait, présente une révolutionnaire Excalibur Twofold, tandis que Panerai rend honneur à son « héros » Mike Horn avec une édition squelette limitée de sa Submersible dotée d’un tourbillon et d’un GMT. On ne saurait davantage oublier Vacheron Constantin, qui met à nu son quantième perpétuel ultra-plat dans la collection Overseas, ou encore Speake-Marin, qui équipe sa One&Two Squelette d’un tourbillon volant.

Tout pour le sport… chic

De l’autre côté du spectre, là où l’horlogerie privilégie la beauté des formes à la complexité des fonctions, c’est dans l’univers sport chic que s’expriment nombre de Maisons. Un registre qui fait fureur, où l’on voit se multiplier les montres acier avec bracelet intégré, robustes mais élégantes, avec ou sans chronographe. Jusqu’ici, les fringantes plongeuses avaient parfaitement rempli ce rôle, comme le montre encore Panerai avec sa Luminor Marina Goldtech™ – 44mm en or rouge. Aujourd’hui, les horlogers se souviennent parfaitement du succès remporté par les premières montres faites pour l’action en smoking des années 1980. Et comme le créneau est jugé des plus porteurs, on commence à se bousculer au portillon. Quelques signes qui ne trompent pas : le modèle Odysseus d’A. Lange & Söhne, la Streamliner Flyback Chronograph de H. Moser & Cie ou encore la Grand Sport Tourbillon de Laurent Ferrier, soit trois Maisons davantage connues pour leurs pièces en métaux précieux bien campées dans la tradition horlogère. Pour les suivre sur ce chemin plus « aventurier », on relèvera la présence de Cartier, qui remet la Pasha au goût du jour, de Baume & Mercier, qui muscle sa Clifton de son mouvement manufacture Baumatic, ou encore de Vacheron Constantin avec sa Traditionnelle tourbillon chronographe. Sans oublier Montblanc et son chrono Pulsograph en or dans la ligne Heritage ou IWC avec sa Portugieser Yacht Club en acier et or rouge.

Dans la montre dame, on trouve plutôt des garde-temps qui misent sur la simplicité des fonctions pour mieux faire ressortir l’originalité du design.

À parler d’élégance, la montre de forme en offre souvent un excellent support, notamment lorsque l’on touche aux modèles féminins. Dans ce domaine, à part la Traditionnelle que Vacheron Constantin dote pour la première fois d’un tourbillon automatique en version dame ou l’Escape IIS de Purnell et son double tourbillon tri-axial à la cage sertie, on trouve en effet plutôt des garde-temps qui misent sur la simplicité des fonctions pour mieux faire ressortir l’originalité du design. Baume & Mercier en offre un bon exemple avec sa ligne Hampton au boîtier rectangulaire directement inspiré des Arts déco. Même format oblong pour la Reverso One de Jaeger-LeCoultre au cadran lie-de-vin laqué sur un délicat guillochage ou encore chez Hermès avec la Cape Code Martelée et la Nantucket Jeté Chaîne d’Ancre. Cartier de son côté offre de nouvelles versions de sa Santos Dumont carrée présentée l’an dernier mais propose surtout une nouvelle interprétation de sa Tank Asymétrique déjà fort remarquée lors de son apparition en 1936. Pour l’occasion, la Maison parisienne la décline également en modèles squelette dont une pièce en platine sertie.

À l’impossible, l’horloger est tenu

Reste à évoquer l’exceptionnel, le surprenant, l’insolite, à savoir ces montres hors normes assorties de matériaux du futur qui sont également au rendez-vous. Pour ce qui est des matériaux, la palme revient à Panerai, qui arrive cette année avec des boîtiers en Carbotech™ (fibre de carbone) et Fibratech™ (fibre minérale de basalte), en acier recyclé, en titane DMLS (impression 3D) ou encore en Goldtech™ (or rouge). Mais Roger Dubuis n’est pas en reste avec son Excalibur Twofold aux propriétés luminescentes brevetées, tout comme Rebellion, dont la cage de tourbillon de son aérienne Weap-One est réalisée en diamant atomique plat, processus qui demande un an (sic) d’usinage ! On retrouve également l’affichage original du temps propre à HYT et à son système de mécanique des fluides au sein d’une H5 très « mécanique ». Et encore le Sphérion de Purnell, le tourbillon à trois axes le plus rapide de l’histoire horlogère avec des vitesses de rotation de 8 secondes, 10 secondes et 30 secondes.

Mais c’est encore à Piaget que revient le mot de la fin avec son Altiplano Ultimate Concept au boîtier en alliage de cobalt. Il fait remonter deux ans en arrière, en 2018, pour retracer l’origine de cette pièce, alors présentée comme la montre mécanique la plus fine du monde avec ses 2 mm d’épaisseur. C’était toutefois sous la forme d’une montre concept. L’horloger transforme l’essai cette année en introduisant le modèle dans ses collections, s’arrogeant du coup la première marche d’un podium qu’il sera très difficile de lui disputer.

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